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Le rôle méconnu de la loi salique. La succession royale, XIVe-XVIe siècles
Giesey Ralph E. ; Regnot Franz
BELLES LETTRES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782251380827
Quel fut réellement le rôle de la loi salique dans la succession à la couronne de France? Quel principe justifiait que "femme ne succède pas au royaume"? Quelles furent les raisons de l'avènement des Valois? Comment les Bourbons montèrent-ils sur le trône? C'est avec une érudition remarquable, en s'appuyant sur des documents négligés et sur de nombreuses sources juridiques, que Ralph E. Giesey répond à toutes ces questions. Il montre que, contrairement à l'opinion communément admise, le droit d'une fille de roi à revendiquer le trône de France, en l'absence d'un héritier mâle, fut officiellement reconnu par la famille royale et les grands du royaume en 1316, et que l'exclusion des femmes avait des motifs purement politiques et pas misogynes. C'est dans le débat sur la légitimité des Valois que la loi salique et son article d'exclusion furent invoqués pour la première fois. Censé exclure de la succession à la couronne les filles de roi et leurs fils, l'article fut découvert par un juriste italien du XIVe siècle et repris par plusieurs auteurs qui inventèrent ainsi, en se fondant sur des textes expurgés ou mal compris, ce que Ralph E. Giesey appelle la "légende de la loi salique". Battue en brèche par des juristes de la Renaissance, la légende réussit à se maintenir. L'exclusion des mâles en ligne féminine déboucha sur la notion de princes du sang, capitale pour comprendre la fin des Valois, les démêlés d'Henri de Navarre avec la Ligue et l'avènement des Bourbons. Professeur émérite à l'université de l'Iowa, Ralph E. Giesey fut l'assistant d'Ernst H. Kantorowicz à l'Institute for Advanced Study de Princeton. Il est unanimement reconnu comme un spécialiste de la pensée juridique de la France de l'Ancien Régime, et on lui doit notamment Le Roi ne meurt jamais, ouvrage qui connut un grand retentissement.
Le programme est grandiose. C'est un ballet de cour, autrement dit encore un spectacle où se trouvent savamment associés poésie, chorégraphie, chant, musique et scénographie. Mais ce ballet-là, donné le 2e jour de mai 1651, n'est pas n'importe lequel. Il s'agit d'un ballet auquel prend part activement sa Majesté le Roi Louis xiv, puisqu'on pourra le voir interpréter de nombreux rôles. Pour mener à bien un événement d'une telle ampleur, le concevoir et le créer, il faudra donc en appeler aux meilleurs, au plus beau des castings : un poète éminent, Isaac de Benserade ; un scénographe renommé, Giacomo Torelli, appelé "le grand sorcier" en raison de son immense talent ; enfin, cet Henri de Gissey, dessinateur de décors et de costumes, auquel sont attribués ces dessins d'excellence, grâce auxquels il nous est encore aujourd'hui permis de nous tenir au plus près des personnages de cet exceptionnel spectacle. En effet, minutieusement détaillés, à la manière de pièces d'orfévrerie, tous ces dessins à défiler de page en page nous offrent toujours l'occasion d'assister quelque peu (par la matière, la couleur, la ligne, la coupe et le modelé) à ce qu'il put en être alors de l'apparat, du faste et de la magnificence, d'une telle festivité en cette année 1651.
Dans un ouvrage novateur, aujourd'hui traduit sous le titre Le Roi ne meurt jamais. Ralph E. Giesey avait montré comment, par le jeu du hasard et du sens donné après coup, s'était établie la symbolique subtile qui, aux funérailles des derniers Valois, met en scène sans un mot, par l'efficacité de la gestuelle honorant une effigie du roi mort, un principe de droit public magistralement analysé par E. Kantorowicz : que le roi a deux corps, le naturel et le politique, et qu'en ce dernier corps le Roi ne meurt jamais. Prenant cette fois en compte les quatre grands rituels d'Etat - funérailles, sacre-couronnement, entrée, lit de justice -, Giesey repère les nouvelles formes symboliques qui s'y font voir à l'avénement de Louis XIII (1610), et les changements subtils, mais lourds de conséquences, qui affectent alors la manifestation cérémonielle du principe des deux corps. Alors qu'autrefois les grands cérémonials publics avaient glorifié la "perpétuité" d'une royauté abstraite, idéale, en 1610 on les ajuste pour leur faire dire l'immédiate et entière " puissance souveraine" du nouveau prince. A la fin du XVIIe siècle, la "société de cour" propose, autour du corps de Louis XIV, enfermé é Versailles et sacralisé, le comportement cérémoniel approprié aux concepts et aux réalités de la monarchie absolue. A cette analyse où se croisent sans cesse rituel et pouvoir, l'Angleterre et la Lorraine offrent le contrepoint d'une monarchie constitutionnelle et d'un duché qui entend affirmer, par le biais d'un cérémonial copié sur celui des rois de France, ses prétentions au statut souverain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.