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Adolphe Thalasso et le théâtre persan au XIXe siècle. Poétique et esthétique
Ghaderi Malek Mohsen
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782140492679
Qu'est-ce que le théâtre persan au XIXe siècle ? Comment a-t-il évolué avec la notion du sacré pour finalement céder la place à d'autres genres, la comédie populaire d'abord, la comédie moderne ensuite, comme celle d'Akhundzadeh, sorte de Molière persan ? Quels sont ses principes, ses thèmes et ses éléments dramatiques ? Quelle image nationale représente-t-il ? Sur la trace des origines du théâtre persan, lié étroitement à la poésie persane, longtemps ignoré en Occident, cet ouvrage étudie la vie d'Adolphe Thalasso, érudit et bon connaisseur du monde turco-persan, à travers ses travaux littéraires et esthétiques, qui dressent le récit fascinant d'un théâtre dont les origines remontent à la Perse antique. Ce dernier nous emporte dans une étude captivante, regorgeant de documents et d'images inédites, fruit de décennies de travail, d'un temps où la recherche relevait d'un véritable défi rationnel et objectif. Né de la préoccupation des rois séfévides d'affronter le puissant Empire ottoman voisin, ce théâtre a contribué, en quelque sorte, au maintien de l'intégrité territoriale et au renforcement de l'identité nationale.
Né à Téhéran, Matthieu Ghadiri est venu étudier en France dans les années 70. Avec le grand bouleversement de la révolution islamique de 1979, son profil ne pouvait qu'intéresser les services de renseignement et notamment la DST. De simple "source", le voilà bientôt, à la demande du contre-espionnage français, "agent double" recruté par les agents du régime des mollahs alléchés par sa proximité avec les hiérarques du parti socialiste. Un exercice périlleux mais qui a permis à la France de contrecarrer plusieurs actions clandestines iraniennes dans l'Hexagone et en Europe. C'est ensuite la police judiciaire, et plus particulièrement l'Office des Stups, qui va employer "notre agent iranien", d'abord comme traducteur puis comme policier infiltré (un pionnier dans le domaine) dans la lutte contre les réseaux internationaux de trafic de drogue. Mais les services iraniens n'ont jamais perdu de vue ce "harki de la République". Ouvrage co-écrit avec Stéphane Joahny, journaliste, ancien spécialiste Justice-Police du JDD.
Mirza Riza Khan Arfa-od-Dovleh, plus connu sous le nom de prince Arfa, fut l'une des figures diplomatiques les plus remarquables de son époque. Consul général de Perse à Tbilissi, ambassadeur en Russie et en Turquie ottomane, il assista en tant qu'invité d'honneur au couronnement du tsar Nicolas II. Il représenta également l'Iran à la première Conférence de la paix de La Haye et devint le tout premier délégué perse à la Société des Nations. Candidat pressenti pour le prix Nobel de la paix, érudit et passionné d'art et de culture, il est l'auteur du tout premier hymne national persan. Maîtrisant l'art de la communication et plusieurs langues : persan, turc, arabe, russe, français, anglais, il publia Ode à la paix, un manifeste poétique en faveur de la paix mondiale, qui lui valut le titre honorifique de "Prince de la Paix" en Occident. Philanthrope engagé, il fonda une école pour les enfants défavorisés à Constantinople ainsi que des hôpitaux en Iran et à l'étranger durant l'épidémie de choléra. Il vécut à Monaco dans sa somptueuse villa Danichgah, à l'architecture typiquement iranienne et qui abrita sa précieuse collection d'objets d'art, témoins de son amour pour la culture. Ce livre explore les multiples facettes de la vie du prince, entre brillante carrière diplomatique, contributions littéraires et engagements culturels.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.