Ghezzi Angela ; Demare Christian ; Selwyn Victoria
COMMUNIC ART
35,00 €
Épuisé
EAN :9782955585740
A travers la réunion exceptionnelle de dix-neuf oeuvres majeures de Gérard Schneider, cette publication invite à un voyage dans l'abstraction lyrique, là où le geste devient langage, et la couleur, souffle intérieur. Schneider ne s'explique pas - il se vit. Son oeuvre est de celles que l'on ne peut réduire à un commentaire : elle surgit, entière, organique, comme une évidence. Dans chaque toile se rencontrent l'intuition et la maîtrise, l'ombre et la lumière, le cri et le murmure. " Le geste contient tout de notre nature ", écrivait-il. Geste, donc, mais aussi rythme, souffle, silence - autant d'éléments issus d'une conscience esthétique nourrie de musique, de poésie, de mystique et de philosophie orientale. Né en 1896, Gérard Schneider traverse le XXe siècle en solitaire éclairé. Sa trajectoire, exigeante et féconde, croise les avant-gardes sans jamais s'y soumettre. Il fut figuratif, avant de faire de la non-figuration un véritable choix existentiel. Du surréalisme, il retiendra l'ouverture à l'inconscient, mais refusera l'étiquette. De Cézanne, il recoit la lecon de la forme. De Delacroix, celle du frisson. De Kandinsky, la révélation d'un monde au-delà du visible. Il assume les héritages pour mieux les transfigurer. Les années 1950 sont son apogée : New York l'accueille, Kootz le défend, le Japon le célèbre, la couleur explose, la calligraphie devient matière picturale. L'abstraction lyrique, qui cherche moins à représenter qu'à incarner, trouve en lui son incarnation la plus sincère et la plus puissante. C'est cette aventure intérieure, ce lyrisme maîtrisé, cette humanité fulgurante, que raconte ce livre. Plus qu'un catalogue, il se veut un hommage : à l'homme, à l'artiste, et à l'acte même de peindre. RESUME : Ce livre rend hommage à Gérard Schneider, figure majeure de l'abstraction lyrique, à travers une sélection de dix-neuf oeuvres emblématiques réalisées entre les années 1930 et 1960. Il retrace le parcours d'un peintre libre, habité par le geste, dont la création, nourrie de musique, de poésie et de philosophie, explore les profondeurs de l'âme humaine. Fidèle à lui-même, Schneider refuse toute appartenance à une école, affirmant une peinture intuitive, vibrante et puissamment incarnée. De Paris à New York, du Japon à l'Italie, l'artiste laisse une empreinte singulière, entre rigueur et exaltation. Ce livre témoigne d'un lyrisme pictural rare, d'une oeuvre habitée par la vérité du geste et la beauté de l'invisible. AUTEUR : Christian Demare est coauteur du catalogue raisonné de Gérard Schneider. Francaise POINTS CLES : - Un ouvrage de référence sur une figure majeure de l'art du XXe siècle : Ce livre offre une lecture profonde et sensible de l'oeuvre de Gérard Schneider, pionnier de l'abstraction lyrique, trop peu reconnu en France malgré une carrière internationale. - Une sélection inédite de 19 oeuvres historiques : L'ouvrage réunit pour la première fois des pièces majeures couvrant trois décennies de création, illustrant l'évolution stylistique d'un peintre au geste puissant et à la liberté revendiquée. - Un texte riche, littéraire et éclairant : Porté par une écriture exigeante, mêlant biographie, histoire de l'art et citations de l'artiste, ce livre s'adresse autant aux amateurs éclairés qu'aux lecteurs curieux de s'initier à l'oeuvre du pionnier de l'abstraction lyrique.
Représentant la justice marchande, le Système de règlement des différends de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est censé rendre une meilleure justice. Bien qu'il ne constitue pas une véritable juridiction, il chemine sur les traces du juge international dans la détermination et la régulation du sens du droit de l'OMC. Considérés comme étant une source extérieure au droit de cette organisation, les principes généraux devraient en constituer des instruments de moralisation et de développement. Ils devraient apporter les remèdes aux maux du Système de règlement des différends et du Système commercial multilatéral. Cependant, la méthode par laquelle l'Organe de règlement des différends appréhende lesdits principes mérite une attention particulière. Si l'ouverture à certains principes généraux est maximale, elle devient toutefois mesurée à l'égard d'autres. Parce qu'ils ne heurtent pas les exigences spécifiques du droit de l'OMC, des principes généraux sont accueillis dans leur habillage d'origine. D'autres principes ne peuvent, néanmoins, émigrer au droit de cette organisation qu'une fois modulés pour s'adapter à un monde économique foisonné et enchevêtré. Ils ne sont reçus qu'à partir de l'angle de la libéralisation des échanges dont la libre circulation constitue un principe matriciel. Aux particularismes du droit de l'OMC, s'ajoute le facteur temps qui ne peut pas être ignoré dans l'enracinement de principes généraux dans la conscience juridique des membres de l'OMC. Toutefois, vingt et un ans de fonctionnement pour un organe de règlement des différends qui s'efforce à adopter le comportement du juge international est une période courte pour pouvoir évaluer sa contribution en matière des principes généraux et de juger s'il a pu accomplir l'essentiel des objectifs qu'il s'est fixés.
