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Ellen Foster
Gibbons Kaye ; Pasquier Marie-Claire
BOURGOIS
6,00 €
Épuisé
EAN :9782267018578
Ellen Foster, onze ans, nous raconte sa vie entre sa mère malade et dépressive, son horrible père alcoolique qui terrorise Ellen et sa mère, finissant par pousser cette dernière au suicide. A la mort de sa mère, suivie assez rapidement par celle de son père, Ellen est ballottée de foyer en foyer, chez sa grand-mère peu affectueuse, parfois à la limite de la maltraitance quand elle envoie la petite fille travailler dans les champs, chez son professeur de dessin où elle connaît un intermède paisible, puis chez sa tante et sa cousine, où les choses se passent si mal qu'un soir de Noël, Ellen décide tout bonnement de s'en aller. Elle a repéré à l'église une femme entourée de plusieurs filles, elle sait que c'est une mère d'accueil, l'a observée et la juge très favorablement. C'est donc à sa porte qu'elle sonne un soir de Noël ; Laura, c'est son nom, l'accueille dans son foyer. Ellen décide de prendre le nom de «Foster», comme «foster home», famille d'accueil, «foster child», enfant adoptif. Dans ce roman, Kaye Gibbons décrit la petite société mesquine du Sud des Etats-Unis avec ses idiomes, son racisme. Mais au-delà du récit, il y a un ton, un mélange de monologue intérieur, de grotesque et d'humour rappelant le monde violent de Flannery O'Connor et le réalisme de Mark Twain.
C'est un récit à deux voix, une alternance de monologues intérieurs entre Jack Ernest Stokes, un vieil ouvrier de ferme et Ruby, sa femme, vingt ans de moins. Ruby était belle comme un coeur lorsque Jack l'a rencontrée. Jusqu'au jour où l'on apprend que Ruby va mourir d'un cancer. Le roman s'ouvre sur les préparatifs de Ruby : trois mois de plats tout préparés à mettre au congélateur et destinés à Jack après la mort de Ruby.Ruby et Jack racontent, l'un après l'autre, les épisodes tragi-comiques de leur vie quotidienne avec un sens du grotesque tout à fait hors du commun. Et c'est tout le vieux Sud rural des Etats-Unis qui resurgit, avec ses fermiers d'hier, Noirs et Blancs, dans le monde contemporain.
Automne 1918, Elm City, Caroline du Nord. Les premiers cas de grippe espagnole commencent à se répandre. Maureen Ross vit une grossesse difficile, dans l'indifférence de son mari. Fille d'une famille pauvre du Mississipi, elle a épousé Troop Ross, grosse fortune de Caroline du Nord. Troop, homme froid et coupé de ses sentiments, s'est acharné au fil des années de leur mariage à étouffer l'énergie vitale de Maureen qui, de plus en plus isolée, perd jusqu'à l'espoir de survivre à l'accouchement. Dans ce foyer sans amour arrive Mary Oliver, la nièce de Troop. Enfant choyée d'une riche famille de libres-penseurs de Washington, Mary vient aider Maureen dans les dernières semaines de sa grossesse. Horrifiée par le comportement de Troop, elle comprend vite que son devoir est de protéger sa tante. À mesure que le nombre des victimes de l'épidémie augmente, la peur s'empare de la ville et la tension monte dans la maison des Ross. Soutenue par l'amour de Mary, Maureen va trouver la force de renaître à elle-même et de rejeter la tyrannie destructrice de son mari pour s'ouvrir à la vie, triomphant de la mort qui s'acharne sur la maisonnée...
Au soir de sa vie, « en son dernier après-midi », Emma Garnet Tate se penche sur son passé. Elle a grandi sur une riche plantation de Virginie, entourée de cinq frères et soeurs, d'une mère aimante et profondément bonne, de Clarice, la vieille esclave noire adorée, mais surtout d'un père arriviste, tyrannique et raciste. Le jour où il tue un « nègre » sous ses yeux, Emma prend la fuite. Elle épouse Quincy, un chirurgien yankee, humaniste et défenseur de la cause des Noirs, auprès duquel elle trouve enfin la paix et fonde un foyer. Mais la guerre de Sécession éclate. Le couple choisit alors de se consacrer aux blessés, qu'ils soigneront jour et nuit, jusqu'à l'épuisement. Suivront les deuils, la solitude, les jours heureux aussi, où Emma puisera toujours la force de continuer à combattre contre toutes les injustices. « Un roman sur lequel souffle ce vent de folie et de passion qui est la signature d'un Faulkner. » Michèle Gazier, Télérama
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.