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Georges Perros
Gillyboeuf Thierry
PART COMMUNE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782844180414
Georges Perros lui-même se considérait comme un voyageur en transit, entre deux trains ou sur un quai de gare. Il est resté toute sa vie cet " étonné d'être là ", qui ne se remet pas d'être né sans l'avoir voulu, d'où le besoin d'habiter les coulisses, celles de l'existence comme celles de l'écriture, où il n'est jamais possible de tricher, où l'on se sent passer par soi pour " être vécu ". Hanté par le taciturne goût de vivre, Perros est un " homme de l'être " dont l'?uvre, à la fois en retrait et à l'affût, est avant tout une extraordinaire et exigeante sollicitation de l'autre. Cette silhouette littéraire entre biographie et lecture amoureuse propose un portrait inédit et fervent de l'auteur des Papiers collés qui avait fait de la marge un lieu de vie et d'écriture.
Marianne Moore, à l?exception de quelques poèmes traduits par Germaine Lafeuille en 1964 pour les éditions Seghers, n?a jamais fait l?objet d?une publication en France. Ainsi, dans le cadre de notre projet des grand(e)s américain(e)s qui comporte déjà Dickinson, Stevens & Cummings, il nous paraissait aberrant de ne pas la faire traduire. Puisqu?elle était lacunaire en France, nous ne voulions pas présenter seulement un choix, mais d?emblée donner l?ensemble de ses poèmes (Collected Poems, publiés en 1967(!).
Très long travail de recherches mené sur plus de vingt ans par Thierry Gillyboeuf. Il y a un siècle, c'était l'écrivain français le plus célèbre, de son vivant, avec Anatole France. Il a connu absolument tout le monde de Mallarmé à Apollinaire, du Douanier Rousseau à Picasso, de Léon Bloy à Diaghilev, etc. Personnalité complexe, attachante, intelligence hors des sentiers battus. Il s'agit aussi d'une biographie fin de siècle, de ce bouillonnement intellectuel et artistique incroyable entre 1880 et 1915. Entre les pages, s'ajoutera un cahier iconographique de 20 pages
Très long travail de recherches mené sur plus de vingt ans par Thierry Gillyboeuf. Il y a un siècle, c'était l'écrivain français le plus célèbre, de son vivant, avec Anatole France. Il a connu absolument tout le monde de Mallarmé à Apollinaire, du Douanier Rousseau à Picasso, de Léon Bloy à Diaghilev, etc. Personnalité complexe, attachante, intelligence hors des sentiers battus. Il s'agit aussi d'une biographie fin de siècle, de ce bouillonnement intellectuel et artistique incroyable entre 1880 et 1915. Entre les pages, s'ajoutera un cahier iconographique de 32 pages.
De tout temps, le vin a été omniprésent dans l'histoire des hommes. On le croise aussi bien dans les poèmes de l'Antiquité, les premières épopées que dans les textes sacrés, où il est tantôt décrié tantôt exalté. Il peut être synonyme de péché - l'ivresse de Noé - ou de miracle - les noces de Canaa - jusqu'à prendre valeur de sang christique. Les poètes y ont puisé l'inspiration ils y ont trouvé l'euphorie ou la consolation. Car le vin provoque aussi bien l'oubli que la mélancolie. Il attise ces deux polarités de la nature humaine que sont le chagrin et l'allégresse. D'Anacréon à Omar Khayyam, de Du Fu à Tristan Corbière, de Horace à Charles Baudelaire, les poètes ont chanté le vin, à la fois muse et compagnon d'infortune. Et ils en ont célébré les effluves capiteux dans l'ivresse des mots.
Ces baigneuses, c'est pour Mariano Otero le bonheur de peindre au grand air et de le partager, c'est aussi la liberté prise avec les silhouettes, les proportions, le relief ou encore la perspective. Ces femmes, il les a saisies parfois d'un seul trait sur la plage ou apprivoisées en silence dans son atelier. Elles nous disent son territoire, son itinéraire et, conjuguées ensemble, sa table des matières, celle de toutes les nuances, amoureuses, généreuses, joueuses, oublieuses, infiniment contemporaines en somme. Chaque peintre, et Mariano le premier, a son vocabulaire et sa grammaire de formes et de couleurs afin de nous livrer l'essentiel d'un regard. Alors comment ne pas s'arrêter ici, pour le plaisir, sur les ombres penchées dans ses encres et ses dessins et là, sur ses aquarelles, ses gouaches, ses pastels, pour les couleurs des corps s'oubliant au soleil ou repliés dans leurs rêves comme pour mieux les traduire.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
Ces deux récits d'une fibre toute rabelaisienne, qui comptent parmi les oeuvres de jeunesse de Gustave Flaubert (1821-1880), contiennent déjà une charge contre la bourgeoisie. Dans Ivre et Mort, deux amis se lancent un défi pour savoir celui qui boira le plus. Mais si derrière la farce truculente perce la tragédie de la fin violente, ce conte bacchique aux accents philosophiques est également un traité faisant l'éloge du vin. Les Funérailles du Docteur Mathurin est d'une veine plus cocasse, qui met en scène trois hommes inutiles, heureux et inactifs vivant dans un oubli total du monde, d'où se dégage une gaie sagesse.
Maître du théâtre symboliste, Maurice Maeterlinck (1862-1949), prix Nobel de littérature en 1911, fut aussi un passionnant auteur naturaliste. Célèbre pour ses ouvrages sur les abeilles, les fourmis ou les termites, son Intelligence des fleurs (1907) est inexplicablement moins connu. Passionné de botanique et grand amateur de jardinage réalisant ses propres boutures, Maeterlinck entraîne le lecteur à la découverte de la vie secrète des plantes et des fleurs, dont il révèle les trésors d'intelligence et d'ingéniosité faisant appel aux lois de la mécanique, de la balistique et de l'aérodynamique. Pour lui, la fleur est non seulement l'organe de la reproduction, mais aussi celui de la vie et de la beauté. En refermant ce livre, on ne peut plus porter le même regard sur la nature qui nous entoure, qu'elle soit sauvage ou cultivée. Traité de sagesse, de simplicité, de bonheur, rehaussé d'encres et d'aquarelles inédites de Cécile A. Holdban, L'intelligence des fleurs est un hymne à la beauté du monde et de la nature, dont il est peut-être temps de refaire l'apprentissage, en acceptant d'y retrouver l'humble place qui est la nôtre. Candide disait qu'il fallait cultiver son jardin. Maeterlinck nous invite à l'observer avec une patience émerveillée.