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La théologie mystique de Saint Bernard
Gilson Etienne
VRIN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782711602964
Etienne Gilson se propose ici de résumer l'aspect le moins étudié de la mystique cistercienne : ce que l'on pourrait nommer sa systématique. " Bernard ne fut aucunement un métaphysicien, mais il devra aussi rester un théologien que sa puissance de synthèse et sa vigueur spéculative apparentent aux plus grands. Sans doute, sa théologie mystique est essentiellement la science d'une pratique, mais j'espère montrer que c'est bien une science et qu'il était difficile de pousser plus loin la rigueur de la synthèse. Les principes et la langue de l'auteur une fois connus, ses traités, et même ses sermons, s'expliquent aussi exactement et techniquement que les pages les plus denses de saint Anselme ou de saint Thomas d'Aquin. Nul ne commettra la faute d'oublier l'âme du mystique ; je pense qu'on la connaître mieux, au contraire, si l'on oublie moins à l'avenir la pensée du théologien ".
Biographie de l'auteur Etienne Gilson (1884-1978), fut professeur à la Sorbonne, à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, à Harvard, à Toronto, puis au Collège de France. Elu à l'Académie française en 1946, auteur d'une oeuvre qui. fait toujours autorité et qui a notamment renouvelé l'étude de la métaphysique de Thomas d'Aquin. Il apparaît comme l'une des plus grandes figures françaises de l'histoire de la philosophie médiévale, de la philosophie chrétienne et du thomisme du XXe siècle.
Etienne Gilson se propose de définir les attitudes successives de Dante à l'égard de la philosophie : quelle nature lui assignait-il, quelle fonction lui attribuait-il, quelle place lui octroyait-il. Il ne s'agit en l'occurrence pas d'examiner la philosophie que Dante a formulé, mais bien au contraire, partant de l'analyse de ses textes, de tenter d'en dégager les manières dont il envisageait et usait de la philosophie. D'une certaine manière, l'on ne s'interroge pas sur les pensées philosophiques mais sur la pratique philosophique. D'une rencontre d'enfance avec Béatrice, Dante en fit l'un des plus grands portraits de la femme au Moyen Age, et trouva dans la philosophie, allégoriquement nommée "la noble dame", la consolation à la perte de Béatrice. Entre la Vila Nuova et la Divine Comédie, Gilson nous offre ici une image particulièrement originale du lettré italien en nous montrant comment Dante, autant poète que théologien, élabora une pratique philosophique qui relève d'abord de son oeuvre poétique. Comprendre le personnage de Béatrice est donc pour Gilson la clé de la compréhension de la philosophie même de Dante, celle qui fait jouer et se répondre poésie et théologie, celle qui permet d'appréhender sous chacun de ces deux aspects l'originalité du penseur italien : la philosophie se doit d'être morale et pratique si tant est qu'elle veuille mener les hommes à l'état de bonheur.
Ce volume recueille des éléments propres à éclairer l'oeuvre de Duns Scot et entend montrer que sa lecture n'est pas pas inutile pour comprendre Thomas d'Aquin. Gilson rappelle que le sens des principes dont use l'auteur ne se comprend bien que par l'usage qu'il en fait. Car le Docteur Subtil ne nous a pas laissé un système : la parole de Dieu, dont il cherche l'intellection, n'est pas un donné à reconstruire par mode de déduction. La philosophie, la sienne en propre, doit être traversée de thèmes fondamentaux ausquels il revient sans cesse pour éclairer les profondeirs de la foi. On trouvera dans cet ouvrage magistral des analyses fondées sur les Commentaires de Pierre Lombard par Duns Scot, ainsi que des études sur l'objet de la métaphysique, l'existence de l'être infini, la nature divine, l'origine du contringent, la connaissance intellectuelle et la volonté.
Rien n'est plus légitime, du point de vue de l'histoire générale de la philosophie, que de se demander ce que sont devenus les problèmes philosophiques posés par les Grecs au cours des quatorze premiers siècles de l'ère chrétiennePourtant, si l'on veut étudier et comprendre la philosophie de cette époque, il faut la chercher où elle se trouve, c'est-à-dire dans les écrits d'hommes qui se donnaient ouvertement pour théologiens, ou qui aspiraient à le devenirL'histoire de la philosophie du Moyen Age est une abstraction prélevée sur cette réalité plus vaste et plus compréhensive que fut la théologie catholique au Moyen Age." Un ouvrage magistral, indispensable à la compréhension de la pensée du Moyen Age et des tout débuts des temps modernes
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.