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Oedipe masqué. Une lecture psychanalytique de "L'Affamée" de Violette Leduc
Girard Pierre
DES FEMMES
15,25 €
Épuisé
EAN :9782721003065
Psychanalyse de l'amour-passion de Violette Leduc pour Simone de Beauvoir, oedipe masqué est le remaniement d'une thèse soutenue à l'université de Paris VII. A partir du chant désespéré de l'auteure de L'Affamée, de ses fantasmes, manques, de ses blessures, de ses effondrements et de son attrait pour Simone de Beauvoir - à travers qui se profile la silhouette de la mère de Violette, personnage idolâtré, inaccessible -, Pièr Girard reconstruit l'histoire infantile de l'écrivaine. Elle va pouvoir retracer les antécédents de la dépression de l'adulte, découvrir ses multiples abandons, mais aussi l'existence d'une idylle entre la mère et la petite fille dont celle-ci n'a pu faire le deuil et que dans un mouvement idéalisant et libidinal elle cherche à revivre dans sa relation avec l'auteure de L'Invitée. Toutefois, l'approfondissement du texte va révéler également que derrière cette quête érotique se dissimulent d'autres manques, d'autres revendications, d'autres désirs inavouables...
Si la quête de l'amour et du bonheur occupe une grande part de la littérature, nul ne l'aura entrepris comme Pierre Girard dans ses romans où l'anodin se fait universel. Il n'a plus désormais qu'une poignée de lecteurs mais ce sont des inconditionnels. Son grand oeuvre caché reste pourtant la somme importante de billets de presse qu'il offrit à ses concitoyens suisses, une mine d'or littéraire oubliée que l'écrivain Thierry Laget est allé explorer pour en exhumer de brillants éclats. Dans ses Menus propos, on célèbre un état d'esprit qui n'est pas sans rappeler celui de son contemporain Alexandre Vialatte : on y sourit, on y a foi dans la bonté de l'homme, on y herborise, on y flâne, on y rêve, on s'y surprend à trouver des qualités aux pauvres humains... Parce que les féeries sont faites avec du réel, Girard parvient dans le même mouvement à nous séduire et nous transporter, et il lui suffit de quelques lignes tendres ou ironiques pour y parvenir.
Un des aspects les plus audacieux de la philosophie de Giambattista Vico consiste à penser rationnellement ce qui, dans la tradition cartésienne, avait été rejeté dans le " confus " et dans " l'obscur ". Il en ressort une tension qui se manifeste clairement dans l'œuvre majeure du philosophe napolitain, la Scienza nuova (1725-1744). Loin d'être une alternative à la pensée cartésienne, l'entreprise de Vico s'assume comme pleinement scientifique, le problème étant alors de forger de nouveaux moyens épistémologiques adaptés au nouveau objet de la science, la " nature commune des nations ". Il en ressort une œuvre fascinante, mêlant une réflexion sur la fondation de la science à une plongée dans le monde poétique des premiers hommes et à leur mode de pensée. Mais ce qui fait la force de Scienza nuova consiste à maintenir jusqu'au bout l'exigence de rationalité. La fascination qu'offre le monde des " auteurs des nations ", ce monde issu d'une imagination toute-puissante, aboutit non pas à l'éviction de la raison, mais au contraire, à sa redéfinition dans la perspective d'un usage pratique et politique.
Il y a dans chaque femme une rumeur, comme dans une coquille. Cette rumeur est une sorte de Continuo qui accompagne tous les gestes et les paroles de sa vie. Et c'est ça que nous n'oublions jamais, alors que leur nom même est perdu, que leur forme est retournée dans la foule, cette musique nous revient parfois et ressuscite le passé." Ronde amoureuse, légère et douce-amère, Othon et les sirènes est un roman d'initiation et de tentations : il met en scène un jeune homme à la recherche de la passion et qui va surtout se rencontrer lui-même. Dans le style inimitable de cet auteur notoirement méconnu qu'était Pierre Girard, il nous offre un moment de grâce comme la littérature sait nous en réserver pour peu qu'on prête l'oreille.
