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Fratries. Frères et soeurs dans la littérature et les arts de l'Antiquité à nos jours
Godeau Florence ; Troubetzkoy Wladimir
KIME
32,50 €
Épuisé
EAN :9782841743025
Les "fratries" que donnent à voir la littérature et les arts, de l'Antiquité à nos jours, peuvent non seulement refléter les configurations familiales les plus diverses, mais aussi, et surtout, franchir les frontières du possible, pour manifester en leur sein toutes les formes de l'excès. La créativité tour à tour la plus fantasque ou la plus rigoureusement fidèle aux réalités d'une époque historique précise se donne ici libre cours. Qu'ils soient ou non des jumeaux, qu'ils s'assemblent en constellations uniquement masculines, ou uniquement féminines, qu'ils s'adorent ou s'entretuent, qu'ils se retrouvent ou se déchirent, qu'ils se répondent ou s'affrontent sur le mode duel, ou bien qu'ils forment un trio, un quatuor, un quintette - voire, un ch?ur aussi complet que celui des filles de Zeus et de Mnémosyne, les frères et les s?urs fictionnels ne se contentent pas de refléter des conventions ou des valeurs morales propres à une époque donnée : ils dessinent des configurations tantôt idéalement harmonieuses, tantôt conflictuelles, des antagonismes et des parallélismes, bref, une géométrie savante des formes et des images, où la référence à une quelconque réalité devient bien secondaire en regard de l'effort de stylisation accompli par l'écrivain, le dramaturge, le peintre, ou le cinéaste. L'étude des relations "fraternelles" rencontre nécessairement les notions de "ressemblance" et de "différence", et s'avère particulièrement propice à des lectures comparées et intertextuelles, d'autant que les ?uvres mettant en scène des frères et/ou des sueurs sont aussi, bien souvent, les sueurs cadettes de récits fondateurs, bibliques ou mythologiques constamment cités, évoqués ou réécrits.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Pour maints artistes et écrivains, l'enfance est une source première, que l'écriture autobiographique et l'autofiction peuvent tour à tour explorer. Walter Benjamin, Vladimir Nabokov et Nathalie Sarraute ont tous trois été enfants aux alentours de 1900, bien qu'aient été rédigées à des périodes différentes du XXe siècle ces pages souvent détachées de toute chronologie explicite et évoquant les territoires, les joies et les désarrois d'une jeunesse emportée par le courant de l'histoire. Ces textes présentent bien des analogies, autour d'une « éducation » sensible et intellectuelle infléchie par l'exil, tout en déclinant différemment ces thèmes communs.Le statut de la mémoire et de l'expérience ou encore l'interaction entre « je narrant » et « je narré » reflètent des modes de pensée et d'écriture informés par un « destin » ultérieur de romancier et/ou d'essayiste. Mais ce corpus permet d'aborder bien d'autres questions encore, qu'il s'agisse du rôle de l'histoire ou de l'évocation, au centre ou à l'arrière-plan de ces récits d'enfance, de trois métropoles (Berlin, Saint-Pétersbourg, Paris) saisies, à l'instar de ces enfances elles-mêmes, en une période de métamorphose parfois douloureuse.
Résumé : Dans la littérature et les arts, les personnages "frontaliers" expriment un mal être affectant les civilisations occidentales. Leur langage est conditionné par une bipolarité intime ou par une double appartenance culturelle qui peuvent être traduites de multiples façons. Le compte rendu d'états intermédiaires de la conscience, l'exploration des zones de passage de la pensée à son expression pour autrui, la traduction textuelle, sonore ou visuelle de difficultés à (se) dire, sont autant de dispositifs esthétiques auxquels se consacrent les études rassemblées dans cet ouvrage. Elles explorent en effet ces régions intermédiaires où évoluent des figures marginales, soit qu'elles outrepassent certaines barrières morales ou sociales, soit qu'elles participent de deux territoires distincts. Car cette seconde acception met au jour, elle aussi, des problématiques identitaires, où prévalent tour à tour la représentation d'une division douloureuse, atteignant l'être jusque dans sa langue, ou, au contraire, celle d'une conciliation féconde entre les cultures et les hommes. Le "frontalier", tout à la fois victime et bourreau, symptôme et remède, miroir et conscience critique d'une époque, est avant tout un signe doté d'une valeur herméneutique au sein d'un environnement culturel instable. Ces figures de l'"entre-deux", toujours susceptibles de s'égarer en chemin, ressemblent aux apatrides, soumis aux lois étranges d'un espace transitoire. La question de l'expression du sujet en situation limite est donc étroitement corrélée à une réflexion politique excédant largement l'intérêt supposé pour les psychologies du débord.
Résumé : Dans le champ de la production littéraire actuelle, se multiplient les productions textuelles autonomes, nées sous la plume de plasticiens. Or ce changement de médium artistique ne va pas nécessairement de soi, et mérite, à coup sûr, examen autant que lecture... Sont ainsi rassemblés dans le présent ouvrage les travaux de chercheurs appartenant à différents champs disciplinaires, dont l'objectif commun était d'étudier, tout au long du XXe siècle, diverses manifestations d'un double talent, dans le domaine des Arts plastiques et dans le domaine de la littérature dite de fiction, chez des artistes appartenant à des aires linguistiques différentes. Cet ouvrage oriente ce projet de recherche vers un domaine générique précis. C'est pourquoi l'ensemble des articles est consacré à des récits inscrits dans le champ européen contemporain, particulièrement fertile en fabulae d'artistes. Autant d'expériences prosaïques, qui, toutes, méritent d'être lues en regard de l'?uvre plastique de leurs auteurs respectifs.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.