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L'Impasse Héloïse. Suivi de Hôpital de jour et de Lettre à Willy
Glatt Gérard
ORIZONS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296087170
Un dimanche après-midi, le narrateur, auteur à succès, rencontre Stéphane, gogo-boy aux Folies Pigalle, chez qui se terminera la soirée. Trois années passent, les nuits torrides sont rangées au rayon des souvenirs. L'heure du bilan est venue. Et pour le lecteur, celle de découvrir Héloïse, cette vieille dame un peu râleuse qui. à plus de quatre-vingts ans, a le toupet de croire encore à l'amour ; Marc. chef d'entreprise quadragénaire et père de famille, qui aurait tout pour être heureux, s'il n'avait embauché l'homme de sa vie; Vivien et Antoine, des gamins de vingt ans qui se reluquent gentiment. mais sans trop oser, quand ils font leur jogging autour du lac Daumesnil... A travers ces personnages dont les destins s'entrecroisent, c'est le manège des sentiments que chacun, à sa manière, et dans sa différence, tente de contrôler. Mais, tous, y parviendront-ils ? Les deux nouvelles qui suivent ce roman : Hôpital de jour et Lettre à Willy procèdent de cette même intention : nous guider au coeur.
Résumé : Eté 2016. En Haute-Savoie, au coeur du pays du Mont-Blanc, Germaine est morte, muette à jamais, étrangement fauchée par un sapin. C'est son mari, Joseph Tronchet, qui en fait la macabre découverte ce jour brûlant d'août. Le travail harassant de la ferme, le soin constant porté aux bêtes auront été le quotidien d'un couple désassorti. Pourquoi cette femme belle, vénéneuse, ne cachant pas son désir pour d'autres hommes, s'est-elle mariée avec cet honnête paysan, qu'elle méprisait ? Dans sa solitude et sa peine, car il était amoureux, Tronchet a auprès de lui son grand fils Antoine, revenu de la ville le temps des funérailles, mais aussi Edmé, frère de coeur d'Antoine. Tous trois forment une chaîne unie, solidaire, délivrée de l'emprise toxique de Germaine mais pas de leurs tourments ni de leurs doutes quant aux circonstances de sa disparition... Et ce médaillon qu'ils ont toujours vu au cou de la défunte, que renfermait-il ? Le secret de Germaine ?
Résumé : Antoine, écrivain reconnu, reçoit une lettre de son père, mort depuis déjà trois semaines. Il avait quatre-vingt-quinze ans. Qui donc, à sa place, a pu poster cette lettre ? Et dans cette lettre que disait-il ? Il laissait le soin à La Longère, la maison près de Saint-Malo où il s'était retiré depuis la disparition de son épouse, de conter à Antoine les secrets que sa mère et lui ont emportés dans la tombe. Ainsi, Antoine découvre qu'il avait une soeur, née en 1947, Antoinette, morte alors qu'elle avait trois ans ; une enfant pas tout à fait comme les autres : trisomique, ou mongolienne comme on disait alors. Antoine avait été mis en route bien des années plus tard. Outre cette révélation, le testament contient une disposition : en souvenir d'Antoinette, son père l'engageait à faire don de La Longère à une association qui accompagne les personnes en situation de handicap mental. Il s'agit d'un engagement moral, non d'une obligation. A lui de décider. Antoine va chercher à comprendre ses parents, à les découvrir, eux qui se sont toujours dissimulés à lui avec tant d'application : pourquoi ne lui ont-ils jamais rien dit d'Antoinette et de son mal ? de cette douleur qui les tenaillait ? Pourquoi, lui, est-il arrivé au monde tant d'années après sa soeur ?
Pourquoi le cou de la girafe est-il si long ? Pourquoi le coucher de soleil est-il orange ? Comment le porc-épic est-il né ? Et quelle est l'origine de la pluie ? Découvre les explications abracadabrantes de madame chouette sur les secrets les mieux gardés du monde naturel. Puis, regarde autour de toi, et laisse parler ton imagination : pourquoi et comment tout ce oui nous entoure est-il arrivé ?
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.