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Une poupée dans un fauteuil
Glatt Gérard
ORIZONS
11,00 €
Épuisé
EAN :9782296063655
Les rapports entre tradition et modernité sont au coeur du mystère de la création : l'acte créateur en effet prend fond sur des héritages, mais pour proposer toujours leur transformation imprévisible. C'est ce que montre la double étymologie latine du mot auteur : l'auctor, c'est-à-dire le garant des valeurs du passé ; mais aussi celui qui a par privilège la capacité d'augere, d'augmenter le monde. Comme le présent des métaphysiciens, la création est transformation du passé en avenir. C'est sous ce jour qu'un groupe d'universitaires strasbourgeois, auquel se sont adjoints un certain nombre de spécialistes enseignant dans d'autres établissements français ou à l'étranger, aborde la question, en observant ce moment spécifique où un écrivain rassemble l'état passé et présent d'un genre, d'une forme d'écriture, d'un thème, d'où il fait émerger sa formule personnelle. Il faut pour ce faire inviter les siècles littéraires et les générations d'écrivains à dialoguer : l'Antiquité bien évidemment avec les temps modernes, mais aussi le romantisme avec le Moyen Age, la pensée française avec la culture italienne, la succession des siècles composant la littérature française, ou encore Beckett avec Proust, Claude Simon avec Balzac—dialogues où trouvent à s'allier respect et contestation. Certaines formes, comme le blason, certaines pratiques, telle la recherche de l'anachronisme, semblent avouer à même les oeuvres cette nécessité de recueillir pour advenir.
Un dimanche après-midi, le narrateur, auteur à succès, rencontre Stéphane, gogo-boy aux Folies Pigalle, chez qui se terminera la soirée. Trois années passent, les nuits torrides sont rangées au rayon des souvenirs. L'heure du bilan est venue. Et pour le lecteur, celle de découvrir Héloïse, cette vieille dame un peu râleuse qui. à plus de quatre-vingts ans, a le toupet de croire encore à l'amour ; Marc. chef d'entreprise quadragénaire et père de famille, qui aurait tout pour être heureux, s'il n'avait embauché l'homme de sa vie; Vivien et Antoine, des gamins de vingt ans qui se reluquent gentiment. mais sans trop oser, quand ils font leur jogging autour du lac Daumesnil... A travers ces personnages dont les destins s'entrecroisent, c'est le manège des sentiments que chacun, à sa manière, et dans sa différence, tente de contrôler. Mais, tous, y parviendront-ils ? Les deux nouvelles qui suivent ce roman : Hôpital de jour et Lettre à Willy procèdent de cette même intention : nous guider au coeur.
Résumé : En 1934, un mariage d?amour scelle l?union de Cécile Rochette, fille de propriétaires terriens prospères, et de Jules. En l?épousant, celui-ci hérite d?un vaste domaine agricole qui désormais portera son nom : le domaine Ferrandon. Tout sourit à Jules : sa famille s?agrandit avec la naissance d?une petite Marguerite, ses amis l?épaulent, le travail ne manque pas. Et lorsqu?il découvre sur ses terres, au lieu-dit Belle Etoile, une vieille bâtisse abandonnée, Jules en fait alors un projet de vie : la rénover afin de la léguer plus tard au fils que lui donnera un jour Cécile. Car dans ce coin de nature exceptionnel, niché aux abords du Forez, le ciel est bleu, l?horizon infini, les jours pleins de promesses... Cinq ans plus tard, la guerre éclate... Un roman bouleversant sur la transmission, l?espérance et l?amour familial.
Résumé : Eté 2016. En Haute-Savoie, au coeur du pays du Mont-Blanc, Germaine est morte, muette à jamais, étrangement fauchée par un sapin. C'est son mari, Joseph Tronchet, qui en fait la macabre découverte ce jour brûlant d'août. Le travail harassant de la ferme, le soin constant porté aux bêtes auront été le quotidien d'un couple désassorti. Pourquoi cette femme belle, vénéneuse, ne cachant pas son désir pour d'autres hommes, s'est-elle mariée avec cet honnête paysan, qu'elle méprisait ? Dans sa solitude et sa peine, car il était amoureux, Tronchet a auprès de lui son grand fils Antoine, revenu de la ville le temps des funérailles, mais aussi Edmé, frère de coeur d'Antoine. Tous trois forment une chaîne unie, solidaire, délivrée de l'emprise toxique de Germaine mais pas de leurs tourments ni de leurs doutes quant aux circonstances de sa disparition... Et ce médaillon qu'ils ont toujours vu au cou de la défunte, que renfermait-il ? Le secret de Germaine ?
En mars 1984, un apre?s-midi, le pe?re du narrateur lui annonce la mort de son fre?re, Daniel, qu'il n'avait pas revu depuis le mois de mai 1968. A? cette e?poque, seize ans plus to?t, il effectuait son service militaire. C'est a? l'occasion d'une permission qu'il avait appris qu'a? la suite d'une cole?re incontro?lable, en pre?sence des gendarmes et des pompiers appele?s a? la rescousse, rien moins que la force de trois ambulanciers avait e?te? ne?cessaire pour mai?triser le jeune homme et le conduire dans un ho?pital psychiatrique de la re?gion parisienne. Daniel y e?tre interne? pendant presque treize anne?es, un tunnel sans fin, avant d'e?tre admis, a? Evry Petit- Bourg, dans une maison spe?cialise?e pour handicape?s mentaux adultes. Trois anne?es plus tard, un cancer des poumons devait l'emporter. Il aurait eu 39 ans... Le narrateur, qui n'est autre que l'auteur de ce roman autobiographique raconte a? sa manie?re, et sans pathe?tisme, l'histoire d'une vie bre?ve, peuple?e d'orages et de superbes e?claircies.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...