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Vincent Descombes
Gnassounou Bruno, Michon Cyrille, Collectif
CECILE DEFAUT
22,40 €
Épuisé
EAN :9782350180366
Le livre réunit une douzaine de contributions autour de l'oeuvre de V. Descombes, sans doute le philosophe français vivant le plus important, et dont les travaux se placent sous le double patronage de la philosophie de Wittgenstein et de la tradition sociologique française (M. Mauss et L. Dumont). Les essais réunis abordent les différents champs dans lesquels V. Descombes a eu à exercer sa verve philosophique : l'esthétique, en particulier la critique littéraire et l'analyse du roman ; la philosophie de l'esprit, surtout son analyse de l'intentionalité et de la subjectivité, qui présente une alternative solide à la tradition idéaliste, en particulier phénoménologique ; la philosophie du droit ; la théorie de la société et l'anthropologie ; enfin sa théorie du langage et sa conception de la démarche philosophique. Comme le livre se veut non un éloge, mais une véritable discussion, parfois très critique, le livre comprend une réponse de V. Descombes qui prend occasions de ces contributions pour clarifier ses positions"
Gnassounou Bruno ; Kistler Max ; Hüttemann Andreas
Résumé : D'un homme, on dit qu'il est grand, mais aussi irascible; du cuivre qu'il est rouge, mais aussi malléable et fusible à 1084 °C. La philosophie redécouvre aujourd'hui que notre monde ne compte pas seulement des propriétés manifestes, mais aussi des potentialités, capacités, puissances, vertus et autres dispositions. Pendant longtemps, ces qualités furent impitoyablement bannies des discours scientifique et philosophique pour leur obscurité ou leur trivialité : à quoi sert-il de dire que l'opium endort parce qu'il possède une vertu dormitive ? La notion de disposition céda la place à la notion de loi, enregistrement de régularités dans la succession d'événements. Ce volume veut rendre témoignage de l'intérêt nouveau que la notion de " disposition " suscite chez les philosophes contemporains. Les textes ici présentés ont le souci commun d'en défendre la cohérence et de montrer que nos explications causales peuvent difficilement s'en passer. Quel rapport la notion de pouvoir entretient-elle avec celle de loi ? Une disposition se réduit-elle au mécanisme physique qui la sous-tend ? La relation entre un pouvoir et son exercice est-elle logique ou causale ? Voici quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des réponses.
Cette nouvelle édition des ?uvres complètes de Zola est originale à un double titre: elle est la première du genre à adopter un dispositif chronologique, en vingt brèves périodes, de 1858, date de l'arrivée du jeune Emile Zola à Paris, à 1902, date de sa mort. On suivra ainsi, de volume en volume, l'évolution de sa carrière et de son oeuvre, et leur relation à l'histoire contemporaine. Ces coupes successives dans le temps ont également le mérite de mettre en évidence les connexions mutuelles des oeuvres par delà la diversité de leurs contenus et de leurs formes; elle réunit, pour la présentation et le commentaire historique et critique des oeuvres, les meilleurs connaisseurs de Zola et de son oeuvre. Après une introduction générale. chaque oeuvre fait l'objet d'une notice. Dans chaque volume, on trouve d'abord les oeuvres narratives (romans, contes et nouvelles), puis le théâtre, les chroniques, les oeuvres critiques et la correspondance. En janvier 1880, Zola sort épuisé de la rédaction de Nana, dont la publication en feuilleton dans Le Voltaire s'achève le 5 février. L'année qui commence ne laissera guère de répit à l'écrivain car elle abonde en batailles et en douleurs, notamment la mort de son ami Flaubert, puis de sa mère. Zola est pourtant présent sur tous les fronts de la vie littéraire et politique: il doit répondre aux polémiques contre Nana et contre le naturalisme en général, qui vont jusqu'aux menaces judiciaires. Dans un registre plus a quotidien ", il assure une revue dramatique et littéraire dont le premier recueil, Le Roman expérimental, parait cette année même. Biographie de l'auteur Chantal Pierre-Gnassounou, est maître de conférences à l'université de Paris-III. Elle a publié: Zola, les fortunes de la fiction (Nathan)."
Sandis Constantine ; Gnassounou Bruno ; Clot-Gouda
Résumé : Que se passe-t-il quand nous agissons ? Pourquoi faisons-nous les choses que nous faisons ? Et, tout compte fait, sommes-nous responsables de nos actions ? Dans ce livre composé de quatorze essais inédits en français, Constantine Sandis s'attache à explorer la nature des actions humaines et à interroger notre responsabilité à leur égard, en discutant les idées de philosophes aussi divers que Hume, Hegel, Wittgenstein, Anscombe, Davidson ou Dretske. Sandis rejette la conception répandue selon laquelle les raisons que nous avons d'agir comme nous le faisons sont des états mentaux ou neurologiques. Selon lui, les raisons pour lesquelles nous agissons ne sont pas les causes de nos actions, ce qui toutefois n'exclut en rien la possibilité d'expliquer causalement pourquoi nos actions se produisent. La diversité des facteurs explicatifs ne s'épuise pas dans la seule distinction des causes et des raisons : Sandis attire ainsi l'attention sur les confusions qui résultent d'une analyse insuffisante de cette diversité. Les implications de cette clarification pour la psychologie philosophique et morale sont étonnantes. En effet, l'une des intuitions fondamentales de la tragédie antique, telle qu'il l'interprète, est que nous devons endosser la responsabilité de nos actions même lorsqu'elles sont motivées par des forces qui nous semblent tout à fait étrangères à nous-mêmes.
