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L'aurore se lève
Gette Paul-Armand ; Marcadé Bernard
MANUELLA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782917217870
Dans ce nouveau livre d'artiste, placé sous le signe du 0 et de la cascade, Paul Armand Gette explore les origines. Il y est question de fontaines, de jaillissement, de propension au débordement et de femmes-sources. Autant de sujets intimes, au mieux refoulés, au pire censurés par nos contemporains, qui préfèrent détourner leur regard plutôt que de courir le risque de perdre la vue. Tissant des liens qui se révèlent évidents entre le traité d'alchimie Aurora consurgens, La Naissance de Vénus de Botticelli, la série des Fontis Nympha de Lucas Cranach, le Vénus et Cupidon de Lorenzo Lotto, le bourdaloue de François Boucher etL'Origine du monde de Gustave Courbet, Paul Armand Gette s'inscrit dans une longue tradition de la peinture et de la représentation. Le regard empreint de désir qu'il porte sur l'intimité du monde invite à la contemplation et au recueillement, à retrouver le sens du sacré. Un livre comme une célébration.
Le présent se situerait entre questions et réponses ? Oui, pourquoi pas, mais ce n'est pas mon affaire, je n'ai aucune notion du futur, je vis au présent, un point c'est tout. L'histoire des questions-réponses, c'est ce que les artistes proposent avec leurs oeuvres, elles questionnent et elles répondent. C'est-à-dire que si tu écoutes, tu entends les questions et tu entends les réponses (de l'oeuvre), mais je pense que suivant qu'elles te plaisent ou pas, tu entends ou pas. C'est plus un problème de spectateur qu'un problème personnel." Paul Armand Cette donne à entendre et à voir son oeuvre secrète et trop méconnue. Au fil de la conversation, se déroule un itinéraire qui se déploie dès le début des années cinquante en dehors de l'étroite scène délimitée par les lois et la morale imposées par nos civilisations. Une oeuvre exigeante où l'appropriation des méthodes scientifiques des botanistes, des géologues et des entomologistes participe du même mouvement que le goût très carrollien pour les mots et l'érotisme.
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.
La première monographie de la peintre Eva Nielsen est une étape importante dans son parcours. Cette parution coïncide avec dix années de recherches et de productions. Jeune peintre, Eva Nielsen a été étudiante à l'atelier de Philippe Cognée aux Beaux Arts de Paris. Arpenter des territoires est à l'origine de son approche de la peinture. Lieux en reconstruction ou espaces factices, Eva Nielsen brouille nos repères en "fabriquant" des images troublantes. Peintre qui interroge constamment le photographique dans sa pratique, Eva Nielsen intègre la sérigraphie dans ses peintures afin de rassembler et de reconfigurer des fragments du réel. Territoires perturbés, abandonnés et traversés par des désastres ou des catastrophes naturelles, ses peintures se construisent au travers de visions multiples du paysage : désertique, sec, avec des aires bétonnées ou urbaines. Oscillant entre le quotidien et l'imaginaire, les peintures d'Eva Nielsen procèdent d'une mise à plat des réalités urbaines et architecturales. Le lancement du livre aura lieu lors d'une exposition à la galerie Jousse Entreprises en juin prochain. Soutenu par l'Adagp, le livre fera également l'objet d'une présentation au Filaf à Perpignan en juin. Eva Nielsen est également représentée à l'étranger par la galerie The Pill (Istanbul).
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.