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DES COMMUNISTES EN FRANCE (ANNEES 1920-ANNEES 1960)
GIRAULT
PUB SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859444464
La problématique générale de l'implantation sert de point de départ et permet une réflexion sur le phénomène communiste. Pour comprendre la nature des mutations qui traversent le communisme français, un des modèles possibles parmi les communismes mondiaux, il faut établir des liens forts entre le milieu, les idéologies, les phénomènes culturels, les systèmes politiques, les individus, les impulsions nationales et internationales. Autant de composantes qu'il faut analyser dans leur globalité en dégageant les rapports entre les groupes sociaux dans des cadres précis, les projets politiques, les influences réciproques. Un ensemble de points forts apparaissent : les contraintes d'un héritage, les luttes plus englobantes, les effets des pratiques locales, le territoire social comme enjeu politique, les questions nouvelles posées par l'inscription nationale dans un cadre fortement internationalisé, le rôle de l'entreprise, le groupe enseignant. Les valeurs communistes occupent une position variable et laissent la place pour d'autres orientations car le communisme ne fonctionne jamais en vase clos. Cet ouvrage résulte du séminaire de DEA, organisé dans le cadre de la Convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, l'Université Partis 13 et le centre de recherches sur l'Espace, les Sociétés et les Cultures, sous la direction de Jacques Girault.
Résumé : Pour comprendre les nationalismes actuels, il est obligatoire de revenir au XIXe siècle, qui crée en Europe les Etats-nations dominateurs des relations internationales. Il faut connaître la colonisation, qui trouve son apogée entre 1870 et 1914. Il faut aussi s'interroger sur le sens des impérialismes. Enfin, il faut saisir les causes de la Première Guerre mondiale, véritable guerre civile européenne qui engendre un monde nouveau, celui du XXe siècle. Ce livre, qui traite non seulement de l'histoire diplomatique, mais aussi des relations économiques internationales et des mutations culturelles, propose une approche globale des relations internatoniales.
Résumé : Pour comprendre le poids de l'éducation en France dans son rapport avec la société, il faut mettre au centre des évolutions les enseignants qui forment un groupe hétérogène, perméable aux idéologies. Par leurs associations, ils participent aux luttes et aux mouvements d'opinions qui traversent la société française. Avec leur élargissement progressif, conséquence de " l'explosion scolaire ", après la Deuxième Guerre mondiale, ils font des choix politiques, transmettent les valeurs fondamentales du régime dominant tout en conservant leurs distances par rapport aux pouvoirs. Au-delà des aspects de l'activité syndicale, sans laquelle le monde enseignant ne peut se comprendre, ce livre ouvre le champ de la réflexion par des approches politiques ou économiques. Les attitudes pédagogiques, les préoccupations corporatives expliquent aussi l'acquisition de particularités collectives fortes dans des milieux divers. Les analyses historiques, sociologiques ou inspirées par la politologie donnent une image plurielle de ce groupe social qui ne se résume pas aux caractères contrastés des " maîtres d'école " ou des " profs ". La diversité s'accompagne d'une grande communauté de comportements, résultats de la rencontre avec des demandes collectives, des orientations politiques ou des bouleversements affectant toute la sphère sociale. Cet ouvrage rassemble les travaux présentés lors des séances du séminaire de DEA dans le cadre de la convention de partenariat " Mémoires d'usines, mémoires ouvrières " entre le Centre de recherches sur l'espace, les sociétés et les cultures, l'Université Paris 13, le Conseil général et les archives départementales de Seine-Saint-Denis.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.