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Politiques sociales : l'état des savoirs
Giraud Olivier ; Perrier Gwenaëlle
LA DECOUVERTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782348070075
Assurance maladie, crèches, hôpitaux, accompagnement des personnes sans emploi... , les politiques sociales sont autant de droits, prestations et services auxquels la quasi-totalité des membres d'une société font appel tout au long de leur vie. Régulées par une multiplicité d'acteurs et actrices, politiques et prestations sociales font souvent l'objet de débats publics, dont l'intensité est liée aux intérêts qu'elles mettent en jeu et aux valeurs qu'elles engagent. La protection sociale et les politiques sociales absorbent en outre près d'un tiers de la richesse nationale en France. Il s'agit donc d'un domaine clé pour la qualité de vie des personnes, pour la stabilité de nos sociétés et l'orientation du développement économique. Cet ouvrage propose une analyse approfondie des politiques sociales, en éclairant la construction des problèmes publics. Il développe sur ces poli-tiques une perspective informée par les sciences sociales, attentive à la fois aux acteurs et actrices qui font ces politiques, aux normes qu'elles véhi-culent, aux luttes et intérêts qu'elles engagent. A ce titre, il s'adresse aux personnes qui ont fait des politiques sociales leur profession, au monde de la recherche, ainsi qu'aux étudiants et aux étudiantes.
Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894) est un auteur réunionnais engagé pour le combat social. Son oeuvre multiple comprend : des poésies, des pièces de théâtre, des traductions d'auteurs anciens, des manifestes, des récits en prose tel que "Sacatove". Ce récit, rédigé en 1846 avant l'abolition d'esclavage, a été publié dans le journal "La Démocratie pacifique". Le poète y décrivait déjà son idéal de justice, d'équité sociale. Il prônait une société respectueuse de l'humanité dans un contexte historique, où l'on marchandait des hommes pour de l'or. Leconte de Lisle devient le chef de file du Parnasse. Puis vers la fin de sa vie, le poète est élu à l'Académie française en 1886, où il succède à Victor Hugo. Cet ouvrage est une libre adaptation de Sacatove et raconte l'histoire du jeune esclave à l'île Bourbon dans la région de Saint Paul sur les hauteurs du Bernica. Il accède au statut de commandeur et tombe amoureux de la fille de son maître. Epris de liberté, il s'enfuit et enlève Maria, mais cette passion amoureuse non partagée, le conduira vers un destin tragique.
Henry Avery dit Long Ben, est une légende dans l'histoire de la piraterie. D'abord parce qu'il s'empare du plus gros trésor de tous les temps, et aussi, parce qu'il enlève la fille du Grand Moghol qui règne sur l'Inde à cette époque. Ce capitaine du Fancy, navire anglais de 46 canons, écume la Mer des Indes avec un équipage cosmopolite. Ils accostent l'île Bourbon (Ile de La Réunion) en 1695 où sont débarqués 70 pirates volontaires dont Jacques Net, Etienne le Baillif dit L'Angevin, Henri Grimaud, Jacques Picard, François Boucher, Denis Lurpin, Victor Riverain... Le périple historique de Long Ben laisse progressivement sa place à l'imaginaire et au fantasque. Après avoir mis Cap au Sud*, retrouvez ici les héros dans leurs nouvelles aventures. *Long Ben Tome 1.
Il y a cent ans tout juste, la petite colonie de La Réunion, dans l'océan Indien, est secouée par une succession de crimes. Les assassinats ne sont pas très nombreux, mais particulièrement horribles. Très vite, une psychose s'installe dans la population. Cette psychose répond à la "méthode" du chef de bande, un guérisseur, un peu sorcier, un peu manipulateur, qui se fait nommer "Saint-Ange Gardien". Celui-ci, par la crainte et les privations, a soumis un petit groupe de femmes et d'hommes à sa volonté et ses fantasmes. Il fait "appel aux dieux", va jusqu'à pratiquer des rites particulièrement sanglants. Quand l'affaire va se conclure, le traumatisme sera tel que la légende remplacera vite la réalité : aujourd'hui encore, beaucoup de Réunionnais ont oublié Saint-Ange, pensent que Sitarane est le sorcier, et que depuis son tombeau au cimetière de Saint-Pierre, son aura maléfique peut toujours nuire...
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.