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L'hypothèse Dieu. Débat avec les croyants
Giroux Jocelyn ; St-Arnaud Yves ; Dufresne Jacques
LIBER CANADA
28,01 €
Épuisé
EAN :9782895785194
Depuis toujours, philosophes, théologiens et scientifiques soumettent à la pensée critique les représentations que l?humanité conçoit pour donner un sens à l?invérifiable. Il s?ensuit une argumentation. On passe alors d?une simple quête de sens à une quête de vérité. Les plaidoyers pour l?immanence ou pour la transcendance présument la possibilité de s?approcher de cette vérité tout en reconnaissant qu?elle ne sera jamais atteinte définitivement. Dans cet essai, les auteurs se postent au carrefour que nous imposent les limites du savoir pour débattre des mérites respectifs des deux voies qui s?offrent à l?homme en quête de sens : celle de la transcendance - une vision spiritualiste pour désigner une entité matérielle distincte de la nature observable - et celle de l?immanence - qui suppose que la nature est autosuffisante et que tout ce qui est spirituel s?expliquerait par l?émergence progressive de la vie sur terre et de la conscience humaine. La démarche des auteurs ne repose pas uniquement sur la raison, mais sur un présupposé de toute argumentation. Leur quête de vérité met en opposition des croyants et des non-croyants. L?agnostique qui se veut neutre en matière de croyance se fait le chien de garde de tout dérapage que pourrait entraîner l?enthousiasme, athée ou non. Transcendance ou immanence ? La réponse relève des convictions personnelles puisque nous sommes destinés à "vivre sans savoir". La controverse est ouverte, elle permet à chacun de se situer. C?est la portée du débat auquel sont invités les lecteurs.
La définition de la santé et de la maladie revêt des enjeux théoriques et pratiques considérables dans les sociétés contemporaines. Or, la philosophie a un rôle à jouer, ne serait-ce que pour clarifier le sens de ces termes, ambigus et plurivoques, analyser la part des normes et des valeurs quils contiennent et, si possible, proposer des définitions. Cétait la conviction de Georges Canguilhem qui, dans sa thèse publiée en 1943, défendit lirréductible normativité de la santé et de la vie. Depuis 1970, la philosophie de la médecine, principalement anglo-saxonne, a apporté dimportants et riches développements. Ce livre présente la théorie analytique et bio-statistique de Christopher Boorse et celle, holiste, qui repose sur la notion de capacité à agir, de Lennart Nordenfelt, en mettant en évidence les liens et approfondissements quelles apportent par rapport aux thèses de Canguilhem.
Résumé : Plus qu'un régime, le véganisme est un mode de vie. Né au milieu du XXe siècle en opposition avec le carnisme, ce mouvement interdit à ses adeptes d'utiliser des produits ou des services issus de l'exploitation des animaux, dont il promeut l'émancipation. Or, à l'heure où les animaux sont exploités et tués dans des proportions jusqu'ici inégalées, les consommateurs se montrent de plus en plus sensibles aux arguments des véganes, qui popularisent les travaux des théoriciens des droits des animaux. Il faut dire que les dernières découvertes en matière de nutrition et de sciences de l'environnement ne leur donnent pas tort. C'est l'occasion pour les auteurs de cet essai de montrer que la société que les véganes appellent de leurs voeux (et qu'ils préfigurent par leurs pratiques quotidiennes) repose sur une conception élargie de la justice. Une justice selon laquelle tous les êtres doués de sensibilité sont liés les uns aux autres par une solidarité universelle.
Résumé : Plus qu'un régime ou un mode de vie, le véganisme est un mouvement social et politique visant à libérer les animaux du joug humain. S'opposant au carnisme, les véganes renoncent autant que possible à utiliser des produits ou des services issus de leur exploitation. Leurs arguments rencontrent aujourd'hui un écho de plus en plus favorable parmi les consommateurs, alors même que les animaux, sur terre et dans la mer, n'ont jamais été tués dans de si grandes proportions. Cet essai est l'occasion pour ses auteurs de montrer que la société que les véganes appellent de leurs voeux (et préfigurent par leurs pratiques quotidiennes) repose sur une conception élargie de la justice. Une justice qui devrait embrasser l'ensemble des êtres doués de sensibilité.
Résumé : Cet ouvrage présente, sans autre connaissance préalable pour le lecteur qu'une certaine familiarité avec l'analyse mathématique, l'essentiel de la théorie des fonctions d'une variable complexe. Il conviendra donc aux étudiants universitaires de licence ainsi qu'aux futurs ingénieurs. Il traite des nombres complexes, des fonctions holomorphes, du théorème et de la formule de Cauchy, des séries de Taylor et de Laurent, du calcul des résidus et de ses applications aux calcul de transformées de Fourier et d'autres intégrales, de la représentation conforme, des fonctions homographiques et des fonctions harmoniques culminant avec le problème de Dirichlet. Le ton est informel mais le traitement est mathématiquement rigoureux. De nombreux exercices, accompagnés de leur solution, permettront au lecteur de bien assimiler le sujet.
Anthropologue, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, David Le Breton est spécialiste de l'anthropologie du corps et des conduites à risques des jeunes. Il a publié sur ces thèmes de nombreux articles et plusieurs ouvrages - entre autres, Anthropologie du corps et modernité, L'adieu au corps, Passions du risque, Signes d'identité. Piercings, tatouages et autres marques corporelles. Ses travaux ont contribué à renouveler les études sur le corps et les multiples enjeux sociaux et éthiques qui lui sont associés dans la société contemporaine. Engagé sur la place publique dans les débats entourant ces questions, il propose une vision critique de certaines des valeurs dominantes qui fondent la modernité.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.
L'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est souvent pas prise en compte. Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances. Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. C'est à pareille description de l'éthique, du monde des affaires et des médias que procède cet ouvrage, qui fait chaque fois apparaître non seulement la complexité des sociétés contemporaines, mais également le sens des responsabilités qu'elles appellent et favorisent.
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.