Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dieu pour penser. Tome 3, Dieu, 2ème édition
Gesché Adolphe
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204048613
Le mot " Dieu " existe, telle une vieille médaille, au profil presque tout effacé, mais dont on sait que, une fois au moins, il a été prononcé comme un mort plein de sens. Proudhon affirmait que l'homme, pour se comprendre, jamais n'oublie d'interroger ses vieilles effigies. Mais, justement, ne s'agirait-il plus que d'une effigie ? D'un chiffre permettant sans doute encore de penser (on l'a vue dans les deux premiers tomes), mais qu'on ne pourrait plus penser lui-même ? L'idée de Dieu est-elle encore intelligible ? Il faut tenter de répondre. Mais quel chemin parcourir pour arriver " à penser droit à propos de Dieu " (Platon) ? Fatigué et déçu par l'inutile et morne théisme, qui cherche Dieu hors les murs et ne trouve au mieux qu'une épure, ne devrait-on tenter une autre logique ? Celle de chercher Dieu auprès de lui, en ce qu'on appellera ici son " lieu natal ". Apprendre de Dieu ce qu'il est. Point de cercle vicieux en cela : phénoménologie nous a appris à chercher la chose en l'écoute d'elle-même, non en croyant pouvoir l'observer de Sirius. C'est pareil essai d'une preuve herméneutique que l'auteur propose ici au lecteur. En l'invitant à choisir comme il veut l'ordre de sa lecture, et même en négligeant ce qu'il penserait ne pas répondre à son attente. " La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l'écoute " (Montaigne).
La recherche que ce livre recueille prend son départ à la fois dans un étonnement et dans une conviction. Etonnement devant une évidence culturelle à propos du christianisme : celui-ci est réputé véhiculer une solide suspicion concernant le corps, la chair, la sexualité... Etonnement qui devient parfois agacement lorsque judéo-christianisme est posé, dans une évidence jamais critiquée, comme synonyme d'une approche méfiante du corps et de la chair. Etonnement encore car, en même temps, il est incontestable que le christianisme se présente comme une religion d'incarnation. Une conviction aussi : le christianisme recèle une façon originale de situer le corps dans la recherche et la révélation de Dieu, originalité féconde pour une compréhension de nous-mêmes comme êtres corporels. Il s'agit donc bien ici d'interroger le corps comme véritable lieu théologique, et même lieu théologique majeur, et de manifester simultanément comment cette place centrale dans la révélation chrétienne de Dieu en fait un lieu anthropologique lui aussi majeur. L'audace de la foi et de la théologie est une contribution à une anthropologie. C'est pourquoi nous considérons comme essentiel que le travail théologique s'effectue dans un dialogue et une confrontation avec d'autres modes d'approche de la signification de la corporéité. Ces approches (la phénoménologie déjà évoquée, le langage des artistes, les sciences humaines...) contribuent à nous révéler le christianisme dans son originalité et cette redécouverte peut rejaillir à son tour comme une contribution à une anthropologie qui prenne le corps en vraie considération.
L'abbé Adolphe Gesché, de l'Académie royale de Belgique, est professeur émérite de la Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve. Il a déjà publié cinq livres dans sa série « Dieu pour penser », pour lesquels il a reçu le grand prix de philosophie 1998 de l'Académie française.
