Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Destination de l'homme
Fichte Johann-Gottlieb ; Goddard Jean-Christophe
FLAMMARION
11,70 €
Épuisé
EAN :9782080149091
La Destination de l'homme (1800) appartient aux écrits de Fichte (1762-1814) qualifiés de populaires : "Ce livre n'est pas destiné aux philosophes de profession [...]. Il devrait être compréhensible pour tous les lecteurs qui sont, d'une manière générale, capables de comprendre un livre", précise Fichte dans son avant-propos. A ce titre, ce texte constitue la meilleure introduction à la pensée du philosophe. Dans la langue allemande, ce que l'on traduit ici par "destination" (Bestimmung) désigne à la fois la vocation et la limitation. Ainsi, pris entre le sentiment de sa liberté et la connaissance de son inscription dans le plan universel de la nature, l'homme doit tenter de sortir de cette indécision. Après l'épreuve du Doute, il s'oriente vers l'établissement d'une première certitude, le Moi. Mais, livré dès lors à lui-même, en proie aux affres de la mélancolie, il doit s'élever à la Croyance parce qu'il en va d'un intérêt moral : nous ne sommes certains de la réalité du monde que parce que nous avons des devoirs à y accomplir, dont les effets ne se mesurent pas seulement à l'aune de ce monde-ci.
Rassemblant pour la première fois des textes épars (nationaux et internationaux), ce recueil fait une place très importante à une jurisprudence non publiée et est à jour de toutes les récentes modifications du droit en la matière.
Cet exposé des derniers efforts tentés pour élever la philosophie au rang de science, adressé à un public dont l'occupation ordinaire n'est pas l'étude de la philosophie, est exigé et justifié par plus d'un motif. Ce qui est désirable, c'est que tout homme qui se flatte d'une certaine culture générale, sache en gros ce qu'est la philosophie ; que, sans participer lui-même à ses recherches, il connaisse du moins leur objet ; et que, sans pénétrer dans son domaine, il sache du moins quelles frontières séparent ce domaine de celui où lui-même se trouve. Ainsi il cessera de craindre que ce monde si différent du sien soit une menace pour le monde où il se tient. Pour toutes ces raisons, un homme cultivé doit savoir ce que la philosophie n'est pas, ce à quoi elle ne tend pas, et ce qu'elle ne peut pas fournir.
Les considérations pour rectifier les jugements du public sur la révolution française constituent le premier texte important que Fichte ait écrit, à l'âge de trente ans. Resté inachevé, l'ouvrage parut néanmoins en deux livraisons, la première à la fin de 1793, la seconde au début de 1794, soit à une époque où se faisait déjà pesamment sentir la réaction contre-révolutionnaire en Allemagne ; il valut à son auteur la réputation de " démocrate " et de " jacobin " tant y est vive l'attaque menée contre l'opinion alors dominante du public allemand cultivé, selon laquelle la " grande Révolution " n'aurait été qu'une gigantesque erreur historique mettant en cause les assises mêmes de l'ordre social. Deux siècles après leur parution, les considérations de Fichte gardent encore quelque chose de leur force. Outre qu'elles inaugurent une ère de la pensée politique allemande qui, par la médiation de Hegel, s'achève avec Marx et Engels, elles mettent en œuvre, au moins implicitement ou latéralement, et pour qui les lit sans avoir l'illusion de posséder la vérité ultime sur la politique et l'histoire - que cette vérité soit " scientifique " ou " philosophique " -, toute une constellation de questions auxquelles notre temps, comme tout temps historique, reste confronté. Questions qui portent sur la nature coercitive de la société et de l'Etat, sur la nécessité de leur institution et de leur renversement, et qui se rassemblent autour de la question ultime de toute pensée révolutionnaire : y a-t-il un moyen de réaliser, dans le " moment " de la Révolution, la transparence de l'Etat à la société, de l'imaginaire social au réel socio-politique de l'instituant à l'institué ? L'audace spéculative de Fichte, en cela disciple authentique de Rousseau, est d'avoir rouvert, dans la " métaphysique " allemande, le chemin d'une telle interrogation sur les fondements mêmes des sociétés historiques. L'intérêt de sa démarche est de nous permettre à nous, aujourd'hui, de réarticuler la même interrogation dans le champ de la philosophie, c'est-à-dire au lieu d'une activité de pensée qui ne se satisfait à priori d'aucune " vérité " préétablie ou positive, mais qui, dès lors, est vouée à se mettre sans cesse en question, fût-ce jusqu'au non-sens ou au barbare, à ce qui n'est reçu dans la société que comme l'étrange ou l'étranger.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)