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Du religieux, du théologique et du social. Traversées et déplacements
Gisel Pierre
CERF
20,90 €
Épuisé
EAN :9782204098403
Cet ouvrage donne un aperçu des derniers travaux de l'auteur. Articulés à une mutation affectant le religieux au coeur du social occidental qui fait éclater les circonscriptions établies (philosophie, théologie, sciences des religions, sciences humaines), par-delà la diversité des héritages et des manières de considérer l'humain, ce qui le traverse, le mobilise et l'affecte. La première partie touche des modifications dans l'approche des phénomènes en cause. Où sont en jeu les motifs de la transcendance, de l'immanence, de la singularité, de ce qui arrive à nos sociétés, de ce qui les travaille et s'en dérobe. La deuxième partie reprend des dossiers d'histoire contemporaine de la théologie. Où se font voir des déplacements significatifs: la centralité ou non d'une question portant sur de l'ultime, le statut de ce qui apparaît comme nouveauté, une prise en compte des pratiques, ce que peut entraîner un regard sur la mystique, la mise en cause d'un anthropocentrisme, un nouveau positionnement des acteurs (à l'occasion du créationnisme). La troisième est centrée sur ce qui est allégué comme fondement, mémoire ou référence. Une question cruciale au coeur des traditions religieuses et de nos sociétés, liée aux recompositions d'identité, de rapports au monde et à altérité. Que l'auteur examine à propos de deux motifs: le texte biblique et ce dont il est investi, l'homme Jésus et sa construction comme figure.
Qu'est-ce que la théologie ? Est-ce un discours doctrinal, lié à telle religion particulière ? Ou faut-il d'abord entendre, par théologie, un type de réflexion et de problématisation d'allure philosophique ? Cet ouvrage tente de présenter et de valider la seconde option. Il dessine un axe d interrogation qui traverse l'histoire de l'Occident, dans sa variété et ses changements. Cette interrogation remonte à Platon : il y a théologie quand on se demande ce qu'il en est du divin mis en scène par les poètes et les porteurs de mythes racontant des histoires de dieux.. Concrètement, la théologie traverse aussi des discours doctrinaux, avec des risques d'idéologisation, mais avec des capacités de décentrement et de critique également. Cet ouvrage réfléchit à un héritage complexe et ambivalent, qui marque chacun, quels que soient ses liens ou son absence de lien au religieux. Il propose des orientations et balise un champ de problèmes en même temps qu'il précise bien des points touchant au christianisme. . . Professeur à l'Université de Lausanne et professeur invité dans de nombreuses universités internationales, Pierre Gisel est notamment l'auteur de: Les monothéismes. Judaïsme, christianisme, islam (Labor et Fides, 2006) et de Qu'est-ce qu'une religion ? (Vrin, 2007). Il a dirigé la publication de l'Encyclopédie du protestantisme (Puf, 2006).
Résumé : Les sociétés contemporaines tendent à ne plus connaître que les réalités individuelles et une perspective générale hors déterminations spécifiées. D'où la mise à l'écart de toute tradition, religieuse ou culturelle, et un refoulement de ce qui les portait. Cet ouvrage entend promouvoir une reconnaissance de la pluralité des voies de l'humain, mais sans juxtaposition communautariste, et préconise la mise en place de conditions de confrontations sur fond de différends fructueux et d'hétérogénéité foncière. C'est peut-être notre seule chance pour l'avènement de chacun et un renouvellement social. Cela passera par des enjeux à faire réapparaître à l'encontre d'insidieuses neutralisations, et requiert des régimes de raison divers mais tous développés suivant un mode de rationalité publique. Sont ici en cause nos identités, nos rapports au passé et nos imaginations d'avenir, ainsi que ce qui nous y mobilise.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones