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Péguy au pied de la lettre. La question du littéralisme dans l'oeuvre de Péguy
Gil Marie
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204083034
Péguy est un écrivain de la répétition. Par ce procédé, il s'oppose à toute conception de l'écriture qui la rapporterait à une causalité externe, que ce soit celle de l'auteur ou du monde : c'est la lettre même qui produit le texte. ha répétition est synonyme sous sa plume de " jaillissement ", de " surgissement " vital. Le style, dès lors, n'est pas un ornement, mais le moyen d'atteindre à l'être même de ce qui s'écrit. La lettre correspond à ce que Merleau-Ponty aurait appelé " l'intransposable ", c'est-à-dire ce qui résiste à toute traduction et permet la naissance du texte. Cette intuition fondamentale, chez Péguy, anticipe la critique formaliste et textualiste du XXe siècle à venir, mais sur le fond d'une sacralisation de la lettre qui s'enracine dans son rapport à l'Écriture. Aussi faut-il prendre Péguy au pied de la lettre. Ce livre dégage une pensée du texte en appliquant à l'auteur les méthodes textualistes qui sont les siennes. Ni interprétation ni théorie littéraire, l'écriture critique se fait ainsi mimétique. C'est dans le mot à mot de la lecture, par la répétition qui fait voir le texte comme un palimpseste, que s'élabore une approche qui renouvelle profondément notre expérience des " lettres ".
Dans les textes de psychologie, un des contraires de l'empathie c'est l'indifférence. Cet ouvrage vise à promouvoir la culture de l'empathie qui s'avère être la base du comportement moral et le véhicule d'un monde pacifique et harmonieux. L'objectif est de démontrer que plus on cultive l'empathie, idéalement dès le plus jeune âge, plus la paix et l'harmonie règnent dans le monde. Rédigé à l'origine en anglais, ce livre aborde des sujets allant de la nature des corrélations du cerveau empathique à l'éducation - ou au renforcement - des connexions causales du mental empathique. L'aspect interdisciplinaire de ce sujet - neuroscience, psychologie, philosophie, droit et théologie - fait que cet ouvrage peut être d'un grand intérêt (et tout autant nécessaire) pour les étudiants universitaires en sociologie, psychologie, neuroscience, philosophie, sciences juridiques, et théologie. De plus, une nouvelle définition de l'empathie y est suggérée.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.
Publiées en 1966 après un long séjour en Ardèche qui les a inspirées, ces Lettres rendirent Kenneth White célèbre. L'auteur déchiffre une sagesse inscrite dans les mystères du cosmos et tente de découvrir "le langage inconnu auquel l'esprit aspire".
Certains écrivains et penseurs ont ressenti le besoin, à un moment de leur vie et de leur création, de proférer une " renaissance " personnelle, encore appelée Vita nova. La Vita nova permet de saisir une forme essentielle du lien qui unit la vie et l'écriture, car ces nouvelles vies sont toujours des naissances de nouvelles écritures, qui refondent en profondeur le genre dans lequel elles s'inscrivent. Réciproquement, la Vita nova nous révèle qu'on ne peut parler d'une vie qui ne serait pas une écriture. Paradoxalement, l'acte de profération de la vie nouvelle est un acte répétitif, lui-même recommencement éternel de l'acte de " revivre " d'où son lien, notamment chez Barthes, à la mort qui le conditionne. Il fonde le lieu et le temps de la création comme toujours reportés, comme " ailleurs ".
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.