Née et élevée à New York, Mary Higgins Clark, d'origine irlandaise, revendique l'influence sur son écriture de cet héritage culturel: "Les Irlandais sont des conteurs-nés" rappelle-t-elle souvent. Et pourtant, rien ne prédestinait Mary Higgins Clark à devenir écrivain. Elle a dix ans quand son père meurt d'une attaque, laissant sa femme très démunie pour élever la petite Mary et ses deux fils. Malgré de brillantes études, Mary, à la sortie du lycée, s'inscrit dans un cours de secrétariat pour trouver du travail le plus rapidement possible, afin d'aider sa famille. Pendant trois ans, elle travaille dans une agence de publicité. Une envie de voyages la pousse à s'engager comme hôtesse de l'air à la Pan Am. Elle y restera un an avant d'épouser Warren Clark, qu'elle connaît depuis l'âge de seize ans. Peu après son mariage, elle commence à écrire des nouvelles qu'elle envoie aux journaux. Les refus sont nombreux mais Mary s'obstine et, en 1956, "Extension Magazine" publie enfin une de ses nouvelles.En 1964, Warren Clark meurt brusquement la laissant seule avec cinq enfants. Mary retrouve du travail et écrit des scripts pour la radio. Son premier livre publié, une biographie de George Washington, ne sera pas un succès? "Le livre était déjà en solde avant même d'être sorti de chez l'imprimeur!" commente-t-elle non sans humour. Elle décide alors d'écrire un suspense. Ce sera La Maison du guet (Where are the children) qui devient immédiatement un best-seller. Le succès accompagnera tous ses livres par la suite.En France, les éditions Albin Michel publient en 1979 La Nuit du Renard donnant par la même occasion le coup d'envoi à la collection "Spécial Suspense" qui compte à ce jour 19 des 21 livres écrits par Mary Higgins Clark.Après ses premiers succès, Mary Higgins Clark qui s'était beaucoup consacrée à l'éducation de ses enfants, décide de rattraper le temps perdu: elle entre à l'Université de Fordham au Lincoln Center et passe un diplôme de philosophie. Elle a par ailleurs présidé en 1988 l'International Crime Congress, à New York. En 1987, elle était présidente du Mystery Writers of America dont elle a été un membre actif pendant de nombreuses années.La reine du suspense est l'auteur féminin du genre qui vend le plus de livres aux Etats-Unis: plus de 50 millions en "hard cover". Ses romans sont des best-sellers dans le monde entier, en France notamment avec plus de 20 millions d'exemplaires vendus. Mary Higgins Clark a reçu en 1980 le Grand Prix de Littérature policière pour La Nuit du renard et en 1998 le Prix du Festival du film de Deauville.En 1999, un sondage paru dans "Le Monde" la donnait en seconde position des auteurs les plus lus par les jeunes de 18 ans.
Quella-Villéger Alain ; Chombart de Lauwe Marie-Jo
Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archives rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, "morte pour la France", chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la Résistance. Elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici le portrait d'une femme de combat, retrouvée ici grâce aux témoignages, aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires. Une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et engagé. Toute une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la Résistance communiste parisienne, organisée autour du 14e arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélé. Un récit poignant.
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".
Constantin Sarah ; Duvelle-Charles Elvire ; Des Al
Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? " En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes et leur montrer comment, chacune à son niveau, seule ou en groupe, que Sarah et Elvire avaient les moyens de faire évoluer la société. Ce livre s'inscrit dans la ligne directe de ce qu'elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public. A leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d'activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres. En parallèle de la série, Sarah et Elvire ont créé une communauté sur les réseaux sociaux pour échanger de manière décomplexée sur la sexualité et l'actualité féministe. Elles sont aujourd'hui suivies par plus de 85 000 personnes sur Instagram. Construit en neuf chapitres (" Se révolutionner soi-même " ; " Recouvrir les murs "...), ce livre se présente comme une boîte à outils pour transmettre les techniques des activistes féministes autour du monde et permettre à chacune de trouver le mode d'action qui lui convient le mieux. Il donne aussi du contexte historique et sociétal pour chaque mode d'action abordé.