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Michel Butor, le dialogue avec les arts
Giraudo Lucien
PU SEPTENTRION
18,00 €
Épuisé
EAN :9782859398958
Les nombreux travaux réalisés en collaboration avec des artistes, peintres, plasticiens ou musiciens constituent désormais la majeure partie de l'?uvre de Michel Butor. Ils demeurent cependant peu connus, et sont rarement envisagés par une critique qui s'en tient toujours aux romans de l'écrivain. Or ces réalisations visent à promouvoir un " dialogue avec les arts " où s'affirme la radicalité d'une démarche résolument moderne. Ce " dialogue " permet de mieux comprendre, rétrospectivement, le véritable projet des premiers livres (de L'Emploi du temps, à Description de San Marco...) en les situant enfin dans une entreprise d'envergure. Surtout il manifeste l'émergence d'une réflexion critique originale sur le statut de la création artistique dans le monde contemporain, saisi à travers ses enjeux poétique, politique, esthétique et philosophique.
Héléna n'est pas encore une courtisane affirmée. Mystérieuse, intelligente, très douée dans l'ars coeundi, elle est d'une beauté ravageuse. Elle travaille pour la police secrète de Venise, très puissante mais fort discrète, à la recherche des dernières informations sensibles qu'elle peut obtenir à travers des rencontres avec les commandants des bateaux arrivant dans la ville. Un de ces hommes lui fournit une information essentielle qui va influencer lourdement le futur de la République et marque le début inexorable de la lente décadence de la Sérénissime. Héléna est projetée dans la société mondaine et dorée de la Venise du début du XVIe siècle... Une Venise dans laquelle s'entremêlent les fragrances des épices arrivant du Levant, l'odeur de renfermé de certaines maisons, les parfums envoûtants des courtisanes, l'encens des églises et les émanations pestilentielles en provenance du grand Arsenal. Les Portugais ouvrent la ligne Lisbonne-Océan Indien, des banques font faillite et la guerre contre les Ottomans est un désastre. Cette réalité bouleverse les équilibres du monde imaginé par les marchands du Rialto et par les hommes de pouvoir de la Sérénissime qui regardent trop vers le Levant et pas suffisamment vers le Ponant. Transformée en une vraie croqueuse de diamants, la jeune femme devient la maîtresse du secrétaire du nonce apostolique, dont elle tombe amoureuse. Le drame passionnel se déroule dans un climat d'espionnage, d'assassinats d'Etat et des doutes et interrogations des Conseillers des Dix et du Doge...
Les matières premières jouent un rôle essentiel dans l'histoire économique du monde. Elles n'ont cessé d'entraîner dans leur sillage un tourbillon de grands marchands et de banquiers, de places commerciales et de ports qui se sont battus dans une compétition permanente où certains produits essentiels à une époque ont été remplacés impitoyablement par d'autres. Il y a plus de vingt siècles, le prix du sel était le même que celui de l'or ; aujourd'hui, on jette le sel sur les routes pour lutter contre le gel et une once de soie coûtait une once d'or dans la Rome des Césars. Souvent la recherche éperdue des secrets de production de certaines matières premières a déclenché des activités frénétiques d'espionnage, comme dans le cas de la soie, du café, ou de nombreuses épices. Le cas des couleurs est très significatif : elles satisfont notre goût du beau, mais en coulisse se livrent de terribles batailles pour le contrôle des matières colorantes comme la guède, l'indigo, le bois de brésil ou le pastel. L'herbe des Jésuites et la belladonna, l'opium (avec la politique des canonnières et les guerres contre la Chine) et la maca participent tous comme le tungstène et le titane à d'âpres rivalités… A travers une quarantaine de chapitres, Alessandro Giraudo nous dresse une passionnante histoire des matières premières, qui va de l'antiquité à aujourd'hui, pour nous en révéler les enjeux, les particularités et aussi les anecdotes les plus savoureuses, et les plus inattendues.
Après des études à Turin, Gênes, Berkeley et Salzbourg, Alessandro Giraudo a travaillé à Turin, Milan, New York, Genève, Zurich, Amsterdam et Paris, où il est actuellement le Chief Economist du groupe international Tradition. Membre de la Société d économie politique de Paris, il enseigne « Finance des marchés et gestion des risques» et « Histoire économique de la finance » à l Institut supérieur de gestion de Paris. Il est l'auteur de Mythes et légendes économiques (Economica), de Money Tales (Economica) et de Au temps des comptoirs (François Bourin Éditeur) avec Philippe Chalmin. Il a participé à la rédaction de Toute la Finance (Hervé Hutin Eyrolles) et collabore à la publication annuelle du «Rapport Cyclope » (Economica)
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : Le cas Jules Renard ; L'écrivain a sa table de travail : Une ?uvre aux influences Multiples ; Groupement de textes thématique : L'enfance malheureuse ; Groupement de textes stylistique : Le mélange des registres ; Chronologie : Jules Renard et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.