Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Anthropo-logiques d'un travailleur social. Passeurs, passages, passants
Goguel d'Allondans Thierry ; Le Breton David
TERAEDRE
16,50 €
Épuisé
EAN :9782912868114
La métaphore du « passeur » a souvent été utilisée pour caractériser la fonction du travailleur social. Mais la relation d'aide dans laquelle ce dernier se trouve engagé professionnellement connaît, depuis les années soixante-dix, de profondes évolutions marquées par les diverses orientations des politiques sociales. Le lien social, dans des sociétés où individualisme et économie de marché prédominent, connaît des avatars. Les solidarités, notamment, s'effritent. Comment, dès lors, repenser celles-ci, c'est-à-dire des rituels d'accueil, d'hospitalité, d'initiation, de transmission, de rencontre, de séparation? Le travailleur social est un artisan du bord, du seuil, des liminaires. Son action, pontificatrice ou souterraine, consiste à accompagner quelques passants, des citoyens oubliés. Considérer les structures anthropologiques du travail social peut donc permettre, au-delà de statuts professionnels en mutation, de réfléchir à l'aspect symbolique, bien actuel, de toute action sociale.
L'éditorial de Thierry Goguel d'Allondans Les chroniques de Roger Dadoun, David Le Breton Le dossier : Présentation Jean-François Gomez / Poésie d'utilité publique Francis Combes / Les troubadours. Des poètes gagés et engagés Yves Rouquette / Le poème est-il une médecine ? Xavier Bied-Charreton / Poète et apprenti constant André Prodhomme / Je fais des vers comme quelqu'un qui pose des questions Henrique Beltrão / Chansons d'aujourd'hui chansons d'hier… Jean-François Gomez / Poétistique… Roger Dadoun Les rubriques habituelles : Coup de gueule, Hors champs, Echos du terrain, Initiatiques, [Re]découvrir, Vu(es) d'ailleurs, Lu & Vu.
Coordonné par Thierry Goguel d'Allondans et Jonathan Nicolas, cet ouvrage offre une série de variations sur la notion de "genre", une notion qui traduit aujourd'hui à la fois la conscience approfondie de ce que le lien social est toujours au fondement de nos représentations, et le fait que ses objectivations soient révocables si l'on ne s'y reconnaît pas. Longtemps décrit comme "naturel", le genre est désormais perçu comme une décision propre, un choix. L'individualisation du lien social ne cesse d'élargir la marge de liberté des acteurs. Le concept de genre en sciences sociales vise à définir les représentations, les valeurs, les rôles, les attitudes, associés au masculin et au féminin en tant qu'ils relèvent d'une construction sociale et culturelle. Les représentations de genre sont des scripts à la disposition des acteurs. Les notions d'"homme" ou de "femme" ne sont pas des essences, elles se dissolvent sous les fictions plus ou moins partagées qui les mettent en scène au sein du lien social. L'individu construit l'évidence de ses comportements comme homme ou femme, sans en avoir toujours conscience, car il en a acquis le principe au cours de son enfance par la socialisation, et leur confirmation relève du jeu ordinaire de l'existence, de ce qui est tenu pour acquis. Thierry Goguel d'Allondans et Jonathan Nicolas soulèvent une question polémique majeure : "Peut-on encore s'interroger sur ce que serait, pour chacune et chacun, être un homme ou le devenir, être une femme ou le devenir, ce qui relèverait de la masculinité ou de la féminité ? Ou faut-il - comme l'espèrent certains - en finir définitivement avec le genre ? Abandonner toute classification qui serait potentiellement stigmatisante ? "" (Extrait de la préface de David Le Breton).
Les limites du corps, comme celles de l'univers de l'homme, sont celles fournies par les systèmes symboliques dont il est tributaire. Comme la langue le corps est une mesure du monde, un filet jeté sur la foule des stimulations qui assaillent l'individu au long de sa vie quotidienne et qui ne retient dans ses mailles que celles qui lui paraissent les plus signifiantes. A chaque instant à travers son corps, l'individu interprète son environnement et agit sur lui en fonction des orientations intériorisées par l'éducation ou l'habitude. La sensation est immédiatement immergée dans la perception. Entre la sensation et la perception, il y a la faculté de connaissance qui rappelle que l'homme n'est pas un organisme biologique mais une créature du sens. Voir (Christophe Wulf), entendre (Françoise Gründ), goûter (Jean-Pierre Corbeau), toucher (Florence Vinit) ou sentir (Joël Candau) le monde c'est en permanence le penser à travers le prisme d'un organe sensoriel. La vigilance ou l'attention n'est pas toujours de mise. Même si l'individu n'en possède qu'une infime lucidité, il ne cesse au fil de l'écoulement des jours de trier parmi la profusion de stimulations qui le traversent. Face au monde l'homme n'est jamais un il, une oreille, une main, une bouche ou un nez, mais un regard, une écoute, un toucher, une gustation ou une olfaction. L'environnement n'est que le prétexte de ce que l'homme en tire. A tout instant l'individu institue le monde sensoriel où il baigne en un monde de sens. La perception n'est pas l'empreinte d'un objet sur un organe sensoriel passif, mais une activité de connaissance diluée dans l'évidence ou fruit d'une réflexion. Ce n'est pas le réel que les hommes perçoivent mais déjà un monde de significations (David Howes).
A partir d'entretiens croisés, deux formateurs et chercheurs, spécialistes du travail social, revisitent les pratiques professionnelles de l'éducation spécialisée au regard de leurs propres expériences. Ils explorent tout à la fois des concepts majeurs des sciences de l'homme, les politiques sociales actuelles, les grands courants pédagogiques. Ils évoquent leurs rencontres avec des hommes et des femmes qui ont marqué le travail social jusqu'à aujourd'hui et interrogent les évolutions des missions, des métiers, des publics... Leurs réflexions éclairent l'histoire du travail social, tout en dégageant des perspectives pour l'action sociale et les intervenants sociaux de demain. Les théories des auteurs sont largement illustrées par une solide pratique de terrain dans des champs aussi divers que le monde du handicap, l'adolescence en crise, la grande précarité...
La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. A l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, d'anciens combattants, notamment de jeunes résistants, formulent le projet de créer l'Amicale sportive des mutilés de France, qui voit le jour en 1954. Son succès conduit à fonder, en 1963, la Fédération sportive des handicapés physiques de France, ancêtre de la Fédération française handisport, qui naît en 1977. Le processus d'institutionnalisation se met alors en place et, en quelques décennies, ce qui était impensable prend forme...