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América N° 29 : Le paysage. Volume 2
Giudicelli Christian ; Kanev Venko ; Aínsa Fernand
SORBONNE PSN
18,30 €
Épuisé
EAN :9782878542721
Etudier le paysage c'est se placer à ce point où convergent la réflexion sur le réel et sur l'imaginaire, où se rencontrent nature et culture. Le paysage est un élément du monde sensible, il n'existe qu'en fonction d'une perception (sans observateur, un paysage est semblable à l'univers dont parle Pascal, il existe, mais lui n'en sait rien). Voir l'espace en tant que paysage est déjà une construction de l'esprit et pas seulement une perception de l'œil ; celle-ci d'ailleurs passe par une représentation, elle est toujours une recréation, ce qui pose le problème de l'encodage utilisé. Une médiation s'est imposée, celle d'un genre artistique ou d'une forme énonciative, celle du lieu, de l'époque, de la culture dans laquelle est observé et représenté et commenté le paysage. L'imaginaire et toutes ses facettes y ont la part belle, les paysages renvoient à de multiples traits culturels. Le numéro 26 de la revue América a offert une première série de travaux sur ce sujet. La deuxième série que voici accorde la plus grande part de son attention à l'imaginaire littéraire, dans sa relation avec les données naturelles et les forces élémentaires. Le paysage urbain est un deuxième volet, envisagé parfois comme volonté socio-culturelle de transformation de l'espace habité. Par-dessus tout, c'est un lieu vivant, empreint de poésie et dont l'écriture se prête à de multiples jeux du langage et de l'esprit.
Cette pièce de théâtre met en scène un homme seul, avec savie, du début à la fin, qui se raconte à travers quelquesépisodes clé, ou tout au moins qu?il considère tels, de sonexistence ? ou de son inexistence?: "Une femme pas bête,encore désirable, qui exerce un métier très supérieur au mienquestion fric. S?est trompée en me trompant et le reconnaît.""Quelques maîtresses pour passer le temps." "Des enfantsdevenus une belle jeune fille et un beau jeune homme." "Unmétier pas terrible (voir plus haut), mais solide." "Une autoque je change tous les trois ans." "Des vacances au soleil, auSud de l?Europe ou au Nord de l?Afrique, dans des hôtelsparfaitement propres." "En vrac: des livres, la télé, des films,des disques, une oeuvre abstraite achetée à l?exposition d?unpeintre inconnu. Diverses cartes: a) de crédit, b) du syndicat,c) électeur." "Etc., etc." "Une vie, quoi. Une vie." Tour depiste sera créé du 7 au 28 juillet 2012 au théâtre Les CorpsSaints durant le Festival Off d?Avignon, puis repris à Paris authéâtre Les Déchargeurs à partir du 30 octobre 2012. AvecStéphane Hillel. Mise en scène de Jacques Nerson. Décor etcostume de Claire Belloc. Spectacle produit par LesDéchargeurs/Le Pôle.
Résumé : José, jeune Portugais, homme à tout faire dans un hôtel, prostitué à l'occasion, voudrait conquérir l'Amérique, celle des films, des westerns, pour l'offrir à Marie, la petite bonne qui l'aime d'un amour craintif, prête à le suivre jusque dans la mort. Autour d'eux gravitent les figures tutélaires (et dérisoires) de leur destin : Jacques, l'écrivain, un ancien protecteur de José ; la "baronne", gérante de l'hôtel, séduite par la jeunesse du garçon ; le père de Marie qui, veuf inconsolable, sombre dans l'alcool et la folie. José et Marie s'enfuient à la poursuite de leurs rêves. Ils voulaient l'Amérique. Leur voyage se termine sur une grande plage du Languedoc de façon inéluctable. Mais avant, il y aura eu juste un peu de temps pour un véritable amour.
Résumé : Une nuit d'été dans une station balnéaire. Sept personnages jouent un jeu dont ils ne savent pas où il va les mener. Jeunes pour la plupart, ils obéissent à leur instinct, à leur désir secret. Certains croient aux amours soudaines, d'autres doutent d'une réalité où ils ont du mal à trouver leur place. Le monde bourgeois se lézarde. Rimbaud est appelé en renfort. Cela suffira-t-il pour que le jour qui vient apporte, plus qu'un espoir, une renaissance ?
Résumé : Christian Giudicelli abandonne pour un temps la forme romanesque afin de nous entraîner dans un vagabondage littéraire en Italie (Rome, Venise, Naples, Florence). Confessions à mi-voix, remarques sur le temps qui passe et plus rarement sur celui qu'il fait, rêverie enchantée et ironique - ce livre est le compagnon de voyage idéal. Pour la première fois, Christian Giudicelli, écrivain âpre et secret, se confie, se souvient. Raconter un pays, c'est raconter sa vie dans un pays. Qu'est-ce qui compte le plus, le Colisée ou les personnes qui nous ont accompagnés au Colisée ? Quartiers d'Italie, ce sont les images de plusieurs séjours rassemblées en un récit mélancolique et sensuel, où les regrets et les joies de l'auteur deviennent les nôtres.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.