A Philadelphie, au volant de son antique Dodge bleu pâle, Roger Flint, loser de calibre moyen, prépare son dernier coup. Celui qui vous permet de repartir à zéro. Entreprise mobilisant un certain nombre d'individus dont l'efficacité et la capacité à tenir leur rôle demeurent assez mal assurées. S'ensuit une dérive indolente qui va, littéralement, se disperser dans le décor, en vertu du principe selon lequel un mégot résiduel au fond d'une boîte à gants possède une intensité dramatique inopinée. Fignolé comme un travelling de Jim Jarmusch, Philadelphia Sour est un road novel à l'américaine, un cocktail aigre-doux qui s'impose en douceur, telle la chaleur du soleil dans le dos.
L'œuvre de Pascal Pinaud se construit par strates superposées de séries produites de façon simultanée. Un système à la fois ludique et déroutant, rigoureux et laborieux est ainsi enrichi au fil du temps, avec des techniques et des matériaux très variés. Les repères et les conventions établies au sein des sphères de l'art et de l'artisanat sont brouillés, dans une liberté de références dépourvue de toute hiérarchie. L'incertitude qui est donnée à voir fonctionne comme une nouvelle ouverture, à la fois absolument critique (la remise en question perpétuelle) et absolument libre (la prise en compte de tout ou n'importe quoi, sans a priori). The work of Pascal Pinaud builds itsetf up with stacked up loyers of simultaneously produced series. The system, both playful and disconcerting, rigorous and laborious, grows therefore in time, intensifying the variety of the techniques and materials used. The reference marks and the conventions established for art and handicraffs are mixed up, and the referential system finds itsetf freed from all hierarchy. The uncertainty which is then offered to the viewer functions as a new break, towards a sphere of both absolute criticism (everything has to be questionedl, and absolute freedom (everything has to be observed and thought of, without any a priori).
Résumé : Pierre et Gilles subliment les tristes couleurs de notre temps en 47 nouveaux portraits enchantés. 47 oeuvres inédites du célèbre duo d'artistes Pierre et Gilles, introduites par des textes de Paul B. Preciado et Edouard Louis. Ce catalogue de 92 pages est édité à l'occasion de l'exposition éponyme qui se tient du 10 novembre au 30 décembre 2022 dans l'espace du 28 rue du Grenier Saint Lazare, Paris 3e. Dans ce livre, le couple célèbre pour ses portraits entre peinture et photographie, dévoile une nouvelle série toute en sensibilité, témoin des contradictions de notre époque, réalisée au cours des trois dernières années. A la manière d'un journal, l'exposition témoigne des soubresauts de l'actualité, de leurs nombreuses rencontres et leurs préoccupations les plus viscérales. Les oeuvres sensibles liées à l'actualité ukrainienne côtoient, par exemple, les références au cinéma des studios. Pierre et Gilles réinventent des personnages archétypaux : le prisonnier romantique à la Jean Genet, le SDF au grand coeur, le jeune dealer des banlieues, les mendiants angéliques et les marins nostalgiques. Les inconnus découverts sur Instagram voisinent avec leurs amis et quelques visages familiers comme ceux des acteurs Fanny Ardant ou Tahar Rahim. Les sujets religieux se déploient dans un climat subaquatique, où les déchets de plastique rejetés par l'océan accompagnent la descente aux enfers de créatures des ténèbres. Sans avoir l'air d'y toucher, Pierre et Gilles évoquent ainsi de nombreux débats qui traversent la société, des questions d'identité sexuelle en passant par les phénomènes d'exclusion sociale, la dépénalisation des drogues douces, la tolérance religieuse ou le réchauffement climatique. Ni illustration univoque, ni manifeste, leur oeuvre appelle à la nuance, à l'humour, à l'interrogation, dans une célébration émerveillée de la créativité et de la beauté. Les tableaux sont exécutés dans l'intimité de l'atelier à partir de décors grandeur-nature construits sur mesure. Après la séance de pose photo, orchestrée par Pierre, suit un lent travail de peinture effectué minutieusement par Gilles sur le tirage sur toile. Le résultat, une peinture-photographique artisanale et ambiguë, propose une vision du monde à la fois enchantée et troublante, où la sensualité des couleurs transfigure chaque sujet. L'introduction de Paul B. Preciado et un entretien des artistes avec Edouard Louis apportent un regard éclairant sur cette nouvelle phase de l'oeuvre de deux artistes mondialement reconnus.