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Carnets clandestins
Giacobone Nicolás ; Capieu Vanessa
10 X 18
8,30 €
Épuisé
EAN :9782264076168
Premier roman d'un scénariste argentin oscarisé. Sous des airs de thriller, une satire impitoyable du milieu du cinéma et du monde moderne. Santiago Salvatierra, le plus grand réalisateur d'Amérique latine, a kidnappé un scénariste, Pablo Betances, qu'il tient emprisonné dans la cave de sa maison. Il ne le relâchera que lorsqu'il aura écrit un chef-d'oeuvre, le scénario du film qui va changer l'histoire du cinéma mondial. Dans cette pièce, ne contenant qu'un matelas, un ordinateur portable, la compilation intégrale des Beatles, un ukulélé, les oeuvres complètes de Borgès, Pablo réussit à consigner chaque jour le quotidien de sa captivité dans un carnet clandestin. Les rapports entre les deux hommes sont houleux, mais le scénario avance. Jusqu'au jour où Pablo ne peut plus écrire un seul mot... " Carnets clandestins n'est pas qu'un parfait thriller. C'est aussi le noyau d'une réflexion sur l'art et la création. " Le Nouveau Magazine littéraire " Sous ses airs de polar, ce livre cache une réflexion profonde et drôle sur la création et le génie. " Elle " On jubile à la lecture de cette fiction insolente, provocatrice et savoureuse. " Les Inrockuptibles Traduit de l'espagnol (Argentine) par Vanessa C apieu
Résumé : Cinq individus sur le fil, cinq destins hors du commun dans ce roman choral éclatant Ils sont cinq. Cinq individus sur le fil. Juan, l'artiste plasticien exubérant qui rêve de faire carrière aux Etats-Unis. Sa femme, Agustina, l'actrice née dans un corps d'homme, qui cherche la reconnaissance quand ses proches la rejettent ostensiblement. Verónica, qui écrit des séries en sachant qu'elle prostitue son talent. Matthew, dont le couple se délite au fil d'obsessions de plus en plus débridées. Et Paula, le génie de l'écriture dévoré par sa propre oeuvre, recluse dans sa chambre dont les murs vibrent au rythme des basses. Boum, boum, boum. Boum, boum, boum. De New York à Buenos Aires, leurs destins se croisent et s'entrechoquent. Jusqu'à la rencontre de trop... " Scénariste oscarisé et romancier argentin, Nicolas Giacobone livre avec Boum, boum, boum un deuxième roman choral, contemporain et tragique. " Les Inrockuptibles " Aussi puissant qu'un shoot d'adrénaline ! " Biba
A l'heure où le " Grand Paris " est au centre du débat politique, le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de 1965 mis en oeuvre par Paul Delouvrier est souvent cité comme une référence et une source d'inspiration pour les décideurs d'aujourd'hui. Résistant, grand commis de l'Etat, Paul Delouvrier définira lui-même le projet d'aménagement de la région parisienne qui lui a été confié par De Gaulle comme " l'aventure la plus passionnante de sa vie ", ce qui lui vaudra le surnom de " Haussmann des faubourgs ". Plus de quarante ans après son lancement, le Schéma directeur a abouti à des réalisations (parmi lesquelles le RER, le périphérique, les villes nouvelles) qui ont changé le quotidien des " franciliens ". Ce recueil de témoignages jette un regard nouveau sur le " Grand Paris " d'aujourd'hui.
On appelle "prise de tête" le fait de penser à des choses qui n'ont aucun rapport avec la réalité. Oh la la! D'après cette définition, vous vous direz sans doute que vous, vous ne vous prenez jamais la tête... Eh bien, détrompez-vous! Ce genre même de réflexion constitue déjà un exemple typique de prise de tête. En fait, tout le problème réside dans la représentation que l'on se fait de la réalité... La réalité, c'est notre corps et le milieu qui nous entoure. Les gens normaux (moi, par exemple....) savent très bien que les choses fonctionnent comme ça. Les névrosés (hystériques, agités du bocal), c'est-à-dire tous les autres, sont irrémédiablement convaincus que la réalité réside dans leur tête. Il y a vraiment de quoi se flinguer! D'ailleurs, il y en a beaucoup qui le font... Mais, cela ne suffit pas à diminuer le nombre de névrosés qui représentent toujours la majorité de la population. Pour nous libérer de cette pensée névrotique et revenir vers la réalité dont elle nous éloigne, ce livre nous expose précisément toutes les techniques qui peuvent nous permettre d'y parvenir, et de jouir enfin de la vie. Et parce que rien ne vaut le rire pour se rapprocher de la réalité et en finir avec la parano, l'auteur ne manque pas d'humour ou de provocation pour illustrer chacune de ses théories.
Résumé : Margherita, la narratrice, est née fille dans une famille de femmes, elle représente l'avenir et la continuité... Une histoire qu'elle explore pour retrouver les êtres aimés : au premier rang se tient Ninin, origine et archétype, entourée de ses soeurs Maria, Margherita et Michin. Tout commence à la fin du XIXe siècle dans une bourgade du Canavese, une région du Piémont aux frontières incertaines. Le quotidien à la ferme est rude. Exposées à la tyrannie de la matriarche, les soeurs ne rêvent que de la ville. Elles seront mieux dans la vallée où les fabriques de textile embauchent des femmes et des adolescentes et où l'on ne se contente pas de polenta. Au nouveau siècle tout juste entamé, elles réalisent leur rêve et s'installent à Circé, où elles élèveront ensemble leur fille. A elles toutes, elles n'en auront qu'une, et leur petite-fille. Pas facile pour les hommes de trouver leur place quand ils ne sont pas contraints à l'exil. Ils constituent pourtant des figures fugitives mais incontournables de ce portrait de groupe. Au-dessus de leur tête va défiler "l'histoire de près d'un siècle, avec ses événements et ses prodiges : la lumière électrique, les vagues d'émigration, les automobiles, le cinéma, Mussolini, la Libération et la République, la populaire émission de variétés Canzonissima, les premiers pas sur la Lune, les minijupes." Au gré de photos retrouvées, des fables transmises de génération en génération, des couleurs et des odeurs ni vues ni senties, juste imaginées dans l'écho des mots, Margherita recompose l'histoire de sa famille, "une histoire minuscule, obstinée, toujours à recoudre et à sauver, une aventure discrète" qui coupe le souffle.
Que de tours et de malices chez cette "vilaine fille", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le "bon garçon". Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores "la petite Chilienne" allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Cassa, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Mario Vargas Llosa nous offre un cadeau inattendu: une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela: la géographie moderne d'un amour fou.
Deux pensionnaires d'un collège religieux de Barcelone ont disparu. Une nonne délirante et un policier véreux promettent la liberté à un délinquant fou à condition qu'il éclaircisse le mystère. L'enquête révèle l'existence d'un souterrain derrière la chapelle du collège, où les deux jeunes filles se seraient livrées à des rituels sanglants. Un roman policier d'une férocité parodique, qui porte sur l'Espagne de l'après franquisme un regard aussi cocasse qu'impitoyable.
Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945. L'étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n'est pas donné à ceux qui n'ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu'on peut exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s'arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d'écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d'art, où l'on n'oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n'est qu'à quelques pas de Buchenwald.