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Charles dégoûté des beefsteaks
Girard Pierre ; Marsac David
ARBRE VENGEUR
4,51 €
Épuisé
EAN :9791091504300
«Il entra dans la salle à manger, s'installa pour dîner. On lui servit un beefsteak. C'était son plat préféré. Il le trouvait à la fois simple et reconstituant. Il le mangeait sans sel ni poivre, se méfiant de la Nature. Mais ce jour-là il repoussa le plat. Le lézard l'obsédait. Il ne pouvait le chasser de sa pensée. Combien de mouches avait-il happé ? Combien de beefsteaks avait-il, lui, Charles, mangés ? Et soudain il lui vint une idée désastreuse.» Un banquier plonge dans la mélancolie avant de découvrir enfin l'amour, et c'est un monde inattendu qui se dévoile, une façon d'aller dénicher la beauté là où nul ne l'aurait imaginée. Le charme unique de Pierre Girard a conquis quelques lecteurs qui se reconnaissent dans le regard élégant et poétique que l'écrivain suisse porte sur la fausse banalité de nos vies. Un luxe à s'offrir dont on ne se dégoûte jamais...
Un des aspects les plus audacieux de la philosophie de Giambattista Vico consiste à penser rationnellement ce qui, dans la tradition cartésienne, avait été rejeté dans le " confus " et dans " l'obscur ". Il en ressort une tension qui se manifeste clairement dans l'œuvre majeure du philosophe napolitain, la Scienza nuova (1725-1744). Loin d'être une alternative à la pensée cartésienne, l'entreprise de Vico s'assume comme pleinement scientifique, le problème étant alors de forger de nouveaux moyens épistémologiques adaptés au nouveau objet de la science, la " nature commune des nations ". Il en ressort une œuvre fascinante, mêlant une réflexion sur la fondation de la science à une plongée dans le monde poétique des premiers hommes et à leur mode de pensée. Mais ce qui fait la force de Scienza nuova consiste à maintenir jusqu'au bout l'exigence de rationalité. La fascination qu'offre le monde des " auteurs des nations ", ce monde issu d'une imagination toute-puissante, aboutit non pas à l'éviction de la raison, mais au contraire, à sa redéfinition dans la perspective d'un usage pratique et politique.
Si la quête de l'amour et du bonheur occupe une grande part de la littérature, nul ne l'aura entrepris comme Pierre Girard dans ses romans où l'anodin se fait universel. Il n'a plus désormais qu'une poignée de lecteurs mais ce sont des inconditionnels. Son grand oeuvre caché reste pourtant la somme importante de billets de presse qu'il offrit à ses concitoyens suisses, une mine d'or littéraire oubliée que l'écrivain Thierry Laget est allé explorer pour en exhumer de brillants éclats. Dans ses Menus propos, on célèbre un état d'esprit qui n'est pas sans rappeler celui de son contemporain Alexandre Vialatte : on y sourit, on y a foi dans la bonté de l'homme, on y herborise, on y flâne, on y rêve, on s'y surprend à trouver des qualités aux pauvres humains... Parce que les féeries sont faites avec du réel, Girard parvient dans le même mouvement à nous séduire et nous transporter, et il lui suffit de quelques lignes tendres ou ironiques pour y parvenir.
Psychanalyse de l'amour-passion de Violette Leduc pour Simone de Beauvoir, oedipe masqué est le remaniement d'une thèse soutenue à l'université de Paris VII. A partir du chant désespéré de l'auteure de L'Affamée, de ses fantasmes, manques, de ses blessures, de ses effondrements et de son attrait pour Simone de Beauvoir - à travers qui se profile la silhouette de la mère de Violette, personnage idolâtré, inaccessible -, Pièr Girard reconstruit l'histoire infantile de l'écrivaine. Elle va pouvoir retracer les antécédents de la dépression de l'adulte, découvrir ses multiples abandons, mais aussi l'existence d'une idylle entre la mère et la petite fille dont celle-ci n'a pu faire le deuil et que dans un mouvement idéalisant et libidinal elle cherche à revivre dans sa relation avec l'auteure de L'Invitée. Toutefois, l'approfondissement du texte va révéler également que derrière cette quête érotique se dissimulent d'autres manques, d'autres revendications, d'autres désirs inavouables...
Cet ouvrage est un aide -mémoire dont l'objectif est d'aider les personnels de soin à assurer une bonne prise en charge thérapeutique des patients vivant avec le VIH/Sida dans les pays africains francophones. Il leur offre les règles et les recommandations nécessaires pour la prescription adéquate des médicaments, en particulier les antirétroviraux. À l'occasion de cette troisième édition et pour tenir compte des avancées thérapeutiques, plus de la de la moitié des textes composant l'ouvrage ont été complètement revus. Des textes nouveaux ont aussi été ajoutés, ainsi pour la première fois, l'ouvrage traite des patients âgés. Pour les formateurs, ce mémento constitue un outil pédagogique de référence pour la formation de base et la formation continue du personnel soignant.
Imaginez un monde qui sait qu'il court à sa perte, une humanité qui ne parvient plus à trouver un sens à sa course folle, dans laquelle même la littérature, produite par des égotistes à bout de souffle, n'est plus qu'un loisir parmi d'autres. Imaginez aussi un écrivain qui décide un jour d'obliger son éditeur à publier un livre scandaleux susceptible d'ébranler jusqu'aux plus sceptiques. Si vous ne connaissez pas encore Timothy Grall, rien de plus normal : Le livre qui va le rendre célèbre dans le monde entier n'a pas encore été écrit. Inutile néanmoins d'attendre un hypothétique futur pour faire sa connaissance et suivre le chemin qui le conduira, entre rébellion et altruisme, au statut inattendu d'auteur culte. Car tout ce qu'il faut savoir sur lui est contenu dans ces pages.
Sémion Ivanovitch Nevzorov croit son heure arrivée quand une Tzigane lui annonce une vie de richesses et de réussites. Ce petit employé de bureau, aiguillonné par une ambition qui se réveille, va déployer dans l'opportunisme aventureux des trésors d'imagination et une capacité à survivre au coeur d'une Russie en pleine ébullition révolutionnaire. Comte de pacotille, comptable pour des brigands, espion pour les Blancs, trafiquant quand il n'organise pas des courses de cafards, il enchaîne à un rythme endiablé les métamorphoses sans cesser de croire à son destin, devenant le héros d'un roman-feuilleton à l'écriture électrique. Un classique russe d'une modernité soufflante.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.