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Intégrations en Amérique du Sud
Girault Christian
SORBONNE PSN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782878544732
Entre l'Etat Nation et le monde globalisé, la "Grande Région" est devenue un maillon essentiel des relations internationales. La Région Amérique du Sud, longtemps absente de la scène internationale, commence à apparaître comme un ensemble géopolitique relativement autonome par rapport à la Puissance du Nord et comme un partenaire stratégique possible de l'Europe. Ses ressources considérables (en eau, en biodiversité, en territoires agricoles, en produits miniers et en énergie) et les avantages d'une situation pacifiée dans une zone dénucléarisée en font une Région potentiellement riche et porteuse d'avenir. Après plusieurs décennies d'expériences inabouties, la création de l'Union Sud - Américaine (UNASUR - UNASUL) en 2008 montre que l'intégration régionale peut redémarrer sur des bases solides. C'est à ces processus d'intégration et à l'émergence de cette nouvelle Région qu'est consacré cet ouvrage collectif, fruit d'une coopération pluridisciplinaire (droit, économie, science politique, géographie) et internationale (France, Brésil, Chili, Colombie).
Le monde actuel procède évidemment des mutations intervenues au cours du XIXe siècle. Evoquer aujourd'hui les nationalismes, c'est obligatoirement faire référence aux mouvements de fonds intervenus alors en Europe, qui créèrent ces Etats nations dominateurs des relations internationales. Pour bien comprendre la décolonisation, il faut nécessairement connaître la colonisation, qui trouvera son apogée entre 1870 et 1914. Il faut aussi s'interroger sur le sens des impérialismes alors triomphants. Qui pourrait enfin nier qu'un monde nouveau, celui du XXe siècle, a été engendré par la très grande Guerre mondiale, celle de 1914 ? Mais comment un tel conflit, véritable guerre civile européenne, a-t-il pu naître ? Cet ouvrage apporte des clefs indispensables à la compréhension des réalités actuelles qui sont fournies. Jamais le retour vers le passé n'a paru plus indispensable qu'en cette fin du XXe siècle, lorsque tant de constructions politiques et idéologiques s'effondrent et que tant de réflexes nationalistes, que l'on croyait dépassés, surgissent à nouveau avec force. L'histoire des relations internationales veut rendre compte non seulement de l'histoire diplomatique, mais encore des relations économiques internationales et de la conjoncture, des modifications dans les mentalités collectives. Cette " Belle Epoque " connaissait un certain type de diplomatie dominée par des personnalités comme Bismarck, Salisbury, Delcassé ; c'était aussi le moment où l'Europe, conquérante du monde, croyait en la force dominante de sa civilisation. Le protectionnisme quasi général n'empêchait pas la croissance.
Résumé : La problématique générale de l'implantation sert de point de départ et permet une réflexion sur le phénomène communiste. Pour comprendre la nature des mutations qui traversent le communisme français, un des modèles possibles parmi les communismes mondiaux, il faut établir des liens forts entre le milieu, les idéologies, les phénomènes culturels, les systèmes politiques, les individus, les impulsions nationales et internationales. Autant de composantes qu'il faut analyser dans leur globalité en dégageant les rapports entre les groupes sociaux dans des cadres précis, les projets politiques, les influences réciproques. Un ensemble de points forts apparaissent : les contraintes d'un héritage, les luttes plus englobantes, les effets des pratiques locales, le territoire social comme enjeu politique, les questions nouvelles posées par l'inscription nationale dans un cadre fortement internationalisé, le rôle de l'entreprise, le groupe enseignant. Les valeurs communistes occupent une position variable et laissent la place pour d'autres orientations car le communisme ne fonctionne jamais en vase clos. Cet ouvrage résulte du séminaire de DEA, organisé dans le cadre de la Convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, l'Université Partis 13 et le centre de recherches sur l'Espace, les Sociétés et les Cultures, sous la direction de Jacques Girault.
Résumé : Pour comprendre les nationalismes actuels, il est obligatoire de revenir au XIXe siècle, qui crée en Europe les Etats-nations dominateurs des relations internationales. Il faut connaître la colonisation, qui trouve son apogée entre 1870 et 1914. Il faut aussi s'interroger sur le sens des impérialismes. Enfin, il faut saisir les causes de la Première Guerre mondiale, véritable guerre civile européenne qui engendre un monde nouveau, celui du XXe siècle. Ce livre, qui traite non seulement de l'histoire diplomatique, mais aussi des relations économiques internationales et des mutations culturelles, propose une approche globale des relations internatoniales.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.