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Mysticisme et folie. Essai sur la simplicité
Goddard Jean-Christophe
DDB
24,00 €
Épuisé
EAN :9782220050010
Gilles Deleuze pensa la schizophrénie dans le cadre que Bergson donnait à la mystique dans les Deux sources de la morale et de la religion. Ce bergsonisme a conduit Deleuze à une véritable mystique de la maladie mentale : les grands psychotiques auraient remplacé les saints... L'intention de cet ouvrage est d'abord de produire une critique bergsonienne de cette " schizo-mystique ", en montrant que la nuit obscure, où le mystique côtoie la folie, n'est pour Bergson que l'antichambre du mysticisme complet, qui, lui, est mysticisme de l'action. De sorte que l'inhabituel, l'exceptionnel et le surhumain ne sauraient être, selon lui, une création schizophrénique détournée du quotidien mais bien la gestion simple et confiante du présent. On a tort de penser que la maladie mentale permet à la vérité d'accomplir une percée qui lui est refusée dans la santé. La psychose n'est que secondairement la folie qui sauve les croyants ; elle est d'abord, comme l'enseigne l'attention à la parole psychotique (celle d'Hölderlin, ou du danseur Nijinski), une expérience insupportable. Muette, la psychose ne transmet aux hommes aucun message de l'au-delà ; elle est un sentiment extrême, mais sans objet et sans but. La philosophie de Bergson est ensuite critiquée pour ce qu'elle a rendu possible chez Deleuze. A une conception " océanique " de la liberté, où le sujet d'exception coïncide avec lui-même et s'insère dans l'absolu, l'auteur oppose les philosophies de Fïchte et de Lavelle, soucieuses de penser un absolu exigeant une pluralité intime de sujets particuliers. Loin d'attendre une régénération qui leur viendrait d'êtres surhumains, ces sujets devront donc se constituer par une démarche originale de leur liberté.
Résumé : En 1806, Fichte relève que l'émancipation moderne de l'humanité par le développement de la libre intelligence suscite chez certains philosophes une résistance réactionnaire dont le mot d'ordre est celui d'une pensée inconsciente et impersonnelle. S'en remettre à la puissance de la nature qui pense en lui, voilà la méthode du penseur réactionnaire. La remarque vise bien sûr la Naturphilosophie de Schelling. Mais, au-delà de la polémique, c'est la signification historique des philosophies critiques de la subjectivité qui est interrogée ; de ces philosophies, qui, comme celle de Deleuze, font de l'involontaire et de l'impersonnel la plus grande aventure de la pensée. À partir de sa réception critique, en 1801, de l'Exposition de mon système de la philosophie de Schelling, où s'amorce ce que l'on a appelé le " tournant spéculatif " de l'idéalisme allemand. Fichte consacre toute son ?uvre à défendre, contre cet idéal d'inconscientisation, le principe de la spéculation comme libre réflexion consciente de la pensée sur son propre procès. Le présent ouvrage se propose de saisir les aspects fondamentaux de cette défense, d'abord dans l'exposé spéculatif de la Doctrine de la science de 1804, où Fichte accomplit à son plus haut point la philosophie de la philosophie, ensuite dans la philosophie appliquée des Caractères de l'époque actuelle (1806) et de la Doctrine de l'État (1813), où l'émancipation spéculative prépare et accompagne l'émancipation politique et religieuse.
La collection Philo-œuvres n'a d'autre but que d'aider à la lecture des grandes œuvres philosophiques. Cette lecture ne suppose pas seulement une vue synoptique: elle exige que l'on se mesure au texte, dans sa littéralité même. C'est la raison pour laquelle chaque volume de la collection Philo-œuvres comprend trois parties : une présentation de l'œuvre dans sa dimension proprement systématique, des textes commentés, un vocabulaire enfin qui s'applique à clarifier les termes essentiels de chaque œuvre. Cette collection s'adresse à tous ceux qui ont le souci de lire les philosophes. C'est grâce à l'appui de Goethe que Fichte accéda en 1794 à la chaire de philosophie, laissée vacante par Reinhold, de la fameuse université d'Iéna. Le succès de Fichte y fut immense, et ses premiers cours, consacrés à la fondation de son système, parurent feuille à feuille sous le titre d'Assise fondamentale de la doctrine de la science. Ce texte, plus couramment désigné comme la Doctrine de la science de 1794, exerça une influence hors du commun sur la philosophie du XIXe siècle. Les premiers disciples de Fichte s'appelaient Reinhold, Schelling, Frédéric Schlegel, Novalis : Hölderlin se plongea si profondément dans l'étude de la Doctrine de la science que sa pensée en gardera tardivement la marque. Hegel, enfin, ne put inaugurer son œuvre propre sans repousser dans l'ombre la figure trop lumineuse de Fichte, auquel il ne cessera cependant d'emprunter.
La Destination de l'homme (1800) appartient aux écrits de Fichte (1762-1814) qualifiés de populaires : "Ce livre n'est pas destiné aux philosophes de profession [...]. Il devrait être compréhensible pour tous les lecteurs qui sont, d'une manière générale, capables de comprendre un livre", précise Fichte dans son avant-propos. A ce titre, ce texte constitue la meilleure introduction à la pensée du philosophe. Dans la langue allemande, ce que l'on traduit ici par "destination" (Bestimmung) désigne à la fois la vocation et la limitation. Ainsi, pris entre le sentiment de sa liberté et la connaissance de son inscription dans le plan universel de la nature, l'homme doit tenter de sortir de cette indécision. Après l'épreuve du Doute, il s'oriente vers l'établissement d'une première certitude, le Moi. Mais, livré dès lors à lui-même, en proie aux affres de la mélancolie, il doit s'élever à la Croyance parce qu'il en va d'un intérêt moral : nous ne sommes certains de la réalité du monde que parce que nous avons des devoirs à y accomplir, dont les effets ne se mesurent pas seulement à l'aune de ce monde-ci.
Résumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.
Résumé : Connue surtout pour sa méthode pédagogique touchant aux premières années de la scolarisation ? à travers les " Maisons des enfants " dont la première a été créée en 1907 à Rome ?, Maria Montessori (1870-1952) s'est également intéressée aux premières relations de l'enfant dans sa famille. Une réalité très sensible aujourd'hui où bon nombre de parents ne savent plus se situer dans une juste relation avec leurs enfants, qui puisse concilier respect et autorité. Ce livre rassemble les textes inédits d'une série de conférences données en 1923 à Bruxelles sur ce thème. Maria Montessori propose à sa manière un guide à l'intention des parents et éducateurs, pour éviter toute incompréhension ou tentation d'autoritarisme. L'essentiel des oeuvres pédagogiques de Maria Montessori est publié en français chez Desclée de Brouwer.
Ce livre décrit une expérience fondamentale de François d'Assise. Il arrive que chacun soit amené comme lui à une désappropriation de sa tâche. L'intérêt de l'expérience de saint François est d'avoir su s'en remettre totalement à Dieu, quant à l'avenir de son Ordre. Tout homme peut rencontrer cette expérience de pauvreté où semble se perdre l'oeuvre de toute une vie, voire la vie elle-même. Mgr Riobé disait qu'il s'y était pleinement reconnu.