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Culture & Musées N° 16 : La révolution des musées d'art
Gob André ; Montpetit Raymond
ACTES SUD
20,30 €
Épuisé
EAN :9782742795598
Depuis environ trente ans d'importantes transformations ont affecté tous les genres de musées et leurs expositions. On a pu parler, par exemple. d'une révolution dans les musées de science et le concept de musée de société est apparu à beaucoup comme une remise en cause majeure des approches muséographiques classiques. Qu'en est-il aujourd'hui du côté des musées d'art? Si la contemplation et la rencontre restent des références maîtresses, présentations et médiations ont évolué pour aller des accrochages académiques au white cube puis aux expositions thématiques. Les musées d'art doivent surtout s'adapter aux créations contemporaines: repenser les catégories traditionnelles (original authentique, unique, oeuvre, document); les muséographies et les médiations pour exposer et réexposer; les relations à établir avec les visiteurs. La muséalisation des oeuvres d'art populaire et d'Art Brut, celle des arts technologiques et médiatiques, etc. transforment les pratiques. depuis la documentation des oeuvres jusqu'à leur mise en exposition comme "chose authentique" conservée. Une révolution "lente" pour certains, "profonde" pour d'autres, est bien en cours. André Gob, université de Liège; Raymond Montpetit. université du Québec à Montréal Serge Chaumier, université de Bourgogne-CIMEOS-CRCM; Yves Bergeron, université du Québec à Montréal; Valérie Rousseau. université du Québec à Montréal-LAHIC; Céline Eloy. université de Liège; Pierre-Yves Desaive, université de Liège; Francine Couture, université du Québec à Montréal.
La muséologie, à la croisée de la communication, la sociologie, l'histoire et la pédagogie, s'est imposée en tant que discipline académique et formation professionnelle à part entière. Cet ouvrage en dresse un panorama complet, illustré d'exemples, et présente les développements de la gestion, des techniques muséographiques les plus récentes ainsi que les fonctions que le musée est appelé à exercer au sein de la société. Il souligne la dimension politique de l'institution. Pour cette cinquième édition, les auteurs ont souhaité couvrir un large éventail de points de vue, en invitant des experts à s'exprimer à travers des " cartes blanches " , regards singuliers sur cette " science des musées " , évolutive et plurielle. En ces temps incertains où la culture est considérée comme facultative et les musées forcés à la fermeture pour des raisons sanitaires, il est plus que jamais essentiel que les acteurs de l'univers muséal développent une vision claire et engagée de leur action et de leurs institutions. Cet ouvrage est là pour y contribuer. Avec la participation d'Yves Bergeron, Manuelina Maria Duarte Candido, Guido Gryseels, Marie-Paule Jungblut, Joëlle Le Marec, François Mairesse, Raymond Montpetit, Dominique Poulot, Rudy Ricciotto, Xavier Roland et Martine Thomas-Bourgneuf.
Conservatoires du patrimoine, garants de la mémoire, refuges du Beau, les musées relèvent a priori d'une autre branche de l'activité humaine que la guerre, et plus généralement que l'exercice de la violence... Et pourtant... On s'est bien gardé jusqu'à présent de trop creuser la question, mais ce livre le montre, le musée et la guerre ont fait couple plus souvent qu'à leur tour. Si, de la Campagne d'Italie de 1796 à la récente guerre d'Irak, le musée est trop souvent la victime impuissante de faits de guerre, les situations ne manquent pas non plus où il s'adapte un peu trop bien. La convoitise du collectionneur prend le pas sur la responsabilité du conservateur: plus de guerre chez les uns, plus de musée chez les autres... L'impérialisme, le nationalisme, l'idéologie, le manque d'humanité ou la simple ignorance des torts commis aux individus ou aux peuples spoliés se révèlent d'excellents agents muséaux... Retour sur une histoire où rodent encore le fantôme de Göring et quelques autres qu'on eût pu croire plus fréquentables, ce livre érudit, captivant et salubre analyse toutes les pièces du dossier: dégâts directs et indirects, saisies, commerce et trafic illicite, restitutions, etc. Fondamentalement honnête, il n'obéit à aucune logique d'imprécation. L'anime plutôt le soupçon que l'idéal qui a donné naissance aux premiers musées doit connaître une relance, au service du patrimoine mondial et de l'homme universel.André Gob, professeur de muséologie à l'Université de Liège, auteur du manuel de référence La Muséologie, a mené à bien ce projet très ambitieux en lien avec de nombreux pairs, comme en témoignent les dix regards, offerts par de grands noms de la muséologie européenne et placés à la fin de chacun des chapitres.
