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La Bible de ma mère
Godo Emmanuel
CORLEVOUR
16,10 €
Épuisé
EAN :9782372091008
De quelle matière, mi volatile, mi inaltérable, sont faites nos existences ? Que reste-t-il de tout ce que nous avons vécu ? Comment notre histoire personnelle rejoint-elle la grande histoire sacrée ? Ces questions - et d'autres - traversent ce récit, centré sur un livre, une Bible Ostervald, dans laquelle ma mère glissait nos archives familiales, les faire-part de naissance, de baptême ou de mariage, les avis de décès, des lettres, des photographies. La main obéissait au hasard, sans doute, mais peut-être qu'une sorte de providence la guidait à son insu, établissant une correspondance mystérieuse entre notre vie et celle d'Israël, des prophètes ou du Christ. Les êtres disparaissent, on referme la porte des maisons aimées, le bruit du monde engloutit une bonne part des souvenirs. Mais quelque chose demeure, qui ne peut pas mourir. C'est cela, la Bible de ma mère, non pas une relique inerte, mais quelque chose d'incroyablement vivant, une espèce d'arche ou de prière, confiée à l'éternel. Emmanuel Godo est poète, auteur de Je n'ai jamais voyagé (Gallimard, 2018), Puisque la vie est rouge (Gallimard, 2020). Essayiste, il s'intéresse au sens spirituel de l'expérience littéraire (Les Passeurs de l'absolu, Artège, 2022).
Biographie de l'auteur Emmanuel Godo (né en 1965) est agrégé de lettres modernes, professeur en classes préparatoires. Auteur de Paul Claudel, la vie au risque de la joie (Cerf, 2005), Un prince (DDB, 2012) et, aux Puf, d'une Histoire de la conversation (Puf), il est également conseiller scientifique du Festival des conversations créé à Paris en 2013.
Résumé : Ecrivain majeur du tournant du XXe siècle, auteur dandy du Culte du Moi, "prince de la jeunesse" qui fut le maître de Mauriac ou de Montherlant, et que chérissaient le général de Gaulle et François Mitterrand, Maurice Barrès (1862-1923) est aussi le chantre du nationalisme, de "la terre et [des] morts" , particulièrement impliqué dans l'antisémitisme de l'époque. De ces deux facettes, on a souvent insisté sur la carrière politique de l'auteur des Déracinés, et peiné à trouver une unité. Cet ouvrage, aboutissement de trente-cinq ans de travail, montre les liens complexes et la cohérence secrète entre l'oeuvre altière de l'écrivain et l'engagement patriotique de l'homme politique. En ressort une biographie d'une densité et d'une finesse exceptionnelles, sans complaisance pour les aspects noirs de Barrès, mais avec une admiration sans réserve pour son oeuvre. La rigueur scientifique d'Emmanuel Godo ne l'empêche pas de nous livrer un ouvrage écrit dans une langue sensible et délicate, à la hauteur de l'exigence littéraire du sujet. La biographie de référence qui fera date.
Un homme se jette clans l'écriture d'un journal comme on saute dans le vide pour échapper aux flammes. Pas de parachute, juste des mots qui tissent une corde à laquelle se cramponner. Cet homme est fou. Fou de tous ces livres lus qui l'habitent si intensément qu'il ne reste plus de place en lui pour faire vivre sa propre voix. Il est un écrivain Mort-Debout que visitent des fantômes. Cette folie, il l'analyse peu à peu au fil de pages déchirantes, érudites, intimes. Il est "victime d'une intoxication littéraire". L'écriture d'Emmanuel Godo nourrie de toutes ces oeuvres qui le bouleversent et l'éloignent, est d'une évidente virtuosité. Et l'on se plonge avec délice dans le flux d'une langue sensuelle, riche de tant de livres aimés qui, à l'ombre tutélaire de René Char, fait surgir la beauté.
Mon idée directrice est simple : plus un poète est grand, plus sa vie propre ? quel qu'en soit le contenu ? s'impose à lui comme foyer d'une énigme universelle. En s'efforçant d'exprimer cette énigme, il l'approfondit, et son existence concrète avec elle de façon littéralement déchirante. Sujet privilégié de contradiction, le poète est ainsi le témoin d'une souffrance irréductible qu'il cultive jusque dans la maladie et la faute, comme l'instrument d'une connaissance cachée."
Et Isaïe dit : Ecoutez donc, maison de David : Ne vous suffit-il pas de lasser la patience des hommes, sans lasser encore celle de mon Dieu ? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un prodige : Une vierge concevra, et elle enfantera un fils qui sera appelé EMMANUEL. Il mangera le beurre et le miel, en sorte qu'il sache rejeter le mal, et choisir le bien.
Plazenet Laurence ; Damour Franck ; Rocquet Claude
C'est un atelier de conte, une école, un jeu, un alambic de fables, cela ressemble à un bouquet de feu d'artifice fugace comme l'étincelle jaillie d'un choc de silex, à une pluie de confettis jetée en l'air, un arc-en-ciel formant un cercle irisé avec l'eau sur laquelle l'arche céleste et diaprée se reflète. C'est une arche d'histoires qui ne cessent de naître et de s'entrecroiser. Est-ce une troupe de conteurs, ou un seul conteur, et dans sa tête une foule de conteurs ? Cela revient au même. En toi, le rêve relance sa navette, ses balles de jongleur, une barque dérive et rame. A vol d'oiseau, le fleuve et ses ruisseaux, son réseau de ruisseaux, est un grand arbre, de sève, de rêve.