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Les visiteuses
Gillet Isabelle
INVENIT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782376801047
Dans un musée ou lors d'une exposition, qui visite, qui est visité ? Ouvre et spectateur se rencontrent, se font accueil : l'expérience esthétique est d'hospitalité. Ainsi, dans cet ouvrage, Isabelle Gillet vient "visiter" 52 oeuvres présentées soit dans les musées de la Région Hauts-de-France, soit dans des expositions temporaires. Et de cette fréquentation, où l'écrivaine reçoit autant qu'elle est reçue, naissent, comme autant d'instantanés sensibles, 52 déclinaisons du féminin. Ainsi, au fil des rencontres et des pages, la femme, peinte ou sculptée, est-elle tantôt "Altière" , "Vibrante" , "Quotidienne" , ou encore "Mesurée" ou "Joyeuse" . Chacune, à sa façon, vient réveiller l'écrivaine, la bouscule parfois, et, toujours, lui fait écho. L'oeuvre d'art est terrain d'entente, travail de reconnaissance. Aussi, l'écriture en regard, dans un permanent mouvement dehors/dedans, est-elle double : texte poétique issu des profondeurs et présentation des oeuvres alternent, et, l'un et l'autre, l'un avec l'autre, nous invitent à lire autant qu'à regarder. Et nous aussi, nous sommes visités.
Cet ouvrage est le premier consacré à l'ensemble de l'?uvre de Laurent Cantet, cinéaste français contemporain, remarqué notamment pour ses longs métrages Ressources humaines (1999) et L'emploi du temps (2001), en prise avec le réel, le travail, le non-travail, les mutations sociales et les questions identitaires. Les auteures proposent une méthode d'analyse globale en abordant l'analyse filmique depuis les dispositifs de production jusqu'à ceux de la réception. Elles questionnent de manière originale les problématiques du cinéma cantétien par des approches thématique et psychosociologique. Des concepts opératoires comme l'intertextualité, l'hybridité fiction/réalité... offrent un point d'appui à cette investigation des rapports entre l'imaginaire et le social. Les contributions des experts, Vincent de Gaulejac, Charles Tesson et Serge Tisseron, ainsi que Pierre Chevalier et Marcel Trillat, apportent une véritable réflexion interdisciplinaire croisant sémiologie, sociologie, filmologie, psychanalyse, pratiques audiovisuelles et culturelles. Elles témoignent de toute la richesse de l'univers cantétien.Cet ouvrage s'adresse aux étudiants et jeunes chercheurs en cinéma, et plus largement aux chercheurs et enseignants en sciences sociales et humaines.
Que signifie être "militant de l?interculturel" ? Cet ouvrage donne des repères en différenciant le multiculturel de l?interculturel, l?hybridité du métissage (Alexis Nouss), et remet en question les définitions et instrumentalisations de mots tels que culture, identité, race (Issa Asgarally, Jagdish Gundara). Les enjeux d?éducation et de respect sont privilégiés et les pratiques s?effectuent dans des contextes précis (France, Maroc, l?île Maurice, Mayotte, Bénin, Angleterre, Inde, Chine ou Suède) mais aussi dans des champs divers, du fait des multiples professions des acteurs de l?interculturel ici réunis : l?écrivain Tahar Ben Jelloun, le poète et éditeur Bruno Doucey, la traductrice Michèle Gazier, le metteur en scène Bruno Thircuir, les comédiennes Aïcha Ayoub et Kimberly Jeitz, la peintre Mylène Besson, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, les enseignants-chercheurs en diverses disciplines du marketing au management Jennifer Takhar et Philippe D?Iribarne, en passant par l?anthropologie Julie Peghini et Nadine Wanono, et enfin les expographes Fabienne Dorey et Isabelle Roussel-Gillet. L?éducation interculturelle, (Martine A Pretceille et Chahla Chafiq), relie les disciplines, elle s?allie les littératures, la philosophie et les arts. Avec des poèmes inédits de Michel Butor et Madeleine Carcano, et des photographies de Guy Delahaye, Gilles Delmas et Maxime Godard.
Une femme se tait. Une femme se tient. Elle attend. Que regarde-t-elle ? Que voit-elle ? Son corps est au repos, un moment, avant de se pencher, de saisir la fourche, et d'attiser le feu d'herbes. Elle arrête le spectateur, parce qu'elle est arrêtée, elle a suspendu le temps, elle s'enfonce dans les volutes de la fumée, et en elle-même, peut-être, dans les méandres de sa vie, dans les plis que font les vies, dans les plis du temps qui passe sur les corps et mange les années." Marie-Hélène Lafon a les gestes et l'odeur des brûlis dans le corps et sous la peau pour toujours ; ça remonte des enfances et du pays premier. A partir de La Brûleuse d'herbes de Jean-François Millet conservée au musée du Louvre, elle nous entraîne dans une histoire qui sent la fumée des brûlis de mars ou d'octobre.
Une Compositwn de Serge Poliakoff , peinte en janvier 1954, est entrée dès l'année suivante dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lille. Elle est à la fois singulière dans la trajectoire du peintre et caractéristique de son travail. L'évocation de sa découverte par un adolescent qui deviendra l'auteur de ce texte, la description minutieuse de l'imbrication de ses formes et de ses couleurs, et un parcours de ses divers avatars devraient aussi bien en raviver le souvenir chez les amateurs qui la connaissent que susciter le désir de la voir chez ceux qui jusqu'alors en ignoraient l'existence ; car un tableau ne vit que par les regards de ceux qui le contemplent.
Cofondateur en 1957 de l'Atelier de la Monnaie, Jean Brisy (1924-1991) a développé une oeuvre céramique tout à la fois empreinte de diverses influences et explorant des voies très personnelles. Aucun ouvrage n'ayant été jusqu'alors consacré à l'homme et à son travail, Béatrice Brisy, sa compagne, entreprend ici de raconter l'histoire ; celle qui voit un jeune étudiant des Beaux-Arts de Lille embrasser le métier de céramiste, créer avec quelques proches un collectif qui marquera durablement la vie artistique lilloise, puis faire de son atelier – une sombre cave de la rue de la Monnaie – le foyer d'une intense vie festive et créative. Ni ouvrage monographique ni étude critique, mais parcours sensible dans la vie et l'oeuvre de cet homme entier et sincère, ce livre, imaginé par les éditions invenit, devrait réparer une lacune. Pour la plus grande satisfaction de ceux, amis ou amateurs, chez qui le souvenir de la personne de Jean Brisy reste vivace, il réveillera des souvenirs émus. Chez ceux qui découvriront son travail, il montrera comment l'art céramique, quand il est porté à ce point d'engagement, peut devenir source de grande joie pour celui qui crée autant que pour celui qui regarde.