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Corps en morceaux. Démembrer et recomposer les corps dans l'Antiquité classique
Gherchanoc Florence ; Wyler Stéphane
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753579231
Dans une perspective d'anthropologie historique, ce livre présente une enquête sur les façons dont les Anciens ont pensé la division comme l'unité du corps humain. Il éclaire le sens des procédures de démembrements et de mutilations corporelles qui détruisent le corps comme unité, agissent sur l'intégrité du corps, effacent par un acte violent tout ou partie de l'identité de l'individu. Parallèlement, la question porte sur l'unité et la cohésion du corps à l'aune de ses (re)compositions, aussi bien dans les conceptions scientifiques (biologiques et médicales) et philosophiques que dans les solutions artistiques. Cela revient à comprendre comment les Anciens ont conçu un corps entier comme unité, tout ou somme de ses parties, issue parfois d'une hybridation, comment ils ont jugé ces assemblages, produits de la nature ou de l'art. Dix spécialistes des textes, des images et de l'archéologie classiques croisent ainsi leurs réflexions basées sur l'état de la recherche le plus récent.
Qu'est ce que devenir mère dans la Grèce ancienne? Le dossier aborde cette question, que ce soit dans ses aspects démographiques, avec l'épineuse question du contrôle des naissances pour le bien de l'oikos, dans ses aspects physiologiques et médicaux en posant la question des liens entre maternité et santé, ainsi que dans ses composantes religieuses en analysant le rôle de divinités dans le processus d'engendrement. Il porte également sur la maternité des mortelles et sur celle des déesses, en se demandant dans quelle mesure devenir mère est un changement de statut social ou l'accomplissement d'un telos bénéfique et souhaité pour la communauté, mais non sans risque. L'ensemble offre un panorama éclairant qui témoigne de la difficulté de devenir mère à partir d'une réflexion qui lie les realia à l'imaginaire des Grecs.
Résumé : En 2005, fut lancé un travail de recherche collectif sur "S'habiller, se déshabiller dans les mondes anciens". L'objectif principal était de comprendre le vêtement dans son contenu idéologique comme un langage et d'analyser comment celui-ci s'insérait dans un système formel organisé, normatif, consacré par une société. A partir de documents et de supports de natures différentes (textes littéraires et épigraphiques ; images) et en privilégiant une approche anthropologique, nous avons mis en perspective et en contexte les vêtements, les formes de dénudations et la nudité des Anciens, les marques identitaires, les signes d'altérité, les normes et transgressions vestimentaires, les gestuelles associées au costume et à la nudité. L'analyse d'un ensemble de signes visibles a permis de caractériser une personnalité ou encore un mode d'action (des gestes) commun(s) propre(s) à une société donnée dans des contextes définis. Cet ouvrage regroupe ainsi, entre autres, les actes d'un colloque international organisé les jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2009 à Paris (INHA), dans le cadre de ce programme. Trois grands thèmes ont été distingués. Le premier est consacré aux valeurs et symboliques des vêtements (voile, parures, ceinture, chaussures, peplos, toge, etc.). Le second porte sur les relations entre vêtement, nudité et identités : "à chacun son vêtement". Le dernier a trait au vêtement et à la nudité en contexte : réglementations, transgressions vestimentaires et outrages sociaux, politiques et religieux. Richement illustré, ce livre permettra à tout lecteur intéressé de partir à la recherche des images et codes vestimentaires dans l'Antiquité, un sujet peu traité mais passionnant.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.