Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Science et territoires de l'ignorance
Girel Mathias
quae
18,00 €
Épuisé
EAN :9782759225910
L'ignorance peut être autre chose que la pure absence de savoir ou que le simple fait d'être privé de connaissances possédées par d'autres. Elle peut être domptée et moteur de la science, elle peut aussi être produite : les grandes découvertes posent de nouvelles questions, révèlent des ignorances intéressantes pour la communauté. Quels sont les variétés et les modes de l'ignorance, et pourquoi est-il essentiel d'en tenir compte dans les débats environnementaux et sanitaires ? Lorsqu'elle est " produite ", comme l'estiment certains, comment l'est-elle ? L'ouvrage répond à ces questions et, au-delà de l'opposition tranchée entre l'ignorance conçue comme front de la science et l'ignorance stratégique, explore une véritable " zone grise " qui constitue une grande partie du paysage : conflits d'intérêt, débats sur les sources de financement de la recherche, phénomènes de surenchère dans la communication autour de découvertes scientifiques, manquements à l'intégrité scientifique, silence sur les résultats négatifs?
Considéré par Bergson comme le plus grand philosophe de son temps, William James est surtout l'un des fondateurs (avec Charles S. Peirce et John Dewey) du pragmatisme, c'est-à-dire de l'un des courants philosophiques majeurs du XXe siècle. Malgré la perte d'influence que son ?uvre a connue progressivement aussi bien dans le monde anglo-saxon qu'en Europe continentale, du fait de l'émergence de la philosophie analytique héritière de Frege et de Russell, de l'empirisme logique issu du Cercle de Vienne, d'un côté, de la phénoménologie et du courant herméneutique, de l'autre, la philosophie de James frappe par l'originalité et la radicalité de ses thèses : une critique radicale de la notion de conscience et du dualisme qu'elle sous-tend, dont se fait l'écho un texte de 1905, rédigé en français et reproduit ici même ; un " empirisme radical " qui, au rebours de l'empirisme classique, ne part pas d'une poussière de sensations pour tenter de reconstruire, à partir d'elles, l'unité de l'expérience, mais recourt à une " expérience pure ", intégrale, fluente et réfractaire à la distinction du sujet et de l'objet ; une conception du soi (self) qui refuse de faire fond sur un moi substantiel et spirituel pour rendre compte de l'unité de la personne, mais accorde un rôle prépondérant, sinon exclusif, au corps ; une conception comportementale de la croyance et de la vérité. William James entretient, en outre, un débat permanent avec ses contemporains : de Pierce à Bergson, de Dewey à Mach ou à Helmholtz, de Spencer à Russell. Son ?uvre se trouve ainsi au c?ur d'un réseau de problèmes qui dessinent la cartographie de la philosophie de ce siècle.
Cavell Stanley ; Ferron Nathalie ; Girel Mathias ;
Résumé : Le livre que vous avez entre les mains s'inspire d'un cycle de cours que Stanley Cavell dispensa à l'université de Harvard : les mardis étaient consacrés aux grands textes de la philosophie morale, les jeudis aux chefs-d'oeuvre de l'âge d'or du cinéma hollywoodien. La composition de ce livre qui fait alterner un chapitre sur un philosophe avec un chapitre sur un film, reflète à la fois les circonstances de son élaboration et son ambition : nous replonger dans la salle de cours, nous faire redécouvrir et la philosophie et le cinéma. La plupart des histoires de la philosophie moderne relèguent au second plan sa vocation morale ; en ouvrant ce livre avec le philosophe américain Emerson et en le refermant avec Platon, Stanley Cavell nous invite au contraire à refuser l'éclatement de la philosophie en domaines séparés et à restituer à la philosophie morale toute sa place. Le cinéma ne tient pas lieu ici d'"illustration" philosophique : il ouvre au spectateur-lecteur une voie nouvelle, loin de tout conformisme, en faisant naître des questions que certaines théories philosophiques (voir les chapitres sur Kant, Mill ou Rawls, par exemple) n'ont parfois pas su formuler. Ces films magiques (New York-Miami, La Dame du vendredi, Indiscrétions, Cette sacrée vérité...) parlent du corps, du mariage, de l'aspiration à une vie et à un moi meilleurs, de l'éducation, des femmes, de la politique. Ils incarnent le perfectionnisme à travers l'une de ses caractéristiques constantes : la conversation. C'est peut-être cette dernière qui fournit l'instrument le plus efficace pour lutter contre la mélancolie, le cynisme ou le snobisme qui empêchent parfois de "désirer le monde et de désirer qu'il change".
