Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les cinéastes français à l'épreuve du genre fantastique. Socioanalyse d'une production artistique
Gimello-Mesplomb Frédéric
L'HARMATTAN
39,50 €
Épuisé
EAN :9782296968059
De Cocteau à Besson en passant par Franju, Kast, Carné, Rivette, Rollin, ou Ozon, les cinéastes français se sont fréquemment confrontés au genre fantastique, avec un succès public et critique toujours difficile à conquérir, jusqu'à ce que l'embellie du cinéma français de genre n'ouvre, depuis le début des années deux mille, un nouvel espace de possibles. Cet ouvrage n'entend pas contribuer à la réhabilitation d'un genre "mineur" sur le registre du fétichisme des cultures populaires. En observant la rémanence d'une veine fantastique au sein de la production sonore française ainsi que les différentes formes que choisirent les cinéastes pour s'y insérer, cette recherche a été animée par le souhait de restituer la nature des débats portant sur la légitimité sociale et artistique que suscitèrent ces incursions dans l'univers du cinéma de genre. Basé sur un corpus de près de quatre cents longs métrages, cet ouvrage observe les systèmes de croyances des collectifs institutionnels d'experts (Avance sur recettes du CNC, Commission de classification des films...) face à la genrification à l'oeuvre dans le cinéma français. Les auteurs dressent enfin un bilan de la production fantastique française en répertoriant les thèmes récurrents d'un genre hybride, incertain et instable, requérant du spectateur comme du décideur public la mobilisation de dispositifs de jugement toujours plus élaborés afin d'identifier la qualité des objets en circulation.
Cet ouvrage s'appuie sur les théories communicationnelles et les outils des sciences de l'information et de la communication pour appréhender les dynamiques informationnelles des mondes du jazz français. Il a pour but d'identifier les différents circuits empruntés par l'information ; information qui conduit des communautés à communiquer sur des expériences vécues et perçues, individuellement et collectivement, au sein d'un écosystème structuré et incertain. Appuyé par une enquête ethnographique réalisée à Avignon et à Lausanne, l'auteur revient sur les principes qui guident les choix et les décisions sur le terrain. Il décrit les communications qui s'établissent dans les clubs, les festivals, mais aussi des lieux plus intimes et informels. Cette description du terrain illustre les médiations réalisées au contact des objets musicaux. Elles sont reliées à la coproduction des discours et à leurs insertions culturelles dans des dispositifs multiples observés au cours des années 2000.
RESUME : "L'infirmerie de l'Akfadou" est un récit poignant qui plonge le lecteur au coeur de la guerre d'Algérie, à travers les yeux d'Yves Gimello, un objecteur de conscience qui a choisi de servir comme infirmier plutôt que de prendre les armes. De 1959 à 1962, Gimello est affecté dans la région montagneuse de l'Akfadou, une zone stratégique et dangereuse, théâtre de combats intenses entre les forces françaises et les combattants algériens. Le livre narre ses expériences quotidiennes, entre les soins aux blessés, les défis logistiques et les tensions omniprésentes. Gimello décrit avec une précision émotive les dilemmes moraux auxquels il est confronté, oscillant entre son devoir de soignant et la réalité d'une guerre qu'il désapprouve. A travers ses interactions avec les soldats, les civils et les autres membres du personnel médical, il dresse un portrait de la complexité humaine en temps de conflit. Les thèmes de la compassion, de la résistance pacifique et de l'humanité en temps de guerre sont explorés dans ce livre, offrant une réflexion sur la notion de conscience et de responsabilité individuelle. Le récit est enrichi par des descriptions vivantes du paysage algérien, qui devient un personnage à part entière, symbolisant à la fois la beauté et la brutalité de la situation. Ce témoignage unique offre une perspective intérieure sur un chapitre souvent méconnu de l'histoire, tout en posant des questions intemporelles sur le courage et l'éthique. __________________________________________ BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR : Né dans les années 1930, Yves Gimello grandit dans une France marquée par les séquelles de la Seconde Guerre mondiale. Son engagement en tant que chrétien objecteur de conscience durant la guerre d'Algérie témoigne de sa conviction pacifiste. Plutôt que de participer aux combats, il choisit de servir comme infirmier, offrant ses compétences médicales dans des conditions souvent périlleuses. Cette période de sa vie, passée principalement dans la région de l'Akfadou en Grande Kabylie, devient la matière première de son ouvrage "L'infirmerie de l'Akfadou". Ce livre reste une référence pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'Algérie et aux questions éthiques liées à la guerre.
