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Des musées au-dessus de tout soupçon
Gob André
ARMAND COLIN
49,35 €
Épuisé
EAN :9782200350994
Conservatoires du patrimoine, garants de la mémoire, refuges du Beau, les musées relèvent a priori d'une autre branche de l'activité humaine que la guerre, et plus généralement que l'exercice de la violence... Et pourtant... On s'est bien gardé jusqu'à présent de trop creuser la question, mais ce livre le montre, le musée et la guerre ont fait couple plus souvent qu'à leur tour. Si, de la Campagne d'Italie de 1796 à la récente guerre d'Irak, le musée est trop souvent la victime impuissante de faits de guerre, les situations ne manquent pas non plus où il s'adapte un peu trop bien. La convoitise du collectionneur prend le pas sur la responsabilité du conservateur: plus de guerre chez les uns, plus de musée chez les autres... L'impérialisme, le nationalisme, l'idéologie, le manque d'humanité ou la simple ignorance des torts commis aux individus ou aux peuples spoliés se révèlent d'excellents agents muséaux... Retour sur une histoire où rodent encore le fantôme de Göring et quelques autres qu'on eût pu croire plus fréquentables, ce livre érudit, captivant et salubre analyse toutes les pièces du dossier: dégâts directs et indirects, saisies, commerce et trafic illicite, restitutions, etc. Fondamentalement honnête, il n'obéit à aucune logique d'imprécation. L'anime plutôt le soupçon que l'idéal qui a donné naissance aux premiers musées doit connaître une relance, au service du patrimoine mondial et de l'homme universel.André Gob, professeur de muséologie à l'Université de Liège, auteur du manuel de référence La Muséologie, a mené à bien ce projet très ambitieux en lien avec de nombreux pairs, comme en témoignent les dix regards, offerts par de grands noms de la muséologie européenne et placés à la fin de chacun des chapitres.
Discipline émergente, la muséologie se situe à l?intersection de différents domaines des sciences sociales: sociologie, pédagogie, sciences de la communication, histoire. Elle s?intéresse à l?ensemble des musées, quelle qu?en soit la nature (musées d?art, de sciences, de société, etc.). L?ambition de cette introduction à la muséologie est de couvrir le large éventail des points de vue portés sur le musée, de montrer leurs interrelations et de mettre en lumière les conditions de l?équilibre entre les différentes fonctions que le musée est appelé à exercer au sein de la société. À travers une iconographie variée, les auteurs proposent aussi leur propre regard sur le musée, une muséologie, qui souligne la dimension politique de l?institution muséale. La troisième édition de cet ouvrage a permis de renouveler l?approche de la gestion des musées et de rendre compte des développements récents des techniques muséographiques, en particulier des nouvelles technologies.
Discipline émergente, la muséologie se situe à l'intersection de différents domaines des sciences sociales. Elle est sociologie lorsqu'elle questionne la place du musée dans la société et qu'elle analyse ses publics. Elle est pédagogie par la prise en compte de la mission didactique de l'institution muséale. Elle participe pleinement des sciences de la communication au sein desquelles ses spécificités restent largement à explorer. Elle est aussi histoire puisque celle-ci lui est intimement liée par la dimension patrimoniale du musée. L'ambition de cet ouvrage est de couvrir le très large éventail des points de vue, de montrer leurs interrelations et de mettre en lumière les conditions de l'équilibre - nécessaire - entre les différentes fonctions que le musée est appelé à exercer. Cela n'empêche pas les auteurs de proposer leur propre regard sur le musée, une muséologie. De nombreux exemples illustrent le propos. Cette introduction à la muséologie s'intéresse à l'ensemble des musées. Les spécificités (musées d'art, de sciences, de société, etc.) sont abordées mais, plutôt que de souligner les différences, les auteurs ont préféré mettre l'accent sur les points communs et les convergences. Cette deuxième édition de l'ouvrage porte un regard plus appuyé sur la dimension politique de l'institution muséale. Elle a permis aussi d'actualiser les données factuelles, d'inclure la description et l'analyse de nouveaux musées et de rendre compte des développements récents des techniques muséographiques.
