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Le bracelet et autres nouvelles
Gilsoul Guy
LETTRE VOLEE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782873174972
Judith ne vit qu'à travers sa collection d'objets d'art. Un jour, elle reçoit un appel de New York. Son père, mourant, la réclame. Quittant son thérapeute, Aurélie longe une avenue. Au coin de celle-ci, un inquiétant hôtel de maître abandonné l'attire. Elle entre. Claude découvre à Rome le soir de Noël. La nuit, la vestale Claudia l'appelle. Jean est mort mais refuse de l'admettre. Il prépare le thé, comme tous les jours. Dans le silence, André perçoit une autre forme de silence. Plus légère, presque immatérielle. Un silence ouaté. Dehors, la neige tombe avec douceur. Louis a tout du fils idéal, du gendre parfait. Rien ne lui importe plus que la tenue exemplaire de son registre de comptes. Lors d'un vernissage, Paul, galeriste austère et passionné, rencontre un bien étrange collectionneur de couteaux et de trophées de chasse. Dans un hôpital, un homme se meurt. Entre lui et son fils, se faufile le fantôme de Michel de Ghelderode. La neige couvre rues, jardins et toitures. Christine lit, tranquille et heureuse jusqu'au moment où on lui annonce l'accident de sa mère. Aucun des personnages de ces neuf nouvelles n'échappe à l'étrangeté du destin. La mort les entoure, les absorbe, les accompagne, le pied léger parfois. Entre la réalité et son contraire, jusqu'à l'heure de la disparition.
Belgium New Architecture est le cinquième d'une série d'ouvrages qui passent en revue les réalisations significatives en architecture contemporaine. En introduction, Pierre Loze , écrivain , rend hommage à Joël Claisse, architecte, initiateur de cette collection. Nicolas Gilsoul, architecte, nous questionne : Nous serons 9 milliards d'habitants en 2050 ? Combien rêveront de Nature ? Si certaines villes comme Nantes, Lyon ou New York ont fait le pari d'enrichir le terreau de la ville par un réseau qualitatif d'espaces publics fédérateurs, quel avenir choisira la capitale européenne ? Ces architectures explorant les possibilités d'environnements naturels font réfléchir : les projets sont signés de Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, Dominique Perrault, OMA, Weiss/Manfredi, Antoine Grumbach, Vincent Callebaut, Jacques Ferrier, James Cornerfeld operations, agence Ter. Et surtout : à découvrir, environ 60 réalisations d'architectes belges ayant vu le jour récemment, reprises dans ce volume. Un ouvrage incontournable, actuel et intemporel sur les plus belles réalisations des dernières années. Un livre de référence en matière d'architecture contemporaine qui doit se trouver dans toutes les bibliothèques.
On n'écrit pas sur les " travaux " d'Anne de Bodt. Au mieux, accompagne-t-on une ?uvre dont les objets donnés ne sont que l'expression provisoire. L'?uvre donc convoque ce temps nécessaire que les Grecs nomment Kairos et, pour le dire, des gestes artistiques d'une grande modestie, répétés inlassablement mais jamais à l'identique avec des matériaux d'une extraordinaire pauvreté comme si tout, ici, ne tenait qu'à un fil éternellement noué puis dénoué. Pour dire l'?uvre d'Anne de Bodt, il fallait donc accepter l'esprit de l'?uvre. Renoncer au temps de l'instant présent et lui préférer la durée et l'attention flottante. Au discours d'historien, emprunter la voie des courants plus légers, se laisser emporter. Il fallait regarder longuement les ?uvres, les apercevoir de loin, puis de plus près, se pencher et lire peut-être certains poèmes, certains haïkus. Il fallait aussi écouter la musique sacrée d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui, se promener avec Anne de Bodt dans le jardin, puis s'asseoir et parler.
Résumé : Les villes étaient notre royaume. Puis nous y avons croisé les bêtes. Oiseaux, papillons, renards, sangliers, hérissons et kangourous ont surgi et sont devenus citadins comme nous. La révolution continue. Volubile mais silencieuse, Sa Majesté Chlorophylle marche sur la ville. Hôte, cuisinière et architecte, la Plante entre en scène. Le lotus sacré de Bangkok navigue-t-il mieux sur les rivières d'asphalte ? Le haricot parisien nous préviendra-t-il à temps de la pollution de l'air ? A Tel-Aviv, les plages bruyantes rendent-elles vraiment sourdes les belles de nuit ? Les chèvres urbaines vont-elles grimper aux arbres de parking ? Et le roi des papillons mexicains fera-t-il avec la verge d'or son grand retour dans nos villes ? Chlorophylle et ses bêtes nous instruisent. Sur le pavé, elles parlent d'architecture et de géopolitique, de mondialisation et d'ancrage local à la terre, d'inventions et d'innovations, de culture, d'histoire, d'espoir. Et d'amour. Grâce à ces nouvelles histoires naturelles, l'architecte Nicolas Gilsoul nous entraîne dans un jubilatoire voyage au pays du Vivant. Son école buissonnière, savante et joyeuse, souligne la fragilité de notre monde et réenchante nos villes. Chevalier de l'ordre des Arts & des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur à l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement à Paris. Professeur à l'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris- Malaquais, il enseigne de Zurich à Bruxelles. Lauréat de l'Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d'architecture. En 2018, il publie avec Erik Orsenna Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée. En 2019, il livre sa vision d'une ville refuge, partagée et vivante dans son essai Bêtes de villes paru chez Fayard. Ses petits traités d'histoires naturelles des villes dessinent en chemin de fascinantes perspectives sur le nouveau milieu naturel de l'humanité.
Résumé : Benjamin a fait le pari de passer la nuit tout seul dans le cimetière du Père-Lachaise. Tout seul ? Vraiment ? Dans les hautes herbes, ça grince, ça siffle, ça griffe et ça murmure... D'abord effrayé, Benjamin va rapidement découvrir, au détour des tombes envahies par la végétation, une vie inattendue et d'adorables habitants. Un "cherche & trouve" à la fin de l'album qui permet de relire le livre autrement, et de découvrir d'amusantes anecdotes naturalistes sur chacun des animaux croisés. La majorité des espèces que j'ai dessinées vivent aujourd'hui vraiment au Père-Lachaise. L'écureuil roux, notamment, a élu domicile dans le cimetière cet été pour la première fois, tandis que la chouette hulotte y niche depuis juin. C'est la première fois depuis des années que cette chouette niche dans Paris intramuros ! Sans parler, bien sûr, de notre renard, qui y loge avec sa famille nombreuse.
Au lecteur à se faire l'écrivain de sa vie au jour le jour en s'appropriant ce livre qui deviendra, suivant l'humeur du moment et de chacun, agenda ou source d'inspiration, carnet de notes ou de croquis, journal intime ou présent.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.