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Condamnation à vie
Gloag Julian
GALLIMARD
9,95 €
Épuisé
EAN :9782070270392
Quadragénaire, éditeur, marié, un enfant, Jordan est interrogé par la police sur le meurtre de sa secrétaire, June, qu'on a trouvée étranglée, un lundi dans son appartement. Jordan affirme d'abord ne pas l'avoir vue depuis le vendredi soir, mais en rentrant chez lui la mémoire lui revient : il s'est rendu chez June, lundi matin, pour prendre un manuscrit. Au moment où il se dispose à réparer cette omission, la police est déjà au courant de sa visite et utilise tous les indices qui lui permettent de l'accuser. Jordan est incarcéré. Alors que ses avocats le pressent de leur donner des arguments pour sa défense, c'est peu à peu pour sa culpabilité qu'il en trouve. Cependant, le véritable criminel sera découvert. L'étude de cette transformation intérieure d'un innocent en coupable est conduite avec beaucoup d'habileté. Le lecteur est entraîné dan les méandres d'une psychologie complexe qu' illustrent des exemples bien choisis, pris au hasard de la biographie du personnage, et présentés dans un savant désordre. Cette alternance d'évocations avec des scènes du présent (et tout particulièrement les contre-interrogatoires incisifs) confère à Jordan une authenticité qui tient le lecteur en haleine.
Paris, 1989. On s'apprête à fêter le bicentenaire de la Révolution. Dans un cours de langues pour adultes, Walter et Connie se rencontrent : exercices linguistiques et jeux de vocabulaire vont être les moyens d'exprimer leur amour naissant. Bientôt, ils se voient chaque jour, se promènent dans Paris, se rendent à Londres, s'évadent... Mais Walter a soixante ans et des enfants, Connie, quarante, des enfants et un mari auquel on proposera un poste aux Etats-Unis. Sur un canevas très simple (ils se rencontrent, ils s'aiment, tout les sépare), Julian Gloag déploie ses qualités habituelles : finesse psychologique, humour et charme. Construit en séquences brèves, ponctué par une suite d'images, ce livre rappelle les films de Truffaut ou de Rohmer dont l'apparente banalité recouvre un grand souci de précision, aucun mot n'étant laissé au hasard. Peu de choses sont dites, beaucoup sont sous-entendues ou laissées en suspens. Cette réflexion sur l'art de vivre et d'écrire, sur la fuite du temps et le bonheur d'aimer, si elle est parfois teintée d'amertume, ne perd jamais sa grâce ni sa légèreté.
La Petite Robe Noire est chic, intemporelle et un gage de réussite infaillible en matière de mode. En deux mots, quelle femme saurait s'en passer? Mais trouver une PRN faite à vos propres mesures, adaptée à votre morphologie et d'une coupe impeccable est tout sauf facile. La solution, c'est bien sûr de la coudre vous-même. Même si vous n'avez jamais touché une machine à coudre auparavant, Simon Henry, expert en confection haute-couture, vous guidera pas à pas dans toutes les étapes de la réalisation d'une petite robe noire parfaitement adaptée à vos mesures.
Julian Gloag, romancier anglais né à Londres, est l'auteur d'une oeuvre rare, saluée par la presse et distinguée par les jurys littéraires depuis plusieurs décennies: Le tabernacle (1964), N'éveillez pas le chat qui dort (1982), L'amour, langue étrangère (1994), Le passeur de la nuit (1996)... II vit en France.
Résumé : Rupert Darley a résolu d'une façon draconienne la crise à la fois familiale et professionnelle qui couvait depuis un certain temps déjà : il a quitté sa seconde femme et démissionné de son poste d'enseignant. Ces deux ruptures l'ont en quelque sorte libéré. Cependant, il redoute la réaction de ses parents à qui il vient annoncer la nouvelle : lui, Oliver, architecte renommé, un vieux monsieur bougon, amateur de whisky et de bon vin ; elle, May, jadis pleine d'allant, qui a gardé, malgré l'âge et la maladie, l'esprit vif et la repartie facile. Arrive Miranda, la fille de Rupert - une jeune étudiante en médecine -, qu'il ne s'était pas préparé à rencontrer et qui lui donne involontairement, parce que ses grands-parents l'avaient invitée, l'impression d'être un intrus dans la maison familiale. Des relations complexes s'établissent alors entre ces quatre personnages, différents par l'âge et le caractère, et pourtant proches les uns des autres, souvent complices. On devine que l'auteur éprouve pour eux non seulement de la sympathie, mais aussi de l'affection. Le ton du roman tranche sur la rigueur de sa construction par une tendresse, une émotion parfois pathétiques, que tempèrent toujours une ironie discrète et un humour parfois truculent.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.