Pierre-Gnassounou Chantal ; Martin Jean-Pierre ; L
Résumé : La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence : le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore " le présent qui marche ", comme dit Balzac. Il s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même : apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en " docteur ès sciences sociales ", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque : à la fois prolixe et sceptique.
North Whitehead Alfred,Durand Guillaume,Vaillant H
L'immortalité fait-elle partie de notre monde? L'homme en particulier, n'est-il qu'un être matériel et périssable, ou a-t-il quelque chose en lui qui échapperait à cette condition? Qu'est-ce que l'immortalité? L'Immortalité (1941) figure comme la tentative ultime du philosophe anglais Alfred North Whitehead (1861-1947) pour penser ensemble ce que traditionnellement nous séparons: le devenir et la permanence, la mortalité et l'immortalité, le monde et Dieu. L'homme à la recherche de l'immortalité n'est en définitive qu'un sot ou un mauvais métaphysicien: l'immortalité est dans l'ici et le maintenant, nous sommes déjà immortels. Nul besoin de voyager. Mais il nous faut revoir notre conception de l'univers, de Dieu et de l'homme. Biographie de l'auteur Guillaume Durand est Docteur en philosophie, Professeur de philosophie au Lycée jean Perrin à Rezé, Chargé de cours à l'Université de Nantes et à Sciences corn. Il a publié Des événements aux objets (Ontos Verlag, 2007), Les principes de la connaissance naturelle d'A. N. Whitehead (dir., Ontos Verlag, 2007). Henri Vaillant a traduit de nombreux ouvrages de A. N. Whitehead; parmi les plus importants: Modes de pensées, Vrin, 2004, La Science et le Monde Moderne, Ontos Verlag, 2006.
Que vivent les personnes qui ont recours à la procréation médicalement assistée?? Au travers d'un récit qui donne forme aux témoignages des sujets (couples interviewés), récit enrichi d'observations cliniques, ce livre est moins une thèse qu'un aiguillon pour la pensée. Plutôt que d'apporter des réponses, il soulève des questions sociétales amenées par les biotechnologies autour des origines, de la filiation et de la mort. Au-delà des professionnels de la procréation assistée, il s'adresse aux sociologues, aux éthiciens, aux juristes, aux anthropologues, aux législateurs, aux médias ainsi qu'à tous ceux qui s'interrogent sur notre devenir.
Le terme d'athéisme produit un sentiment trompeur de familiarité. Car l'athéisme ne s'arrête pas à la négation de Dieu et les Dieux ont cette propension à ressusciter sous d'autres formes, à quitter le royaume de la religion et de la théologie pour se réfugier dans le quotidien de nos vies. C'est ce que Marx dénomme la " religion quotidienne " qui déifie des réalités sociales et économiques comme la valeur, le capital, la marchandise, transformant celles-ci en puissances tutélaires et transcendantes face auxquelles les hommes seraient à la fois impuissants et irrémédiablement soumis. Trois textes de Marx permettent ici de saisir le passage de l'opium du peuple au fétichisme de la marchandise, et le type de subversion politique que produit l'athéisme. Véritable " sport de combat ", l'athéisme consiste alors en une pensée de l'émancipation et de la démocratie par et pour un peuple qui se constitue par la critique toujours renouvelée des pouvoirs. Cette critique est le legs précieux de Marx : toutes les religions scellent la croyance que l'Histoire serait commandée par des forces sur lesquelles les hommes n'auraient pas de prise, et c'est pourquoi il faut les combattre. L'athéisme conséquent n'appelle pas à la réforme, mais à la révolution.
Le génocide et l?effacement ont intimement partie liée. Les génocidaires, tout d?abord, souhaitent effacer de la terre une partie de ses habitants au nom de tel ou tel principe absurde, qui les conduit à décider qu?une catégorie d?êtres humains n?a plus droit à l?existence. Mais le génocide implique aussi un second effacement, celui du meurtre collectif lui-même. Les bourreaux, en effet, cherchent toujours à dissimuler leurs crimes, non seulement pour échapper à la justice, mais pour faire disparaître encore plus complètement leurs victimes en effaçant jusqu?à leurs traces. Tel est le cas du Cambodge, où ce second effacement a été si efficace que la plupart des criminels ont bénéficié de l?impunité et que de nombreux jeunes Cambodgiens ignorent tout de la période des Khmers rouges et des conditions dans lesquelles sont morts certains membres de leur famille. Les intellectuels réunis dans ce volume issu d?un colloque qui s?est tenu à Paris, parmi lesquels les plus grands spécialistes internationaux, entendent lutter, à l?heure des procès de Phnom Penh, contre l?effacement dont continue d?être l?objet l?un des plus grands génocides du XXe siècle.