Daled Pierre-Frédéric ; Girel Mathias ; Queyroux N
Résumé : En 1943, au terme d'études de médecine entamées en 1936, l'agrégé de philosophie Georges Canguilhem (1904-1995) soutient une thèse de doctorat en médecine intitulée Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique. Eclairant de manière magistrale l'histoire du concept de norme, distinguant anomalie et anormalité dans le fonctionnement organique, soutenant que la "maladie" doit être rapportée à la mesure du sujet individuel que constitue le patient évaluant son propre état, cette thèse demeure le plus célèbre de ses ouvrages. Mais qui a contribué à cette célébrité? Quelle est l'histoire de la réception de l'Essai ? Qu'est-ce qui en a fait une référence majeure, y compris dans le domaine de la psychiatrie ou de la psychanalyse ? Et, plus de quatre-vingts ans après, quelles hypothèses et quels concepts de ce livre décisif ont gardé toute leur pertinence sur le plan philosophique, biologique ou médical ?
Dans la classe de Sophie, tous les enfants préparent le spectacle de fin d'année. Tous... sauf Abou. Il ne fait aucun bruit avec son petit tambour, comme s'il cachait un terrible secret. Comme si jouer du tambour lui rappelait son grand-père et son tam-tam, dans son village d'Afrique ravagé par la guerre...
Sans en avoir toujours conscience, nous cohabitons constamment avec des microbes, qu'ils se trouvent sur ou dans notre corps ou qu'ils soient présents dans les environnements que nous fréquentons. Certains d'entre eux nous sont depuis longtemps indispensables. Il est connu que le pain, le vin ou encore le café nécessitent une fermentation réalisée par des microbes. Mais savez-vous qu'utiliser certains microbes permet de réduire le recours aux conservateurs chimiques dans les aliments ? Que l'usage de virus propose une alternative aux antibiotiques ? Que la police scientifique de demain résoudra peut-être des crimes grâce à nos microbiotes ? Ou encore que certaines bactéries nous mettent d'humeur joyeuse ? Que les microbes peuvent favoriser nos cultures car ils interagissent naturellement dans le sol avec toutes les plantes ? Certes, ils peuvent causer des infections, et des précautions d'hygiène restent nécessaires. Mais vous découvrirez aussi que certaines organisations microbiennes en biofilms nous protègent contre des microbes pathogènes. Dans ce livre, dix personnages d'une famille, selon leur âge et leurs activités, nous présentent les actions, bénéfices et opportunités des bactéries, virus, levures, champignons et autres micro-organismes.
Pour la première fois en langue française, cet ouvrage présente les principales méthodes de détection et d'identification des champignons pathogènes transmis par les semences (potagères, fourragères, céréales et autres espèces de grande culture). Plus de 110 espèces fongiques font l'objet d'une fiche descriptive qui comprend : un rappel de la maladie, sa localisation sur la graine, les méthodes d'analyse disponibles, les critères d'identification, les symptômes présents au niveau des jeunes plantules et la fréquence d'apparition du champignon au cours des années. Ce livre est destiné tout particulièrement aux ingénieurs et techniciens chargés du contrôle de la qualité des semences. Il s'adresse aussi aux étudiants, aux expérimentateurs de terrain, aux agriculteurs multiplicateurs et, d'une manière générale, à tous les utilisateurs de semences.
Destiné aux étudiants, enseignants et praticiens phytosanitaires, cet ouvrage présente, de façon simple et didactique, l'état des connaissances dans le domaine de la protection des cultures contre les invertébrés. Les fondements et les principales méthodes de lutte sont ici décrits ainsi que les dangers et les échecs d'une lutte toute chimique ou toute biologique ; le concept de protection intégrée prend alors toute son importance dans la mesure où il offre dès maintenant aux décideurs et praticiens des solutions concrètes aux problèmes posés par une gestion raisonnée des systèmes de production.