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Anthologie Orphée érotique
Gillyboeuf Thierry
DIFFERENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782729123468
C'est peut-être Flaubert qui, implicitement, a donné la meilleure définition de l'érotisme quand, à la fin de L'Education sentimentale, le jeune Frédéric Moreau monte l'escalier. Car l'érotisme, ce n'est pas la consommation des corps, ce n'est pas l'étreinte charnelle. C'est tout ce qui précède, tout ce qui y conduit. Cette montée du désir. Sa sublimation avec toutes les visions fantasmées qui l'irriguent. C'est le corps sans corps. Il procède de l'imagination et se dissipe dans sa propre réalisation. L'érotisme, ce n'est pas voir mais donner à voir. Ce n'est pas montrer mais évoquer. Chez Martial, Pierre de Ronsard, Lalla Romano ou David Herbert Lawrence, pour n'en citer que quelques-uns, ce sont les mots qui viennent ainsi donner chair à la religion érotique du corps aimé ou désiré.
Très long travail de recherches mené sur plus de vingt ans par Thierry Gillyboeuf. Il y a un siècle, c'était l'écrivain français le plus célèbre, de son vivant, avec Anatole France. Il a connu absolument tout le monde de Mallarmé à Apollinaire, du Douanier Rousseau à Picasso, de Léon Bloy à Diaghilev, etc. Personnalité complexe, attachante, intelligence hors des sentiers battus. Il s'agit aussi d'une biographie fin de siècle, de ce bouillonnement intellectuel et artistique incroyable entre 1880 et 1915. Entre les pages, s'ajoutera un cahier iconographique de 20 pages
Résumé : Georges Perros lui-même se considérait comme un voyageur en transit, entre deux trains ou sur un quai de gare. Il est resté toute sa vie cet " étonné d'être là ", qui ne se remet pas d'être né sans l'avoir voulu, d'où le besoin d'habiter les coulisses, celles de l'existence comme celles de l'écriture, où il n'est jamais possible de tricher, où l'on se sent passer par soi pour " être vécu ". Hanté par le taciturne goût de vivre, Perros est un " homme de l'être " dont l'?uvre, à la fois en retrait et à l'affût, est avant tout une extraordinaire et exigeante sollicitation de l'autre. Cette silhouette littéraire entre biographie et lecture amoureuse propose un portrait inédit et fervent de l'auteur des Papiers collés qui avait fait de la marge un lieu de vie et d'écriture.
De tout temps, le vin a été omniprésent dans l'histoire des hommes. On le croise aussi bien dans les poèmes de l'Antiquité, les premières épopées que dans les textes sacrés, où il est tantôt décrié tantôt exalté. Il peut être synonyme de péché - l'ivresse de Noé - ou de miracle - les noces de Canaa - jusqu'à prendre valeur de sang christique. Les poètes y ont puisé l'inspiration ils y ont trouvé l'euphorie ou la consolation. Car le vin provoque aussi bien l'oubli que la mélancolie. Il attise ces deux polarités de la nature humaine que sont le chagrin et l'allégresse. D'Anacréon à Omar Khayyam, de Du Fu à Tristan Corbière, de Horace à Charles Baudelaire, les poètes ont chanté le vin, à la fois muse et compagnon d'infortune. Et ils en ont célébré les effluves capiteux dans l'ivresse des mots.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.