Reconnaissance dans la rue, gardes du corps, vie sous les projecteurs... Nous avons tous une image de la célébrité, souvent forgée par ses aspects les plus spectaculaires. Pourtant, derrière ces clichés, que se cache-t-il vraiment ? Même les spécialistes peinent parfois à cerner ce concept élusif dont les contours ne cessent d'évoluer. Ce livre plonge au coeur d'un phénomène fascinant autant que déconcertant. Il explore la véritable nature de la célébrité, retraçant son histoire et décryptant comment les transformations sociales et les révolutions technologiques ont façonné son visage actuel. Qui sont les véritables icônes de notre temps ? Quelles fonctions la célébrité remplit-elle dans nos sociétés ? Se tenant éloigné de tout sensationalisme, Frédéric Monneyron nous propose une analyse incisive et inspirante, qui révèle les mécanismes, les enjeux et l'importance de la célébrité dans les mutations du monde contemporain. Une exploration essentielle pour comprendre une dimension clé de notre époque. C'est quoi, la célébrité ? Dans son nouvel opus, Frédéric Monneyron la définit comme d'avoir son image reproduite à grande échelle. Je dirai plus simplement que la célébrité consiste à être reconnu par des gens qui ne vous connaissent pas comme le souligne Frédéric Gimello-Mesplomb dans sa très éclairante préface. Monneyron écrit vite (trente essais et trois romans à son actif) mais surtout écrit bien. Il explique, il condense, il formule. Exemples : - Si le passage d'une société holiste à une société individualiste avait pour effet de sortir la célébrité de la verticalité d'un ordre hiérarchique pour l'inscrire dans l'horizontalité de l'ordre démocratique, l'invention de la photographie puis son développement a donné à cette inscription une visibilité qu'elle n'avait pas encore. - La célébrité en se démocratisant de plus en plus s'est sans doute élargie dans l'espace mais s'est réduite dans le temps Pour ma part je ne suis pas convaincu par sa proposition que l'essor de la célébrité relève du passage d'une société holiste a une société individualiste, en revanche j'adhère à l'idée que la célébrité au sens moderne est tout entière liée à la photo, au cinéma, à la télévision, à l'internet c'est-a-dire à la visibilité. Visibilité à laquelle il faut ajouter la sublimation de l'image en icône, autrement dit en figure échangeable, qui entre dans un système symbolique d'oppositions et de conjonctions, en d'autres termes une mythologie. Ce n'est pas la célébrité qui produit le mythe, c'est le mythe qui produit et utilise la célébrité. Les Beatles, auxquelles Monneyron se réfère souvent, n'ont pas produit le mythe de l'accès à la société de consommation par la génération des baby-boomers, ils l'ont porté. " Nous sommes tous pareils et tous différents" chantaient-ils à travers leurs effets vocaux de registration. Cependant pour soutenir ce message il a fallu vite leur inventer une figure d'opposition binaire au sens de Levi-Strauss, et les Beatles sont devenus les gentils garçons tandis que les Rolling Stones accédaient au statut de mauvais garçons. Les Stones ont perduré comme figure chamanique pseudo-immortelle tandis que les Beatles devenaient la figure du deuil de sa jeunesse que chacun doit affronter [... ]. Un joli opuscule de brio sociologique. Dr. Guy Maruani
Résumé : L'objet de cet ouvrage est d'offrir aux enseignants quelques d'outils afin d'aborder la musique de film de manière simple et intuitive dans un cadre pédagogique, que ce soit dans l'enseignement traditionnel ou en conservatoire. Evitant de préconiser des " pistes pédagogiques ", issues du savoir de quelques initiés, nous avons préféré rassembler sous la forme d'un ouvrage collectif les retours d'expériences d'un certain nombre éducateurs et de professionnels de la musique ayant eu à mener, à des niveaux d'enseignement divers (du primaire à l'université), des analyses de musiques de film auprès de leurs élèves ou étudiants.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.