Cet ouvrage, comportant plus de cent photographies ou dessins originaux en noir et blanc, s'inscrit dans la lignée des Hauts lieux romans, publiés dans la même collection. Au fil de ses voyages en France, en Espagne, et aussi en Italie et en Suisse, allant d'église romane en église romane, l'auteur a collecté de fort surprenantes images sculptées : scènes de tendresse, d'actes sexuels, voire de sodomie, sculptures de sexes dressés et scènes de luxure se succèdent ici et étonnent par leur présence en ces lieux consacrés, à une époque où tous les textes s'accordent à condamner fermement la sexualité. Loin de tout sensationnalisme et avec le respect de l'historien, l'auteur nous entraîne à sa suite dans cette étrange promenade : replaçant sites et sculptures dans le contexte des XIe et XIIe siècles, il avance, sans la poser en vérité absolue, une interprétation de l'ensemble. Non exhaustif, forcément limité par la nécessité de faire des choix parmi des milliers d'images, cet ouvrage apporte néanmoins une contribution nouvelle à la connaissance de cet art précieux et fondateur que fut l'art roman.
La connaissance est devenue une composante essentielle du travail et des métiers contemporains. Savoir, Travail et Société a pour but de faire connaître à l'échelle internationale les recherches portant sur les formes de production et d'usage du savoir dans le monde professionnel. En hommage à Eliot Freidson, ce numéro présente les contributions de spécialistes de la sociologie des professions en provenance de, Etats-Unis, d'Italie, de France et du Royaume Uni.
Les spécialistes de l'établissement thermal de Brides-les-Bains vous proposent 3 semaines de recettes et conseils pour dire adieu aux régimes dangereux et renouer avec l'équilibre. Un programme quotidien d'exercices physiques, deux repas pour chaque jour avec entrée-plat-dessert et 120 recettes gourmandes.
Un mythe est un « récit populaire ou littéraire mettant en scène des êtres surnaturels… » ; le symbole quant à lui, est une représentation concrète d’une notion abstraite ; un emblème désigne une figure symbolique représentant un être humain, un métier, une collectivité… Ces définitions fixent un cadre à cet ouvrage et soulignent bien les liens qui existent entre mythes et légendes et leurs relations avec les emblèmes et les symboles.
Après " Femmes en Languedoc ", ou elle dépeint la vie quotidienne des femmes nobles entre catharisme et catholicisme, Gwendoline Hancke nous invite ici à poursuivre ce parcours, cette fois en nous intéressant au destin de grandes familles de la noblesse peuplant les villages fortifiés languedociens du XIIe au début du XIVe siècle. De par sa situation sociale et pour des raisons profondément religieuses, cette noblesse joue en effet un rôle prépondérant dans l'implantation de l'hérésie : jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les seigneurs, châtelains et chevaliers, restent les principaux protecteurs des hérétiques, et de nombreux membres de leurs familles, notamment des femmes, font partie du clergé cathare. Retracer et superposer des destins de familles nobles durant cette période permet de voir l'histoire sous un nouvel angle, pour ainsi dire de l'intérieur. Laurac, Châteauverdun, Rabat, d'autres encore, autant de noms qui sonnent haut et fort, ceux des châteaux et des familles qui les possédaient : familles qui se transmirent l'hérésie comme on le fait d'un héritage précieux, jusqu'à affronter le pape, le roi et l'Inquisition, jusqu'à, pour certaines d'entre elles, tout perdre.
Réédité une vingtaine de fois depuis sa première parution, cet ouvrage est la référence absolue pour l'histoire du catharisme : bien que très documenté et ne laissant rien dans l'ombre, il est aisément abordable par tous publics. Cette "conjugaison" rare explique évidemment que son succès perdure avec le temps.
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.