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Chine - Etats-Unis. Entre méfiance et pragmatisme
GODEMENT FRANCOIS
DOC FRANCAISE
12,50 €
Épuisé
EAN :9782110048257
Depuis la disparition de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide, les relations entre la Chine et les Etats-Unis sont devenues un axe essentiel des relations internationales.La Chine développe des ambitions politiques en Asie orientale et dispose de moyens militaires accrus, quoique nettement inférieurs à ceux des Etats-Unis. Son économie dépend de plus en plus de ses exportations vers les grands marchés mondiaux -et d'abord américain-, ainsi que des investissements industriels étrangers effectués sur son territoire. Pour l'Amérique, la Chine représente à la fois la fascination d'un marché potentiel et le défi d'un concurrent stratégique en Asie-Pacifique.Cet ouvrage reposant sur les contributions de quatre experts, américains et chinois, permet de mesurer concrètement à la fois les terrains d'entente et les divergences qui caractérisent la relation sino-américaine
Comment expliquer le dynamisme de l'Asie orientale moderne ? Existe-t-il une identité asiatique qui laisse présager une unification future ? Quel est le rôle de l'Etat et l'avenir de la démocratie, en Asie ? L'auteur propose l'une des premières histoires globales de l'Extrême-Orient contemporain, il esquisse les lignes de force qui préfigurent l'Asie du XXIe siècle, éclairant par là-même l'avenir des sociétés occidentales. François Godement est professeur à l'Institut des langues orientales et maître de recherche à l'Institut français de relations internationales.
En 2004, l'importance de l'Asie orientale en tant que pôle majeur du monde contemporain s'affirme, en dépit de la fragilité de ses systèmes financiers, largement dépourvus de mécanismes régionaux. Différentes évolutions illustrent ce retour sur le devant de la scène. Chine. Le changement de génération effectué au XVIe congrès du Parti communiste, confirmé par la montée en puissance du président Hu Jintao, traduit la volonté des dirigeants d'insérer le pays dans l'économie globale et d'en faire une des " locomotives " de la croissance. Japon. Gouverné par le charismatique J. Koizumi, il paraît renouer avec l'efficacité politique et s'engager sur le chemin de la reprise. Politiquement rivaux mais pragmatiques, Pékin et Tokyo sont de surcroît amenés à coopérer, alors que les processus d'intégration régionale (ASEAN, APEC) se consolident. Asie du Sud-Est. A son rythme, elle renouvelle ses dirigeants dans le cadre de scrutins qui, malgré des blocages et des crispations autoritaires, soulignent la maturité politique des électeurs. En témoignent, en Indonésie, l'élection de S. B. Yudhoyono ou, en Malaisie, le de A. Badawi, qu'accompagne une certaine marginalisation des islamistes. Ignorant ce vent démocratique, le Parti communiste du Viêt-nam s'emploie à conserver son pouvoir sans partage tout en modernisant le pays à marche forcée. Asie du Sud. Le Pakistan ne laisse pas d'inquiéter : le pouvoir de P. Musharraf peine de plus en plus à trouver son équilibre entre l'alliance avec les Etats-Unis, les exigences de l'armée et les pressions insistantes des islamistes. Publiés chaque année dans la même collection : Amérique latine, Afrique du Nord - Moyen-Orient Les pays de l'Union européenne.
La Chine est omniprésente. Après ses marchandises, ce sont ses services qui vont être proposés en masse aux consommateurs européens. Nos technologies de pointe sont déjà la cible de ses investissements. Et c'est aujourd'hui toute l'Europe qui est sous influence au moyen de réseaux visant nos décideurs - politiques, hauts fonctionnaires, intermédiaires d'affaires, universitaires -, tous attirés par l'eldorado chinois. Ce livre est né des défis que pose la Chine de Xi Jinping aux Européens. Il cerne avec précision la menace qu'elle fait peser sur l'Europe, notamment en privilégiant des relations bilatérales avec chaque pays, et montre que, si l'Union européenne est désormais plus réaliste, elle doit passer à la vitesse supérieure. Un impératif qui suppose qu'elle sache identifier ses intérêts fondamentaux et fasse les bons choix d'alliance.
