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Le puits d'Exil
Gobry-Valle Armande
VIVIANE HAMY
13,50 €
Épuisé
EAN :9782878580624
Un matin de février, Daniel Lejeune, qui se rend à son travail, se penche vers un homme au volant d'une voiture qui semble vouloir lui demander son chemin. Il sera enlevé, enfermé, interrogé, humilié, battu. Il ne saura jamais pourquoi. Le lecteur n'en saura pas plus. L'enfermement durera un an. Un an de monologue, un an d'angoisse, un an d'espoir, un an d'attente, de rage, de reniement et d'orgueil. Puis Daniel Lejeune sera rendu à la liberté. Sans savoir pourquoi. Et le lecteur n'en saura pas plus. Daniel Lejeune retrouvera sa famille, le clan. Mais Daniel Lejeune n'existe plus. Ils se sont habitués à vivre sans lui. Lui et sa disparition incompréhensible, lui et son incapacité à se réintroduire dans leurs habitudes et dans leurs quotidien les gênent, les troublent, les mettent mal à l'aise. Lui et sa solitude refuseront de s'adapter ou de se réadapter. Il s'enfermera. Il coupera les ponts. Puis il retournera dans sa boîte. Son seul lieu de liberté. Le roman est impitoyable. Le lecteur est en permanence renvoyé à sa solitude fondamentale, à ses faiblesses, à ses lâchetés, à ses désirs fous, à la mort inéluctable qui l'attend. Mais il est aussi beau que ce « champ de tulipes éclatantes ployant sous le vent » dont il est question dans l'extrait cité. Le poli des mots, la retenue en même temps que la violence de chaque phrase fait penser à un tableau de Van Gogh. La Fosse vient à point nommé donner tout son sens à la critique enthousiaste d'Hugo Marsan parue dans le numéro de septembre de Page (librairie Clé) consacré à « La relève »: « Ce qui domine chez Armande Gobry-Valle, c'est sans aucun doute la jubilation de raconter, le besoin viscéral d'une reconquête de la destinée humaine par les mots. Une exploration du dénuement qui, paradoxalement, se transforme en richesse grâce à l'ampleur sensuelle de la phrase, comme si, contre la solitude et l'impossible recours à l'autre, la littérature était l'acte suprême de fusion et d'amour. »
Julienne, Marcelle, Pascale. Trois générations. Une lignée. Et une même tentative pour conjurer le malheur et parvenir à vivre. Simplement vivre. Rien d'exceptionnel dans ces trois existences ; le dur labeur pour Julienne, la souffrance physique et morale pour Marcelle et l'égocentrisme douloureux de Pascale. Pourtant le style si juste d'Armande Gobry-Valle s'empare de ce dénuement. Forte de son désespoir mais aussi de cette tendresse lucide qui la caractérise, elle nous livre trois portraits de femmes. Un triptyque, ou trois figures exemplaires.
Couronné empereur d'Occident voici mille deux cents ans, Charlemagne a fondé de l'Elbe à l'Èbre un immense Empire unifié, à l'origine de cette Europe qui cherche aujourd'hui les raisons et les moyens de son unification. La luxuriance des traditions populaires a fait de l'"Empereur à la barbe fleurie" un bon père, affectueux et exigeant. Mais au-delà de l'imagerie, comment ce monarque sans égal est-il parvenu à nous léguer un tel héritage? Génie militaire, Charlemagne a mené contre les ennemis de l'Empire franc cinquante-trois expéditions victorieuses. Génie politique, il fut un législateur doué d'un formidable esprit de prévoyance, et un administrateur rigoureux qui surveillait l'exécution des lois d'un bout à l'autre de l'Empire. Génie culturel, il organisa, après deux siècles d'anarchie intellectuelle, la formation et la transmission du savoir, créant et réglementant les écoles. Chrétien fervent, il promut les réformes liturgiques et monastiques et fit appliquer les lois ecclésiastiques. Juriste, théologien, musicien et poète, il maîtrisait cinq langues et composa la première grammaire germanique. S'appuyant sur les Annales royales ainsi que sur les écrits de Charlemagne lui-même, cette biographie complète, claire et synthétique, signée par un spécialiste de l'histoire médiévale, retrace en toute rigueur le portrait d'une figure incontournable de notre histoire.
Debout parmi les ruines. Devant son père moribond, qu'il n'a pas revu depuis cinquante ans, qu'il n'a jamais cherché à revoir, Biagio fait le bilan d'une vie. Il se souvient. De la brutalité passée de ce père haï, Italien fasciste, qu'il a fui à treize ans, entraînant dans sa fuite son frère Gianni, de leur embarquement clandestin dans le port de Casablanca, à destination de l'Italie, le pays rêvé... Il se souvient... C'était le 10 juin 1940 et, ce jour là, l'Europe entrait en guerre. Alors Biagio va devoir avancer seul dans l'Italie mussolinienne, avancer seul parmi les idéologies et la violence et l'horreur et les mines, avancer seul et observer la folie des hommes. Seul aussi, il lui faudra puiser en lui-même la force de rester debout.
Résumé : Le Moyen Age, période de mille ans, fut dans tous les domaines - économique, artistique, littéraire, théologique, scientifique - une prodigieuse aventure de l'esprit où s'épanouit le génie humain. Ce qui est le plus remarquable en lui, c'est sa course ascendante et accélérée : entre Clovis et François Ier, entre les hordes germaniques et Charles-Quint, l'Occident est devenu méconnaissable. Et pourtant, ce qui reste constant sous ces transformations, c'est une société unitaire, soudée mentalement malgré les rivalités politiques, dans laquelle le latin, hérité de la culture romaine, est la langue vernaculaire, et le christianisme la foi commune. Le Moyen Age cessera quand les langues profanes se seront substituées au latin, quand la chrétienté se sera partagée en églises rivales. L'auteur a choisi de montrer d'abord, dans son dynamisme constructeur, l'aspect politique de cette société : c'est la civilisation de la Cité, avec la constitution des Etats et des institutions; puis, pénétrant plus profondément dans la source qui a inspiré cette construction, il décrit la spiritualité, l'art, les ?uvres de l'intelligence : c'est la civilisation des âmes. Cependant, ce n'est pas seulement le monde latin qui est ici pris en compte ; il est tour à tour en osmose ou en conflit religieusement avec le monde grec, culturellement avec le monde arabe, qui tous deux sont parties intégrantes du Moyen Age.
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.
A 10 ans, Roger Leroy vit comme une trahison l'arrivée dans sa vie de son demi-frère, Nicolas Lempereur. C'est le début d'une haine que rien ni personne ne saura apaiser. Bien des années plus tard, Roger, garde des Sceaux d'un gouvernement populiste, oeuvre à la réhabilitation de la peine de mort. Nicolas, lui, est une véritable rock star, pacifiste et contre toute forme de discrimination. Un fait divers impliquant un pédophile récidiviste rallie bientôt l'opinion publique à la cause du garde des Sceaux, et la peine de mort est rétablie. Mais quand Nicolas est accusé du meurtre d'une jeune femme et clame son innocence, la querelle fraternelle qui l'oppose à Roger devient alors un enjeu sociétal et moral. Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique annoncée d'une tragédie contemporaine ; un roman coup de poing, criant de vérité.
Résumé : "An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons. se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix ? et leur accorder la grâce de vous rencontrer."
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.