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Cérémonial et puissance souveraine. France, XVe-XVIIe siècles
Giesey Ralph E.
EHESS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782713210365
Dans un ouvrage novateur, aujourd'hui traduit sous le titre Le Roi ne meurt jamais. Ralph E. Giesey avait montré comment, par le jeu du hasard et du sens donné après coup, s'était établie la symbolique subtile qui, aux funérailles des derniers Valois, met en scène sans un mot, par l'efficacité de la gestuelle honorant une effigie du roi mort, un principe de droit public magistralement analysé par E. Kantorowicz : que le roi a deux corps, le naturel et le politique, et qu'en ce dernier corps le Roi ne meurt jamais. Prenant cette fois en compte les quatre grands rituels d'Etat - funérailles, sacre-couronnement, entrée, lit de justice -, Giesey repère les nouvelles formes symboliques qui s'y font voir à l'avénement de Louis XIII (1610), et les changements subtils, mais lourds de conséquences, qui affectent alors la manifestation cérémonielle du principe des deux corps. Alors qu'autrefois les grands cérémonials publics avaient glorifié la "perpétuité" d'une royauté abstraite, idéale, en 1610 on les ajuste pour leur faire dire l'immédiate et entière " puissance souveraine" du nouveau prince. A la fin du XVIIe siècle, la "société de cour" propose, autour du corps de Louis XIV, enfermé é Versailles et sacralisé, le comportement cérémoniel approprié aux concepts et aux réalités de la monarchie absolue. A cette analyse où se croisent sans cesse rituel et pouvoir, l'Angleterre et la Lorraine offrent le contrepoint d'une monarchie constitutionnelle et d'un duché qui entend affirmer, par le biais d'un cérémonial copié sur celui des rois de France, ses prétentions au statut souverain.
L'application de la démarche qualité à la recherche est loin d'être une pratique courante, tant dans les pays du Nord que dans ceux du Sud. Elle offre pourtant un cadre structurant et sûr permettant d'améliorer les processus d'acquisition des connaissances, d'analyse des données et de valorisation des résultats. Outre un gain de temps appréciable, les activités de recherche se trouvent facilitées et leurs résultats significativement améliorés. La norme ISO 9001 est partagée par l'ensemble des acteurs et des structures de la recherche : directions, administrations, services d'appui, plateformes techniques et laboratoires publics ou privés. L'ouvrage d'Eva Giesen, simple et complet, lève les interrogations et les doutes sur l'efficacité de la norme ISO 9001 : 2008 appliquée à la recherche. Il constitue un guide facilitant la construction d'un projet de management qualité afin d'obtenir une qualification ISO 9001.
Dans ce livre vous trouverez une méthode simple et saine pour enlever le stress et éviter des maladies. C'est essentiel de ne pas se juger, et de ne pas se sous-estimer. Tout ce qui nous arrive dans la vie a un sens, celui de nous aider à avancer et d'être mieux avec soi-même. Les émotions chamboulent nos vies au quotidien, en bien ou en mal. Martina Giese s'interroge, depuis plus de trente ans, sur les fondements de cette problématique et les conséquences de nos pensées sur nos vies. www. maisonmandala. com
Le programme est grandiose. C'est un ballet de cour, autrement dit encore un spectacle où se trouvent savamment associés poésie, chorégraphie, chant, musique et scénographie. Mais ce ballet-là, donné le 2e jour de mai 1651, n'est pas n'importe lequel. Il s'agit d'un ballet auquel prend part activement sa Majesté le Roi Louis xiv, puisqu'on pourra le voir interpréter de nombreux rôles. Pour mener à bien un événement d'une telle ampleur, le concevoir et le créer, il faudra donc en appeler aux meilleurs, au plus beau des castings : un poète éminent, Isaac de Benserade ; un scénographe renommé, Giacomo Torelli, appelé "le grand sorcier" en raison de son immense talent ; enfin, cet Henri de Gissey, dessinateur de décors et de costumes, auquel sont attribués ces dessins d'excellence, grâce auxquels il nous est encore aujourd'hui permis de nous tenir au plus près des personnages de cet exceptionnel spectacle. En effet, minutieusement détaillés, à la manière de pièces d'orfévrerie, tous ces dessins à défiler de page en page nous offrent toujours l'occasion d'assister quelque peu (par la matière, la couleur, la ligne, la coupe et le modelé) à ce qu'il put en être alors de l'apparat, du faste et de la magnificence, d'une telle festivité en cette année 1651.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.