Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La photographie iranienne. Un regard sur la création contemporaine en Iran
Ghabaian Etehadieh Anahita ; Caujolle Christian
LOCO
19,50 €
Épuisé
EAN :9782919507061
Ce livre présente un regard sur la création photographique aujourd'hui en Iran. Pour la première fois, une quarantaine de photographes iraniens se retrouvent réunis dans un ouvrage qui fait découvrir au lecteur occidental la pluralité et la vitalité d'une photographie artistique. La photographie iranienne se caractérise par son degré d'engagement et sa dimension politique. Les démarches des artistes sont rarement neutres, et la plupart, à travers leurs images, veulent dénoncer des injustices sociales ou politiques, la censure, voire la réalité du quotidien. Pour ces photographes soumis à des pressions politiques, sociales et religieuses, le choix des sujets, dont beaucoup sont tabous, est une question délicate. Loin d?être une simple suite de reproductions, cet ouvrage se distingue par le parti pris d?une organisation thématique. La sélection des images vise à refléter la scène artistique photographique de ces dix dernières années en se démarquant des images emblématiques maintes fois montrées et sans user d?une vision exotique du pays qui exciterait la simple curiosité.
Pour sa deuxième édition, la manifestation Photoquai, Biennale initiée par le musée du quai Branly, poursuit sa mission fondamentale : présenter les oeuvres, inédites en Europe, d'une sélection de jeunes photographes contemporains. Les expositions ont lieu en extérieur sur les quais, dans les musées partenaires de l'opération et au musée du quai Branly. Celui-ci accueille la jeune photographie iranienne en Galerie Ouest et invite 16 photographes dans son jardin métamorphosé pour l'occasion.
Résumé : Cet ouvrage, catalogue de l'une des expositions majeures des Rencontres d'Arles en juillet prochain, livre un exceptionnel panorama de la photographie contemporaine iranienne. Avec plus de 200 images relevant de trois genres photographiques - documentaire, plasticienne et vernaculaire-, nourri d'une solide introduction et de textes d'ouverture de chapitres, ce livre s'impose comme le livre de référence sur le sujet. En coédition avec Arte, il bénéficiera d'un dispositif médiatique ambitieux : expo, télé, web.
Dans le contexte des tensions et des soulèvements des dernières semaines qui ont suivi la mort de Mahsa Amini, ce livre rassemble avec une intense vitalité les travaux d'une vingtaine de femmes photographes iraniennes, dont l'expression est régulièrement muselée et les productions sous surveillance. L'intime, les rapports de l'individu à la famille, au couple ou à la société au sens large, la place de la femme dans celle-ci ainsi que les liens complexes de ces femmes artistes à l'histoire de leur pays, à leur mémoire souvent confisquée, aux guerres successives qui ont vu disparaître tant de proches, sont les thèmes qui sous-tendent et hantent leurs images. Un livre impérieux en forme de porte-voix.
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.