François GodementLa Chine en 2025Prédire ce que seront en 2025 la Chine et ses relations avec le reste du monde est un exercice qui peut être très simple ou au contraire à haut risque. Très simple: la prolongation des tendances et des courbes d'aujourd'hui donne des résultats particulièrement saisissants. Le régime politique a comme maître-mot la stabilité et comme angoisse l'incertitude politique sous toutes ses formes; mais il a néanmoins été capable d'obtenir depuis un quart de siècle un taux de croissance économique proche de 10 %. Alors que l'Union soviétique finissante était une «puissance pauvre» (Georges Sokoloff), la Chine pourrait bien, elle, incarner bientôt un système léniniste riche.Ce scénario est plus perturbant qu'aucun des «miracles» dont l'Asie a été le théâtre depuis un demi-siècle. Le «miracle japonais» des décennies 1960-1980 a fait un moment prédire que l'Archipel accéderait au rang de Number One (Ezra Vogel), mais même alors il restait, selon l'expression consacrée, un «nain politique». Aujourd'hui, l'Inde résurgente n'affiche aucune ambition extérieure, et nul ne prophétise dans son cas une synergie complète entre pouvoir politique et acteurs économiques analogue à celle que l'on observe en Chine. Cette dernière constitue un défi inédit et redoutable: la possibilité qu'en 2025 un pays qui se définit encore officiellement comme une «dictature démocratique du peuple placée sous la direction du Parti communiste» soit devenu (ou en passe de devenir) la première économie mondiale. L'exercice de politique-fiction est donc tentant.I- PENSER L'AVENIR DE LA CHINE:CONTINUITÉS ET RUPTURESProphètes de malheurC'est aussi un exercice à haut risque. L'hypercroissance chinoise a déjà duré bien plus longtemps que n'avaient osé le prédire les observateurs les mieux informés, ce qui pousse instinctivement à en prédire la continuité. Mais en l'absence de changements institutionnels concomitants, le formidable enrichissement de la Chine peut déboucher sur une crise politique et sociale. Le régime léniniste - même si nombre d'analystes soutiennent qu'il a d'ores et déjà muté, sans pour autant se démocratiser - reste d'une essence exceptionnelle et, comme tel, vulnérable à une crise politique. Il a réussi trois successions politiques pacifiques - de Deng Xiaoping à Jiang Zemin (2002), de Jiang à Hu Jintao, et de ce dernier à Xi Jinping (2013). Mais ce mécanisme successoral reste soumis à un consensus au sein d'un groupe dirigeant très restreint, et rien ne dit qu'il se perpétuera ainsi.Il existe une longue tradition occidentale de dénigrement de toutes les sociétés d'Extrême-Orient. Dans le cas de la Chine, cette tradition se combine aujourd'hui avec un courant de pessimisme sur la globalisation et ses effets: la vision du «capitalisme du désastre» dépeinte par Naomi Klein se marie aisément, pour le pire, avec la peinture d'une Chine à la fois économiquement prédatrice et socialement explosive. Depuis que le géant s'est lancé en 1978 dans les réformes et la course à la croissance, d'innombrables Cassandre ont prédit qu'il était voué à échouer pour d'innombrables raisons. Des ressources énergétiques trop réduites, une agriculture stagnante qui disposera de moins en moins de surface, et le désastre écologique que la croissance ne manquerait pas de provoquer. Un niveau d'éducation insuffisant. L'incapacité du pouvoir à appliquer les réformes et à faire respecter la loi, l'éclatement régional et local de l'administration, la corruption généralisée. Le surendettement massif des entreprises, des établissements financiers et des communautés locales. Les dérapages du système des prix et des échanges extérieurs. L'explosion des inégalités sociales et la contagion démocratique que ne manqueraient pas de provoquer les nouveaux moyens de communication (hier le fax, aujourd'hui Internet). Le sida, la grippe aviaire...