Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les dispositions en philosophie et en sciences
Gnassounou Bruno ; Kistler Max
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271064127
Depuis l'avènement de la philosophie moderne au XVIIe siècle, les dispositions ont traîné une réputation sulfureuse : notions obscures, elles faisaient obstacle à une compréhension rationnelle de la nature. Attribuer à l'opium la disposition de faire dormir ou vertu dormitive, ne donne, disait-on, qu'une explication redondante, donc vide, de l'endormissement causé par l'ingestion d'opium. La philosophie des sciences du XXe siècle a ajouté ses propres raisons de bannir les prédicats de disposition (soluble, inflammable, ductile, fragile, etc.) d'une langue bien formée : aucun critère observable ne semble en effet pouvoir fonder l'attribution de solubilité dans l'eau à un objet qui ne s'y trouve jamais plongé. Le présent ouvrage se propose de montrer qu'au contraire, le recours aux dispositions est indispensable dans la plupart des explications, des plus ordinaires aux plus conformes au canon de la rigueur scientifique. Peut-on analyser les prédicats de disposition au moyen d'outils logiques nouveaux, tels que les conditionnels contrefactuels ? Quel est le rapport entre une disposition telle que la solubilité d'un morceau de sucre et sa base sous-jacente, en l'occurrence la structure cristalline du sucre ? Les dispositions peuvent-elles aider à expliquer pourquoi certaines lois de la nature ont des exceptions ? La mécanique quantique attribue-t-elle des dispositions aux particules élémentaires ? C'est à ces questions et bien d'autres que le présent ouvrage voudrait apporter des réponses.
Le livre réunit une douzaine de contributions autour de l'oeuvre de V. Descombes, sans doute le philosophe français vivant le plus important, et dont les travaux se placent sous le double patronage de la philosophie de Wittgenstein et de la tradition sociologique française (M. Mauss et L. Dumont). Les essais réunis abordent les différents champs dans lesquels V. Descombes a eu à exercer sa verve philosophique : l'esthétique, en particulier la critique littéraire et l'analyse du roman ; la philosophie de l'esprit, surtout son analyse de l'intentionalité et de la subjectivité, qui présente une alternative solide à la tradition idéaliste, en particulier phénoménologique ; la philosophie du droit ; la théorie de la société et l'anthropologie ; enfin sa théorie du langage et sa conception de la démarche philosophique. Comme le livre se veut non un éloge, mais une véritable discussion, parfois très critique, le livre comprend une réponse de V. Descombes qui prend occasions de ces contributions pour clarifier ses positions"
Tout L'Assommoir peut se résumer dans cette phrase:"Fermez les cabarets, ouvrez les écoles"", écrivait Zola en 1877. Afin d'atteindre son idéal - travailler, manger à sa faim et avoir toujours un endroit où dormir -, Gervaise, honnête blanchisseuse installée dans le quartier de la Goutte-d'Or, livre bataille à l'alambic du café voisin. Triomphera-t-elle de la "machine à soûler" les travailleurs? Accusé de "bas-fondmanie" par les antinaturalistes, attaqué aussi par les républicains, qui lui reprochèrent d'avoir représenté le peuple sous des dehors hideux, Zola a voulu, dans le septième roman des Rougon-Macquart, "peindre la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs". Roman sur les ouvriers parisiens du Second Empire, L'Assommoir a la langue et l'odeur de la misère.
Gnassounou Bruno ; Kistler Max ; Hüttemann Andreas
Résumé : D'un homme, on dit qu'il est grand, mais aussi irascible; du cuivre qu'il est rouge, mais aussi malléable et fusible à 1084 °C. La philosophie redécouvre aujourd'hui que notre monde ne compte pas seulement des propriétés manifestes, mais aussi des potentialités, capacités, puissances, vertus et autres dispositions. Pendant longtemps, ces qualités furent impitoyablement bannies des discours scientifique et philosophique pour leur obscurité ou leur trivialité : à quoi sert-il de dire que l'opium endort parce qu'il possède une vertu dormitive ? La notion de disposition céda la place à la notion de loi, enregistrement de régularités dans la succession d'événements. Ce volume veut rendre témoignage de l'intérêt nouveau que la notion de " disposition " suscite chez les philosophes contemporains. Les textes ici présentés ont le souci commun d'en défendre la cohérence et de montrer que nos explications causales peuvent difficilement s'en passer. Quel rapport la notion de pouvoir entretient-elle avec celle de loi ? Une disposition se réduit-elle au mécanisme physique qui la sous-tend ? La relation entre un pouvoir et son exercice est-elle logique ou causale ? Voici quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des réponses.
Pierre-Gnassounou Chantal ; Martin Jean-Pierre ; L
Résumé : La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence : le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore " le présent qui marche ", comme dit Balzac. Il s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même : apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en " docteur ès sciences sociales ", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque : à la fois prolixe et sceptique.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.