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La civilisation médiévale
Gobry Ivan
TALLANDIER
23,00 €
Épuisé
EAN :9782235022118
Le Moyen Age, période de mille ans, fut dans tous les domaines - économique, artistique, littéraire, théologique, scientifique - une prodigieuse aventure de l'esprit où s'épanouit le génie humain. Ce qui est le plus remarquable en lui, c'est sa course ascendante et accélérée : entre Clovis et François Ier, entre les hordes germaniques et Charles-Quint, l'Occident est devenu méconnaissable. Et pourtant, ce qui reste constant sous ces transformations, c'est une société unitaire, soudée mentalement malgré les rivalités politiques, dans laquelle le latin, hérité de la culture romaine, est la langue vernaculaire, et le christianisme la foi commune. Le Moyen Age cessera quand les langues profanes se seront substituées au latin, quand la chrétienté se sera partagée en églises rivales. L'auteur a choisi de montrer d'abord, dans son dynamisme constructeur, l'aspect politique de cette société : c'est la civilisation de la Cité, avec la constitution des Etats et des institutions; puis, pénétrant plus profondément dans la source qui a inspiré cette construction, il décrit la spiritualité, l'art, les ?uvres de l'intelligence : c'est la civilisation des âmes. Cependant, ce n'est pas seulement le monde latin qui est ici pris en compte ; il est tour à tour en osmose ou en conflit religieusement avec le monde grec, culturellement avec le monde arabe, qui tous deux sont parties intégrantes du Moyen Age.
Ce florilège de textes des plus grands mystiques franciscains du XIIIe au XXe siècle, met en lumière la spiritualité développée par saint François d?Assise : un grand attachement à la pauvreté, à l?humilité et au dépouillement. Bientôt suivi par sainte Claire et de nombreux disciples, il s?applique à "observer l?Évangile" au sein du vaste cloître qu?est le monde. "Va, François, et répare mon église en ruine" dit le Christ de l?église Saint-Damien à François tout juste converti. Pour réparer et reconstruire, il faut se renoncer et donner tout son amour à Dieu à travers les pauvres et les oubliés. Cette mystique demeure d?une actualité brûlante aujourd?hui. Et l?attirance du pape François pour cette spiritualité, à la base de ses projets de réforme de l?Église, trouve sa raison dans ces écrits des grands mystiques franciscains.
Voici enfin un ouvrage de référence qu'on ne trouvait jusqu'ici ni dans les bibliothèques, ni chez les libraires : un dictionnaire de la langue grecque employée par les philosophes depuis les origines jusqu'au VIe siècle de notre ère. On y trouve non seulement 370 mots essentiels à l'expression de la pensée, avec leurs différents sens et la variété de leurs nuances, mais encore leurs références : plus de 1 500, puisées chez 140 auteurs. Un tel ouvrage deviendra vite indispensable aux philosophes, aux hellénistes, et même à ceux qui n'ont pas appris la langue grecque : chaque mot, en effet, apparaît d'abord en translittération française, avant d'être reproduit en graphie originale.
Le règne de Louis XIV se divise en trois périodes dominées par trois influences: trois étoiles, trois femmes.La première époque est celle de la galanterie semi-espagnole, semi-française. Elle se personnifie dans mademoiselle de La Vallière. Cette royale passion est un roman de c ur, avec le cloître pour dénouement.La seconde période se représente par madame de Montespan, une folle et vaillante femme, qui monte hardiment à cheval. Avec elle s'ouvre l'épopée militaire, l'ère de la conquête.La troisième et dernière partie du règne se résume dans madame de Maintenon. Le mysticisme sensuel remplace les pompes et les uvres de l'ancienne cour. Le siècle vieux se faire ermite, la gloire prend le voile.POINTS FORTS: Histoire; Louis XIV
Couronné empereur d'Occident voici mille deux cents ans, Charlemagne a fondé de l'Elbe à l'Èbre un immense Empire unifié, à l'origine de cette Europe qui cherche aujourd'hui les raisons et les moyens de son unification. La luxuriance des traditions populaires a fait de l'"Empereur à la barbe fleurie" un bon père, affectueux et exigeant. Mais au-delà de l'imagerie, comment ce monarque sans égal est-il parvenu à nous léguer un tel héritage? Génie militaire, Charlemagne a mené contre les ennemis de l'Empire franc cinquante-trois expéditions victorieuses. Génie politique, il fut un législateur doué d'un formidable esprit de prévoyance, et un administrateur rigoureux qui surveillait l'exécution des lois d'un bout à l'autre de l'Empire. Génie culturel, il organisa, après deux siècles d'anarchie intellectuelle, la formation et la transmission du savoir, créant et réglementant les écoles. Chrétien fervent, il promut les réformes liturgiques et monastiques et fit appliquer les lois ecclésiastiques. Juriste, théologien, musicien et poète, il maîtrisait cinq langues et composa la première grammaire germanique. S'appuyant sur les Annales royales ainsi que sur les écrits de Charlemagne lui-même, cette biographie complète, claire et synthétique, signée par un spécialiste de l'histoire médiévale, retrace en toute rigueur le portrait d'une figure incontournable de notre histoire.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.