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Revue de synthèse N° 127/2006 : Questions de temps. Coïncidences et récurrences
Gillot Pascale ; Carvallo Sarah ; Pala Alberto ; H
ULM
28,40 €
Épuisé
EAN :9782728803675
Le XXe siècle a profondément modifié la conception du temps chez les scientifiques et les philosophes : les sciences sociales et les sciences de l'esprit n'ont eu de cesse de sonder le gouffre qui sépare l'expérience intime de la durée et la conception des temps propres aux phénomènes scientifiques ou historiques. Ce numéro explore diverses figures de la coïncidence, de la récurrence ou de la répétition. Pascale Gillot compare la manière dont Spinoza, au XVIIe siècle, et Hilary Putnam, au XXe siècle, ont conçu les rapports de l'esprit au corps. Sarah Carvallo enquête sur la formation des théories de la respiration à l'époque moderne. Alberto Pala met en évidence comment le terme de cogito, chez Descartes, assure la continuité du temps de la pensée dans la succession des idées. John Hyman s'interroge sur la contemporanéité de la philosophie de Ludwig Wittgenstein et de l'architecture d'Adolf Loos. Samir Boukhris analyse la logique inductive probabiliste de Rudolf Carnap. Christian Schmidt donne une esquisse de l'histoire de la théorie des jeux. Enfin, Reinhart Koselleck analyse les structures de répétition dans la langue et dans l'histoire.
Comment saisir la vie mentale? Duel est le rapport, de l'esprit au corps? Deux traditions s'affrontent. D'un côté, l'hexagone. De l'autre, le monde anglo-saxon. D'un côté Descartes. De l'autre, Ryle, Davidson, Putnam, Kim. D'un côté le cogito. De l'autre l'intelligence artificielle ou les théories de l'identité esprit-cerveau. Faux débat, nous dit Pascale Gillot dans ce livre percutant. Outre-Atlantique Descartes est certes critiqué et contesté. Mais l'opposition entre la philosophie classique et la philosophy of mind est à interroger. Il y a des continuités cachées: en mettant en perspective les théories les plus actuelles avec Descartes, mais aussi Spinoza, Leibniz, des héritages se découvrent, des questionnements persistent, de nouvelles interrogations surgissent. Une confrontation stimulante et inédite de deux traditions en dehors des querelles d'école. Une histoire vivante et accessible des débats les plus actuels.
Fédérateur et omniprésent, en avance sur son temps, le sport semble avoir réussi le pari de la mondialisation. Il a instauré des règles communes pour mieux se diffuser et peut aujourd'hui rassembler la planète entière dans un même élan à l'occasion de grands événements, tels que les jeux olympiques ou les Coupes du monde de football. Alors qu'historiquement, le sport était porteur de valeurs universelles, il s'inscrit désormais au coeur d'enjeux économiques et politiques (voire géopolitiques), comme une composante essentielle du marché mondial et un support de pouvoir. Dans un monde sans cesse en mouvement, le sport aurait-il acquis une portée et une importance qui le dépassent? L'Atlas du sport mondial tente de répondre aux questions qui confrontent le sport avec l'existence d'une société de dimension planétaire: quand et comment s'est-il diffusé? Pourquoi s'est-il institutionnalisé? Dans quelle mesure est-il devenu un instrument de puissance? Quelle forme prend le grand marché du sport (industries, sponsors, médias, transferts de joueurs...)? L'idéal sportif survit-il aux nouvelles donnes d'une pratique toujours plus médiatisée et spectaculaire? Riche d'une cartographie ludique et inventive, cet atlas pose un regard original sur les sports, du rugby au basket-ball, du tennis à l'athlétisme, du curling au kabaddi... Parmi eux, seul le football apparaît véritablement universel; les autres conservent un ancrage régional fort. En effet, la mondialisation n'a pas effacé toutes les origines spatiales et culturelles des sports: ils ont dessiné, avec elle, leur propre géographie, leurs propres territoires.
Thomas et Angélique, deux enfants de 9 et 7 ans, adoptés à la naissance, posent des questions à leurs parents sur leur origine, leur arrivée dans la famille... Leurs parents s'efforcent d'y répondre avec sincérité et sensibilité. Un livre à lire en famille pour susciter la discussion et la compréhension, pour que les enfants comprennent qu'une famille peut se créer aussi grâce à l'adoption, autour des liens du coeur.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.