Adolphe Gesché, prêtre diocésain (diocèse de Malines et Bruxelles), licencié en philosophie et lettres, docteur et maître en théologie (Louvain), professeur à la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve, consacre la plus grande part de ses recherches à la question de Dieu. Il est président de la Société théologique de Louvain (Louvain-la-Neuve) et membre de l'Académie des sciences religieuses (Bruxelles), de l'Association européenne de théologie catholique (Tübingen), et de la Commission théologique internationale (Rome). Il a déjà publié dans cette série Le Mal et L'Homme qui ont obtenu le prix cardinal Mercier 1993 décerné pour récompenser un ouvrage de métaphysique ou de théologie. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Cette nouvelle série, intitulée "Pensées pour penser", s'inscrit dans la lignée de "Dieu pour penser": montrer que l'idée de Dieu, loin d'être une idée perdue et hors de propos, peut aider à penser. Elle recèle une intelligibilité propre qui permet de penser jusqu'à son extrême toute question que l'homme vient à se poser, sur lui-même, sur les autres ou sur l'universMême propos donc, mais sous une forme différente. Il s'agira de réflexions personnelles et de citations empruntées à autrui. Livres à l'espace plus dégagé, où le lecteur peut circuler, se faufiler plus libre. Mouvement de respiration et de choix. Pensées qui ne se pressent pas vers une conclusion et qui n'ont même pas peur parfois de se contredire pour laisser le lecteur décider librement. Pensées parfois excessives, pensées de passage en tout cas. Toute citation, toute réflexion brève, sur lesquelles on ne s'appesantit pas trop, ont cet avantage merveilleux de parler "à mots couverts". Venant souvent des contrées inédites et inexplorées de notre conscience, elles ont plus de nouveauté et moins d'usure que la pensée trop longtemps ressassée. Ces livres se voudront des cadeaux d'idées. Mais il ne s'agira pas ici de choses insignifiantes. On continuera d'évoquer les grandes et infinies questions que se pose l'homme. Pourquoi le mal et la souffrance? Qu'est-ce donc que l'homme? Comment comprendre le monde qu'il habite? Les dieux ou le Dieu qu'il se donne? Que peut-on imaginer de sa destinée, de ce qui lui donne sens? Cet ensemble sera donc adossé, livre après livre et dans le même ordre, à la première série: Le Mal; L'Homme, Dieu; Le Cosmos; La Destinée, Le Christ; Le Sens, etc. On y trouvera compléments et prolongements, mais aussi et souvent tout ce qui n'a pas pu être exprimé dans ces ouvrages. Place pour l'étincelle, pour l'instantané, pour une plus grande spontanéité, qui instaure plus de complicité et plus de simultanéité avec le lecteur! "Cet ouvrage n'est pas un écrit composé dans les règles de l'art pour l'ostentation, ce sont des notes que j'ai thésaurisées" (Clément d'Alexandrie, Stromate I, I, 11,1)
Expression fondamentale du christianisme à l'instar du catholicisme romain et des religions issues de la Réforme, l'Eglise orthodoxe s'implante progressivement en Occident et, après des décennies d'oppression sous le régime soviétique, renaît en Europe orientale, son foyer historique. Olivier Clément brosse un tableau des aspects essentiels de l'orthodoxie, tant sur le plan historique que théologique, ecclésiastique et rituel. Il constitue à ce titre une présentation lumineuse de cette religion, à la fois simple et fervente.
Résumé : A l'aube du VIIe Siècle la chrétienté a déjà une longue histoire dans l'Orient romain, puis byzantin. Pourtant, elle n'a pas encore pleinement atteint son équilibre et ne le trouvera qu'après la rude secousse de la crise iconoclaste, événement complexe qui mérite une analyse détaillée. Réussissant à se faire passer pour les vainqueurs de cette crise, les moines, qui détiennent un quasi-monopole de la sainteté, occupent une place croissante dans la société chrétienne byzantine. Rome, d'abord poste avancé de l'Empire byzantin en Occident, mais rendue sans cesse plus indépendante par les circonstances politiques, se saisit de cette crise pour se détacher de l'Orient; c'est le début d'un lent éloignement dont la crise de 1054 n'est sans doute pas l'événement majeur, et qui touche autant les mentalités que les institutions. Tels sont les principaux aspects de la question que le présent volume entend éclairer.
Résumé : Publié pour la première fois en Russie en 1870, ce petit livre, dont l'auteur est resté anonyme, représente l'un des plus beaux textes spirituels de l'orthodoxie russe. A travers un style qui garde le charme du langage populaire, le lecteur découvre la piété russe, dans ce qu'elle a de frais et de pur. Des épisodes nombreux et colorés le mettent au contact de la Russie ancienne, celle qui a inspiré les grands écrivains du siècle passé. Il rencontre enfin une tradition contemplative remontant aux premiers siècles de l'Orient chrétien, appliquée dans ces Récits du pèlerin par un contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï. Une introduction et des notes donnent les commentaires nécessaires à une bonne compréhension du texte.
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.