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Philosophie N° 64, décembre 1999 : William James
Girel Mathias ; Worms Frédéric ; Lapoujade David
MINUIT
9,91 €
Épuisé
EAN :9782707316974
Considéré par Bergson comme le plus grand philosophe de son temps, William James est surtout l'un des fondateurs (avec Charles S. Peirce et John Dewey) du pragmatisme, c'est-à-dire de l'un des courants philosophiques majeurs du XXe siècle. Malgré la perte d'influence que son ?uvre a connue progressivement aussi bien dans le monde anglo-saxon qu'en Europe continentale, du fait de l'émergence de la philosophie analytique héritière de Frege et de Russell, de l'empirisme logique issu du Cercle de Vienne, d'un côté, de la phénoménologie et du courant herméneutique, de l'autre, la philosophie de James frappe par l'originalité et la radicalité de ses thèses : une critique radicale de la notion de conscience et du dualisme qu'elle sous-tend, dont se fait l'écho un texte de 1905, rédigé en français et reproduit ici même ; un " empirisme radical " qui, au rebours de l'empirisme classique, ne part pas d'une poussière de sensations pour tenter de reconstruire, à partir d'elles, l'unité de l'expérience, mais recourt à une " expérience pure ", intégrale, fluente et réfractaire à la distinction du sujet et de l'objet ; une conception du soi (self) qui refuse de faire fond sur un moi substantiel et spirituel pour rendre compte de l'unité de la personne, mais accorde un rôle prépondérant, sinon exclusif, au corps ; une conception comportementale de la croyance et de la vérité. William James entretient, en outre, un débat permanent avec ses contemporains : de Pierce à Bergson, de Dewey à Mach ou à Helmholtz, de Spencer à Russell. Son ?uvre se trouve ainsi au c?ur d'un réseau de problèmes qui dessinent la cartographie de la philosophie de ce siècle.
Grand-père glissait bien. Peut-être est-ce pour cela que je l'aimais. Avec l'humour troublant qu'on lui connaît, François Morel livre ici l'histoire douce-amère d'un bonheur terrifiant. Stéphane Girel l'illustre avec force et poésie.
Résumé : L'ignorance peut être autre chose que la pure absence de savoir ou que le simple fait d'être privé de connaissances possédées par d'autres. Elle peut être domptée et moteur de la science, elle peut aussi être produite : les grandes découvertes posent de nouvelles questions, révèlent des ignorances intéressantes pour la communauté. Quels sont les variétés et les modes de l'ignorance, et pourquoi est-il essentiel d'en tenir compte dans les débats environnementaux et sanitaires ? Lorsqu'elle est " produite ", comme l'estiment certains, comment l'est-elle ? L'ouvrage répond à ces questions et, au-delà de l'opposition tranchée entre l'ignorance conçue comme front de la science et l'ignorance stratégique, explore une véritable " zone grise " qui constitue une grande partie du paysage : conflits d'intérêt, débats sur les sources de financement de la recherche, phénomènes de surenchère dans la communication autour de découvertes scientifiques, manquements à l'intégrité scientifique, silence sur les résultats négatifs?
Dans la classe de Sophie, tous les enfants préparent le spectacle de fin d'année. Tous... sauf Abou. Il ne fait aucun bruit avec son petit tambour, comme s'il cachait un terrible secret. Comme si jouer du tambour lui rappelait son grand-père et son tam-tam, dans son village d'Afrique ravagé par la guerre...
Résumé : Au travers des textes de Charles S. Peirce se fait jour une démarche tout à fait originale, au carrefour de la logique, de la phénoménologie et de la sémiotique. Il s'agit bien du signe, mais sa théorie s'organise selon des catégories très différentes de celles auxquelles nous sommes habitués, et ces catégories ne sont établies qu'après une minutieuse enquête sur les phénomènes. Il en résulte une classification et une description où Peirce met l'accent sur la façon dont le signe agit et s'ouvre sur une chaîne d'interprétants qui peut être infinie. Peirce a ainsi donné à la sémiotique son orientation propre, très distincte du programme saussurien.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.