Le musée, comme noble institution de sauvegarde, de transmission culturelle et d?ouverture au monde, a-t-il vécu? Est-il en passe de rejoindre le paradis de nos idéaux trahis, ou l?enfer des formules épuisées? Quid de son âme, en tout état de cause? C?est que la marchandisation de la culture a bien remis en cause son caractère désintéressé et pousse à considérer les collections comme des actifs valorisables; Guggenheim, le Louvre et autres deviennent des marques, qui s?exportent, se «dealent » en quelque sorte. La pression des médias audiovisuels et des parcs d?attractions, et le souci de ratisser large conduisent par ailleurs à privilégier le spectaculaire; l?événementiel prend le pas sur le permanent, le succès prime sur le savoir, l?anecdotique sur le fondamental. Entre dérives entamées, impasses certaines et voies d?avenir possibles, entre le rappel vite incantatoire de la grandeur du projet de culture enfanté par les Lumières et les séductions facilement démagogiques du marketing d?aujourd?hui, il est difficile de s?y retrouver. Et pourtant la question ne saurait laisser indifférent l?homme cultivé. L?avenir du musée est un enjeu de civilisation, rien de moins. Muséologue éclairé, André Gob nous donne les moyens d?une compréhension des processus en cours et plaide pour la relance d?un projet muséal ambitieux et diversifié, adapté mais non asservi aux besoins et aux rythmes de nos sociétés, et prolongeant de progrès inédits l??uvre entreprise à l?âge classique. André Gob est docteur en histoire de l?art et archéologie et professeur de muséologie à l?Université de Liège. Il préside le Conseil des Musées en Belgique francophone et a publié Des musées au-dessus de tout soupçon (2007) et La Muséologie (3e éd., 2010) chez Armand Colin.
Discipline émergente, la muséologie se situe à l'intersection de différents domaines des sciences sociales. Elle est sociologie lorsqu'elle questionne la place du musée dans la société et qu'elle analyse ses publics. Elle est pédagogie par la prise en compte de la mission didactique de l'institution muséale. Elle participe pleinement des sciences de la communication au sein desquelles ses spécificités restent largement à explorer. Elle est aussi histoire puisque celle-ci lui est intimement liée par la dimension patrimoniale du musée. L'ambition de cet ouvrage est de couvrir le très large éventail des points de vue, de montrer leurs interrelations et de mettre en lumière les conditions de l'équilibre - nécessaire - entre les différentes fonctions que le musée est appelé à exercer. Cela n'empêche pas les auteurs de proposer leur propre regard sur le musée, une muséologie. De nombreux exemples illustrent le propos. Cette introduction à la muséologie s'intéresse à l'ensemble des musées. Les spécificités (musées d'art, de sciences, de société, etc.) sont abordées mais, plutôt que de souligner les différences, les auteurs ont préféré mettre l'accent sur les points communs et les convergences. Cette deuxième édition de l'ouvrage porte un regard plus appuyé sur la dimension politique de l'institution muséale. Elle a permis aussi d'actualiser les données factuelles, d'inclure la description et l'analyse de nouveaux musées et de rendre compte des développements récents des techniques muséographiques.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.