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Correspondance et mémoires d'un caricaturiste. 1840-1885
Guines Louis Alexandre Gosset de ; Tillier Bertran
CHAMP VALLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9782876734456
A la suite d'Honoré Daumier, André Gill (1840-1885) fut sans conteste le caricaturiste le plus fécond du XIXe siècle, actif des dernières années du second Empire aux débuts de la Troisième République. On lui doit une ?uvre riche de plusieurs milliers de dessins, parus dans Le Hanneton. La Lune, L'Eclipse ou Les Hommes d'aujourd'hui, dont certains resteront associés aux combats menés pour l'instauration de la République. Haute figure de la bohème du Quartier Latin et de Montmartre, rapin excentrique proche de Vallès et Courbet, délégué de la Commune au musée du Luxembourg pendant le printemps 1871, membre des Hydropathes d'Emile Goudeau et du Chat noir (le Rodolphe Salis, André Gill était lié au Tout-Paris des décennies 1860 et 1870, dont il a raillé sans relâche le monde des arts, des lettres et de la politique, de même que le demi-monde, dans des charges féroces ou admiratives. Patron de presse, illustrateur de romans (notamment pour Zola), homme de théâtre, poète et chansonnier, il est aussi un parodiste, un peintre, un panoramiste... que les dernières années de sa vie, hantées par la possession du "Million" et marquées par des crises de folie, conduiront à l'asile d'aliénés de Charenton où il mourra, interné et oublié, sauf de quelques proches. Le présent volume reprend les souvenirs d'André Gill, Vingt années de Paris, parus en 1883 chez Marpon et Flammarion et publiés à l'initiative d'Alphonse Daudet qui les préfaça. A ces mémoires qui n'avaient jamais été réédités est adjointe la correspondance de Gill, réunissant plus de 150 lettres retrouvées et généralement inédites, issues de collections privées et publiques, françaises ou étrangères. Adressées à sa famille, ses collaborateurs ou ses proches (Nadir, Vallès, Courbet, Hugo, Zola...), à ses modèles ou ses confrères, ces lettres viennent compléter l'autobiographie de Gill et parfois en contredire les inévitables arrangements. Echelonnées tout au long De sa vie et De sa carrière, elles éclairent aussi la personnalité et les multiples activités professionnelles de Gill, tout en offrant la possibilité de mieux pénétrer les nébuleuses de la bohème et de la petite presse parisienne, leurs figures, leurs pratiques et leurs projets, leurs démêlés et leurs échecs. Introduit par Bertrand Tillier qui restitue le parcours et la postérité de Gill, le volume est augmenté d'un appareil de notes et d'annexes comprenant des documents complémentaires, un index des correspondants, une chronologie et une sélection iconographique.
Résumé : S'il était destiné à un brillant avenir, Woods Kerrington l'a pourtant sacrifié par amour pour Della Sloane. Cependant, à la mort soudaine de son père, le voilà propulsé à la tète de l'entreprise familiale. Les relations avec sa mère sont conflictuelles, car non seulement elle rejette Della, mais elle est aussi persuadée que son fils est responsable du décès de son mari. Quant à Della, confrontée à ses démons intérieurs, elle redoute de ne pas parvenir à épauler Woods comme il se doit. S'il veut sauver son couple et l'entreprise, il devra se battre et imposer ses désirs...
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.