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Le temps à l'épreuve des médias. Brésil-France (XXe-XXIe siècles)
Goetschel Pascale ; Chambat-Houillon Marie-France
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782140324338
L'ouvrage, conçu entre France et Brésil, aborde le champ audiovisuel sous un angle inédit : celui du temps qui passe. Il réunit des contributions d'historiennes et de spécialistes des sciences de l'information et de la communication qui s'attellent à comprendre les rapports qu'entretiennent les médias contemporains au passé, au présent, et au futur. Toutes sortes de productions médiatiques sont convoquées : des chansons enregistrées sur disque ou des témoignages collectés, des fictions et des émissions de divertissement, radiophoniques ou télévisuelles, des journaux d'information et des spots publicitaires, des blogs et des sites du web... Autant d'objets pour analyser le contenu et le sens des récits mémoriels véhiculés, les formes de patrimonialisation à l'uvre ou les divers usages des archives audiovisuelles. L'ensemble offert à la lecture, à la fois dense et réflexif, témoigne d'un dialogue transatlantique fructueux et d'une approche renouvelée des sciences de l'information et de la communication comme de l'histoire des médias et des médiations.
Qu'appelle-t-on "histoire culturelle ? Comment s'est-elle constituée ? Quels domaines couvre-t-elle ? En quoi se distingue-t-elle de l'histoire des arts, de celle des idées, de celles des institutions culturelles ? Tout l'enjeu de ce dossier, réalisé par Pascale Goeschel, maître de conférences à l'université Paris 1, consiste à définir ce vaste espace historiographique dans sa cohérence et sa diversité, en s'appuyant sur des exemples aussi variés que la politique culturelle du Front populaire, l'évolution de la radio et de la télévision, la cinéphilie, l'histoire de la virilité ou celle des mythes nationaux, tels que le Tour de France ou la Tour Eiffel. Ce dossier propose donc un panorama, non exhaustif - comment pourrait-il l'être ? - d'un domaine qui constitue aujourd'hui l'un des champs les plus dynamiques de la recherche historique.
Résumé : Qu'est-ce qu'une politique culturelle ? A travers l'histoire des Centres dramatiques nationaux, de la Libération à 1981, - une histoire d'institutions théâtrales permanentes en province, labellisées et régulièrement subventionnées par l'Etat - cet ouvrage analyse les politiques de la décentralisation dramatique menées sous la IVe République et les vingt premières années de Ve République. Il offre une réflexion sur la façon dont les pouvoirs publics ont conçu l'aménagement culturel du territoire. Il dresse une histoire des pratiques spécifiques de théâtre hors de Paris, en étudiant les troupes, leurs directeurs, les répertoires et les mises en scène. Il observe la prospection des publics et s'interroge sur la réception de l'art dramatique en province, contribuant ainsi à l'étude de l'évolution des goûts. Ce faisant, cette étude s'inscrit dans l'histoire politique, culturelle et intellectuelle française de la seconde moitié du siècle. Sans vision partisane, elle montre comment la province est devenue, en une trentaine d'années, un lieu de création et de formation, apportant une mise en perspective historienne au débat brûlant sur la décentralisation culturelle.
Le terme Kabbale, de l'hébreu Qabbalah, est aujourd'hui communément utilisé pour définir la mystique juive et les traditions ésotériques du judaïsme. Pourtant, dans le langage talmudique, Qabbalah signifie tout simplement tradition et désigne les textes prophétiques et hagiographiques de la Bible sans aucune connotation mystique ou ésotérique. Encore convient-il de s'entendre sur les termes : la Kabbale doit être considérée comme une mystique dans la mesure où elle vise à une saisie du divin au-delà des limites de l'expérience habituelle, et elle est ésotérisme en tant qu'elle n'est transmise qu'à un petit nombre d'initiés. Quelle est l'histoire de la Kabbale depuis l'Antiquité ? Quelle vision du monde propose-t-elle et en quoi consiste son héritage à l'époque moderne ?
Filloux-Vigreux Marianne ; Goetschel Pascale ; Hut
Résumé : " Danse, cirque, théâtre, opéra, marionnettes, autant d'arts de la scène qui reposent sur une relation éphémère entre des acteurs et des spectateurs. Dès lors, que reste-t-il de ces représentations où des hommes et des femmes se donnent, pour un temps limité, à se faire voir et entendre par d'autres ? De ces fugitive materials : les voix, les intonations, les gestes ou les postures ? Et que faire de ce qui ne figure pas immédiatement dans le champ de la représentation ? De ce qui est hors cadre, en dehors du champ ? L'historien(ne) du spectacle, et plus généralement tout observateur des arts de la scène, doit donc composer avec l'absence. Dans ces conditions, comment et pourquoi garder la trace de ces spectacles sans lendemain ? Et faut-il vraiment le faire ? Faisons l'hypothèse que le détour par les spectacles permet de reposer autrement la question de la formation de l'archive, de son autorité et de ses usages. Le spectacle doit faire quelque chose à l'archive, et les auteurs réunis dans ce livre nous en font la démonstration. " Qu'archiver des arts du spectacle ? Pourquoi d'ailleurs archiver ? Et comment exploiter ces documents ? Autant de problématiques transversales pour cet ouvrage collectif où se croisent et s'enrichissent regards d'artistes et de professionnels de l'archive. Circulant de ceux qui produisent ces arts " volatiles " à ceux qui les conservent, alliant considérations théoriques et pratiques, Spectacles en France. Archives et recherche creuse avec intelligence et perspicacité les interrogations sur le matériel et l'évanescent, le mouvement et la fixation, l'éphémère et la durée...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.