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Les oeuvres de Charles Gide. Tome 11, Solidarité
Gide Charles ; Devillers Patrice
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296116542
Ce volume traite de la grande idée qui sous-tend toute la pensée sociale et politique de Charles Gide - la solidarité. Il complète les volumes IV et VII de la présente collection, consacrés à Coopération et économie sociale. La première partie présente différents textes sur le sujet, publiés pratiquement tous au tournant du XXe siècle, et qui participent, de près ou de loin, au débat sur le solidarisme lancé par Léon Bourgeois. La seconde partie reproduit par contre le dernier grand texte de Charles Gide. Il aura le temps d'en corriger les épreuves mais n'en verra pas la parution : La solidarité sera publié après sa mort, en 1932, avec une préface qui parle à son propos de " testament spirituel ". L'idée et le mot d'ordre de solidarité restent toujours d'actualité et reviennent périodiquement sur le devant de la scène. On trouvera dans ce volume, outre des éléments sur leur émergence historique, ample matière à réflexion sur le sujet.
En 1902 paraît le rapport de Charles Gide sur l'économie sociale présenté à l'Exposition universelle de 1900. Plusieurs fois réédité, c'est sa dernière édition, "Les institutions du progrès social", qui est ici présentée. On y trouve un panorama des institutions produites au XIXe siècle pour traiter la nouvelle question sociale que crée la société industrielle naissante : qu'est-ce que l'économie sociale ? Que peut-elle faire ? Comment son action s'articule-t-elle avec celles des secteurs public et capitaliste ?
Ce dernier volume de la collection des " OEuvres de Charles Gide " présente un ensemble de textes intéressants, que le plan de publication des volumes précédents avait laissés de côté. La première partie " Miettes d'actualité " est composée de très courts articles où Charles Gide réagit à l'actualité de son époque tout en introduisant ses thèmes de prédilection. La seconde partie, " Débats ", expose des réflexions plus développées sur l'économie, le virage protectionniste de la France à la fin du XIXe siècle et les débuts de l'Union soviétique où notre auteur se rend en 1923. La troisième partie " Charles Gide par lui-même " regroupe des textes où ce personnage secret et paradoxal laisse échapper quelques informations sur son histoire, qui nous permettent de découvrir un homme plus proche de nous par certains aspects qu'il ne l'était de ses contemporains. Avec une introduction qui présente ces textes, les situe dans l'oeuvre de Charles Gide, les relie à d'autres écrits d'autres volumes, et un dispositif de notes qui les met en perspective et en éclaire le contexte, ce volume peut constituer une porte d'entrée commode pour une oeuvre qui mérite d'être redécouverte.
De 1886 (" Ni révoltés, ni satisfaits ") à 1931 (" Une visite à Gandhi "), Charles Gide a publié 840 articles dans la petite revue de l'Ecole de Nîmes, L'Emancipation. Ce volume présente 132 de ces textes. Le lecteur contemporain sera certainement surpris d'y voir traité bien des questions actuelles, du vieillissement de la population française et du problème des retraites aux ambiguïtés du progrès technique en passant par les difficultés de l'instauration d'un Etat d'Israël. Il pourra revivre, à partir de chroniques d'actualité, la difficile émergence de la législation sociale et les controverses qu'elle a suscité, le débat entre réformistes et révolutionnaires, la montée vers la première guerre mondiale, le gâchis de l'après-guerre et l'échec de la politique coloniale française. Il pourra surtout prendre connaissance de l'effort opiniâtre d'un homme et de tout un courant de pensée pour dégager, entre libéralisme débridé et toute-puissance de l'Etat, une voie qui permette à la société de se développer dans un sens à la fois efficace économiquement, moral et respectueux de la liberté individuelle : la Solidarité en est le principe, la Coopération et l'Association en sont les moyens.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.