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Les cahiers du Grimh N° 12 : Image et musique. Actes du XIIe Congrès International du GRIMH, Edition
Giuliana Virginie
PU SAINT ETIENN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782862727721
L'image et la musique se nourrissent l'une de l'autre depuis l'Antiquité. Les arts fonctionnent alors comme des vases communicants : ils partagent notamment des thèmes, des lieux communs et un langage codifié (la couleur, le chromatisme, le ton, l'harmonie...). Cette passerelle entre les arts visuels, plastiques, scéniques et sonores est au coeur des contributions réunies dans ce volume autour d'une réflexion commune, développée à l'occasion du 12e Congrès International du Groupe de Réflexion sur l'Image dans le Monde Hispanique (Grimh). Plus de 30 chercheurs universitaires, spécialistes du monde hispanique - avec quelques incursions dans les images et musiques d'ailleurs -, proposent une approche interdisciplinaire de l'image et de la musique, en français et en espagnol, de l'époque médiévale au XXIe siècle, où la musique traverse le champ de l'image, et où elles s'alimentent mutuellement. La pluralité des disciplines abordées (histoire de l'art, littérature, musicologie, psychanalyse...) contribue à la richesse de l'ouvrage, portant sur différents supports d'analyse : le cinéma, la peinture, la bande dessinée, la photographie, la sculpture et plus encore, autour des relations entre texte, image et musique, des arts scéniques, plastiques et visuels en lien avec la musique, qu'elles viennent d'Espagne et d'Amérique latine, avec une ouverture sur le monde et sur d'autres cultures.
Joaquin Sorolla y Bastida (1863-1923), peintre espagnol, est surnommé "le peintre de la lumière". Profondément touché par Velázquez, mais aussi par El Greco et par Goya, dans ses premières années, Sorolla passe ensuite par une étape de réalisation d'oeuvres de critique sociale et costumbristas, avant de développer un style bien plus personnel où la lumière est toujours la grande protagoniste. Artiste à l'oeil aiguisé, Sorolla accorde tout autant d'importance à sa composition qu'à l'utilisation d'une palette chromatique assez large, même si ce sont la lumière et l'utilisation de la valeur blanche qui confèrent à la plupart de ses toiles une luminosité si présente, voire écrasante de chaleur. Son style se situe à la croisée du naturalisme en peinture, de l'impressionnisme, du post-impressionnisme et de ce que l'on appellera aussi le luminisme dont il est l'un des plus grands représentants. Huit spécialistes de la peinture espagnole, enseignants-chercheurs français et mexicains, se penchent sur l'oeuvre de ce peintre à travers trois approches : la première délimite le cadre esthétique et le contexte historique dans lequel le Valencien s'inscrit et développe son activité. La deuxième propose des analyses d'oeuvres particulières, autour de l'ombre et la lumière, des jeux de transparences et des reflets, ou encore de motifs picturaux, comme les voiles ou la maternité. Enfin, la dernière regroupe les études des relations inter-artistiques et les parallélismes entre des créateurs d'une même époque, mais aussi la projection de l'oeuvre sorollesque à travers les siècles, avec l'héritage et les présences intericoniques de Sorolla au XXIe siècle.
Ce recueil a été, en partie, inspiré à l'auteur par Georges Perec et son "Je me souviens" ; bribes de souvenirs et de petits morceaux du quotidien qu'il égrène au fil des pages. L'auteur, à son tour, convie les lecteurs à un voyage à travers les arcanes de ses souvenirs. Là encore, il n'est pas question de la grande Histoire avec ses soubresauts violents et ses monstres sacrés, mais de petites choses, enfouies dans le tréfonds de la mémoire, qui ressurgissent un beau jour. Un livre, un film, une chanson, une odeur de cuisine, un baiser, une tragédie médiatisée, un spectacle, la vie d'écolier, une émission télévisée, ou quelque chose d'encore plus banal, "arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie".
Conforto Giuliana ; Vilardo Salvatore ; La Poulich
Sommes-nous immergés dans la matrice d'une réalité virtuelle ? Nous vivons dans une illusion humaine révélée scientifiquement par l'utilisation dominante de la lumière électromagnétique en tant que moyen d'observation. Cette lumière n'est reflétée que par la matière observée qui, selon les calculs, représente 5 % de la masse universelle totale. En recherchant les 95 % restant de masse noire - que l'on sait calculer mais qu'on ne peut observer - la science se trouve secouée par une crise profonde, incapable d'expliquer des événements sans précédent qui bouleversent le monde à un rythme croissant. "Il y a une autre Lumière !" ont toujours dit les savants et poètes d'antan. Cette autre Lumière a été découverte au Cern, dans les années 1980, et est appelée "courant neutre faible". Invisible à nos yeux, mais perçue par nos cellules, son existence avait été suggérée par nos ancêtres. Nous sommes arrivés au temps de l'Apocalypse, qui n'est pas la fin du monde mais la révélation de l'Etre Organique dont nous, les humains, pourrions être des "cellules". Cet être ressemble à un Embryon Géant. Il est observé aux Extrêmes Ultraviolets et a une taille 4 à 5 fois plus grande que celle de la Terre vue en fréquences optiques. Il est immergé dans une "grotte étoilée", la magnétosphère terrestre, elle-même en forme de pomme. Cela explique pourquoi "manger la pomme" constitue le "péché originel" dont nous pouvons enfin nous libérer... si toutefois nous le voulons ! Cet ouvrage, en ignorant les frontières artificiellement dressées entre les disciplines, apporte un éclairage définitif sur la signification des découvertes actuelles sur le plan humain et confirme ce qui a été annoncé depuis la plus Haute Antiquité.
Résumé : Doménikos Theotokópoulos, dit Le Greco (1541-1614), peintre crétois établi en Espagne en 1576, a longtemps été un artiste controversé, autour duquel un mystère s'est forgé. Il apprend des plus grands comme le Titien, Véronèse ou Tintoret. Son art est incomparable : peintures religieuses, figures gigantesques et allongées, héritées du maniérisme, couleurs éclatantes, compositions complexes et déséquilibrées pour l'époque. Le Greco est témoin de son temps : Concile de Trente, construction du Palais-Monastère de l'Escorial, et règne de Philippe II. En 1908, c'est en ces termes que Manuel B. Cossío définit son style : "Synthèse parfaite de l'orientalisme et de l'occidentalisme ; héritage de la pure expression spirituelle, de l'intimisme et des canons byzantins ; [... ] la dignité, l'acrimonie, l'exaltation, le mysticisme castillans. Son art restera comme l'effort le plus brillant et le plus abouti pour transmettre à la toile la dynamique pure, la frénésie spirituelle, le mouvement". Huit spécialistes de la peinture espagnole, universitaires français et espagnols, se penchent sur l'oeuvre de ce peintre à travers trois approches : cadre esthétique et contexte historique ; analyses d'oeuvres autour de la technique, des couleurs et des perspectives, ou encore motifs picturaux (Vierge, Véroniques, Annonciation) ; études des relations inter-artistiques et transdisciplinaires (le Greco dans la poésie) mais aussi la projection de son oeuvre à travers les siècles, sa réinterprétation dans l'art contemporain.