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Un chant d'amour. Le cinéma de Jean Genet
Giles Jane ; Michaud Françoise
MACULA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782865890439
Jean Genet n'est pas seulement le plus grand prosateur français de l'après-guerre, l'héritier pervers de Chateaubriand et de Rimbaud, l'homme qui imposa la mythologie des assassins enchanteurs, des grands macs inflexibles et des divines. Cinéaste - mais aussi scénariste, théoricien - Genet a produit une oeuvre rare, provocante, clandestine qui émerge peu à peu depuis sa mort en 1986 : "Il est étrange de constater, écrit Edmund White dans la préface, que Genet a pensé au cinéma tout au long de sa carrière d'écrivain. Il a écrit plus de pages de scénarios que de toute autre littérature." A lire l'ouvrage de Jane Giles, on s'apercevra que le cinéma, première culture de Genet adolescent, est au coeur de ses procédures d'écrivain, et que quantité de constructions dans Notre-Dame-des-Fleurs ou Miracle de la rose - montages alternés, flash-backs, détails - en sont issues.
Résumé : Mais qu'est-il arrivé à Kay Sorensen, brillante élève et premier prix de conservatoire, aujourd'hui empêtrée dans un job à mi-temps sans avenir, mariée à un intégriste bio et mère d'un enfant sans pitié ? Pourquoi tout ce talent, tous ces espoirs gâchés ? C'est aussi la question que se posent ses parents, et on comprend vite que ce couple pour le moins loufoque détient quelques clés, voire quelques responsabilités, dans le naufrage de leur fille. Une mère incapable de ne pas faire mal, un père incapable de rien faire de bien. Cette comédie de m?urs à l'américaine aux dialogues croustillants met en scène un personnage attachant et burlesque jusque dans ses maladresses. Il n'est décidément pas facile de prendre de la hauteur quand on avance dans la vie avec des semelles de plomb. Et que le destin n'a pas dit son dernier mot !
Spécialiste du trompe-l'ceil, Faith hésite lorsque la vieille et richissime Mrs Griffin, collectionneuse d'art, lui demande de peindre une fresque dans la salle de bal de sa somptueuse demeure, Le Refuge. Cassandra, l'unique fille des Griffin à laquelle Faith ressemble étrangement, n'y a-t-elle pas été assassinée, quelques années plus tôt ? Sur les conseils de son vieil ami Harry, elle accepte. Intriguée par ce crime que la police n'a jamais pu élucider, Faith s'aventure, en pénétrant au Refuge, dans une maison où règnent faux-semblants et illusions d'optique...
Résumé : Le combat haletant d'une ado contre l'emprise de son père Hadley, 17 ans, survit au crash de l'avion de tourisme qui la transportait avec ses parents. Une enquête est ouverte pour déterminer si elle est victime collatérale ou coupable... Peu à peu, les pièces du puzzle s'assemblent pour faire le portrait d'une famille sous emprise : un père violent, une mère qui se noie dans l'alcool, et une jeune fille prête à tout pour sauver sa petite soeur du cauchemar qu'elle a vécu... Roman dès 14 ans.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.
Au cours des années 1920, la photographie est devenue une "arme dans la lutte des classes" , selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les Etats-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.