Depuis environ trente ans d'importantes transformations ont affecté tous les genres de musées et leurs expositions. On a pu parler, par exemple. d'une révolution dans les musées de science et le concept de musée de société est apparu à beaucoup comme une remise en cause majeure des approches muséographiques classiques. Qu'en est-il aujourd'hui du côté des musées d'art? Si la contemplation et la rencontre restent des références maîtresses, présentations et médiations ont évolué pour aller des accrochages académiques au white cube puis aux expositions thématiques. Les musées d'art doivent surtout s'adapter aux créations contemporaines: repenser les catégories traditionnelles (original authentique, unique, oeuvre, document); les muséographies et les médiations pour exposer et réexposer; les relations à établir avec les visiteurs. La muséalisation des oeuvres d'art populaire et d'Art Brut, celle des arts technologiques et médiatiques, etc. transforment les pratiques. depuis la documentation des oeuvres jusqu'à leur mise en exposition comme "chose authentique" conservée. Une révolution "lente" pour certains, "profonde" pour d'autres, est bien en cours. André Gob, université de Liège; Raymond Montpetit. université du Québec à Montréal Serge Chaumier, université de Bourgogne-CIMEOS-CRCM; Yves Bergeron, université du Québec à Montréal; Valérie Rousseau. université du Québec à Montréal-LAHIC; Céline Eloy. université de Liège; Pierre-Yves Desaive, université de Liège; Francine Couture, université du Québec à Montréal.
On situe communément l'origine du musée à la Renaissance, lorsqu'on ne la rattache pas à l'antique museon d'Alexandrie. Et pourtant, on considère à juste titre que le musée moderne, tel que nous le connaissons, s'inscrit dans la pensée du siècle des Lumières et apparaît dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le livre d'André Gob éclaire ce paradoxe d'un jour nouveau par son analyse détaillée de la création du Museo Pio-Clementino, le premier musée d'antiquités au Vatican et de la Galerie des Antiques du Musée du Louvre. Ces deux musées, qui figurent aujourd'hui parmi les plus fréquentés au monde, naissent à vingt ans d'intervalle et l'auteur suit leurs premiers pas, entre 1770 et 1818. Nombre d'éléments les relient. On connaît l'épisode des Saisies révolutionnaires qui amènent à Paris les chefs-d'oeuvre de Rome, puis leur restitution après la défaite de Waterloo. On connaît moins le rôle central joué par une famille d'érudits, les Visconti, que cet ouvrage met en exergue. Á l'inverse du Collectionnisme, tourné vers son propriétaire, le musée moderne est destiné au public et se voit assigné un rôle dans la société : contribuer au progrès de celle-ci et à l'éducation des citoyens. A cela s'ajoute une action patrimoniale et scientifique, ainsi que son insertion dans la vie culturelle et économique de la Cité, en particulier par l'accueil des touristes. Ces caractéristiques, bien connues pour les musées aujourd'hui, sont présentes dès la création des deux musées à Rome et à Paris, à la fin du XVIIIe siècle. La "muséomanie" qui s'empare de l'Europe après 1815 va diffuser le modèle de cette nouvelle institution à travers tout le continent. L'ouvrage d'André Gob, fondé sur le dépouillement de nombreux fonds d'archives à Rome et à Paris, apporte une démonstration convaincante de la rupture que provoque le musée moderne dans l'histoire des collections.
Résumé : Plus que jamais, il est nécessaire de connaître le XXe siècle pour comprendre notre présent. Cet ouvrage, devenu un classique, propose en 47 fiches le panorama complet du monde depuis la veille de la Grande Guerre et jusqu'à l'entrée dans le IIIe millénaire. Il offre une vision globale exceptionnelle, qui croise les problématiques et les événements, les mécanismes politiques autant que culturels et économiques. La très riche cartographie de l'ouvrage permet de saisir aisément les rapports conflictuels ou pacifiques entre les acteurs étatiques et d'analyser les dynamiques d'intégration et d'exclusion qui marquent ce siècle.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".